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Studio Botté: Lumineux surcyclage contemporain

Studio Botté: Lumineux surcyclage contemporain

D’abord, on remarque le design des luminaires, épurés et aériens. Puis, lorsqu’on apprend qu’ils sont fabriqués en utilisant de vieux ventilateurs, stores vénitiens et autres objets chinés, on ne peut qu’être séduit.

Le superbe café montréalais Pastel Rita ne s’y est d’ailleurs pas trompé en illuminant ses murs roses avec les luminaires de Studio Botté. Distingué parmi les Designers de la relève Index-Design en 2018, Philippe Charlebois Gomez compte déjà le Cirque du Soleil et Zébulon Perron parmi ses clients et architectes partenaires. Nous l’avons rencontré dans le bel espace qu’il vient d’inaugurer à Petite Italie, mêlant studio de montre, atelier et stockage d’objets récupérés.

Philippe Charlebois Gomez. Crédit photo: Isabelle Delorme.

Bonjour Philippe Charlebois Gomez. Quel est votre parcours?

Je suis né à Montréal d’une mère colombienne et d’un père québécois. J’ai eu la chance de beaucoup voyager quand j’étais petit et d’assister aux ateliers de fabrication de jouets à base de matériaux recyclés organisés par ma mère dans des orphelinats et des écoles primaires. Cela m’a permis de développer très jeune une vision en 3D des objets. Lorsque j’avais 14 ans, nous nous sommes installés à Montréal et ma mère m’a montré tout ce que l’on pouvait récupérer dans les ruelles. 

Mon père, qui avait identifié mon goût pour la récupération, la transformation et la création, m’a envoyé aux portes ouvertes du programme de design industriel de Dawson, que j’ai suivi pendant 4 ans. On m’a ensuite offert un emploi chez Globe Electric à Pointe-Claire, puis chez Lambert & Fils qui était une petite entreprise à l’époque et où j’ai gravi les échelons pendant 4 ans et demi. Cela a été une belle école.

Qu’est-ce qui vous a poussé à ouvrir votre studio de création il y a deux ans? 

Je crois que je suis plus un starter qu’un maintainer. Le soir, après mon travail, je fabriquais des objets dans l’espace atelier de ma colocation avec des petites choses récupérées. J’ai eu la piqûre et j’ai compris que, depuis mes projets avec ma mère jusqu’à aujourd’hui, c’est ce qui me motive le plus. Montréal est très généreuse en termes de poubelles et j’ai décidé de sauver des matières qui iraient sinon dans des sites d’enfouissement ou des centres de recyclage. J’ai donc créé le studio en 2018.

Quel type d’objets réutilisez-vous? 

C’est constamment en évolution, mais cela a débuté avec les grilles de ventilateurs que je trouvais dans la rue. Aujourd’hui, j’utilise également des lampes de sol, sur pied, de table, des lampes murales, des plafonniers, etc. Qu’elles soient désuètes ou brisées, je les dissèque et j’y trouve toujours des pièces qui me servent. Dans mes dernières collections, j’utilise également des stores vénitiens et des vases en céramique.

L’atelier du Studio Botté. Crédit photo: Isabelle Delorme.
L’atelier du Studio Botté. Crédit photo: Isabelle Delorme.

Vos pièces sont-elles toutes uniques?

Oui, c’est un peu la force et la limite de la matière que j’utilise. J’aime le défi de chaque nouvelle création. Parfois j’arrive à dupliquer un modèle, car je retrouve la même matière, cela dépend.

Est-on plus créatif dans la contrainte?

Oui, à 100%! C’est pour cette raison que je crois avoir fondé Studio Botté, en plus des autres raisons que j’ai mentionnées. Au lieu de travailler de A à Z, je commence à B puis la période de création est très forte et je me rends à Z par mes propres moyens.

«J’ai appris à assumer qu’une pièce centrale peut être le luminaire.»

Qu’est-ce qui fait l’unité de vos créations au niveau du style?

Je me rends compte que mon style a été influencé par mes années chez Lambert & Fils pour le côté épuré et léger et le désir de donner un style graphique très présent dans une pièce. J’ai appris à assumer qu’une pièce centrale peut être le luminaire. C’est un accroche-oeil, mais aussi quelque chose du quotidien qui peut être apaisant.

À quel prix peut-on s’offrir vos luminaires?

Les prix vont de 480 $ à 1800 $ sur le site et ont pu atteindre plus de 3000 $ pour des projets sur mesure réalisés pour des entreprises.

La décoration du Pastel Rita a-t-elle boosté votre renommée?

Cela a été une explosion sur Instagram, pour eux et par répercussion pour moi! Gabriel Malenfant et Véronique Orban sont de superbes clients et ils sont devenus mes amis. Mais c’est surtout le Souk MTL, auquel j’ai la chance de participer chaque année depuis trois ans, qui m’a donné une vitrine. Le public y est très ouvert, en quête de beau et de local.

 

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Quelles sont vos autres stratégies pour faire connaître votre travail?

Avec ce nouvel espace, j’ai l’intention de contrôler davantage mon image et d’inviter les gens à découvrir mon univers. Au début, je croyais moyennement en mon compte Instagram et finalement c’est devenu l’endroit où je mets le plus de contenu. Le site internet, illustré par un ami graphiste, est également une belle vitrine et montre bien les dimensions “surcyclage” [upcycling en anglais ou revalorisation de la matière et des objets], fait main et local des mes créations. 

Comment vous êtes-vous entouré dans votre studio?

J’ai commencé à bâtir une petite équipe en faisant rentrer une stagiaire l’été dernier. Véronique Grenier, ma compagne, m’aide depuis le tout début et nous sommes aujourd’hui quatre dans l’équipe, mais je suis le seul à travailler à temps plein. Sans oublier mes amis qui font la récolte de matière! Certains clients ont aussi compris mon besoin d’être fourni et m’apportent spontanément des matériaux.

Vos clients sont-ils d’abord attirés par la dimension surcyclage de vos créations, ou par leur design?

C’est une bonne question! Je veux qu’ils soient charmés par le look donc je pense que c’est ça qu’ils voient en premier, puis la dimension upcycling vient dans un deuxième temps. 

Crédit Studio Botté.

Quel est le meilleur conseil que vous donneriez à un.e entrepreneur.e-designer en herbe?

Pour ceux et celles qui se demandent s’il y a une clientèle prête à payer un juste prix pour un produit local et plus soutenable, la réponse est oui! Donc, n’hésitez pas. Et entourez-vous d’autres entrepreneurs qui partagent vos valeurs, car il existe un réseau de soutien inestimable!

Vous insistez sur le caractère local de vos créations. Est-ce que cela signifie que vous ne vendrez jamais en Europe par exemple?

C’est un défi que je me donne. Par la force des choses, j’ai commencé avec une clientèle locale, mais j’ai eu une demande internationale assez rapidement. Je suis confronté à la limite de la matière et je m’impose aussi cette limite géographique, car j’ai envie de servir le client en face à face. 

Par ailleurs, je préfère limiter le shipping jusqu’au moment où l’on trouvera une meilleure solution en termes d’empreinte carbone. Je n’envoie pas mes lampes à Vancouver ni à Paris par exemple, et je me limite à un kilométrage d’environ 800 kms, qui à mon avis permet de se considérer comme local. Cela étant, nous avons récemment eu un client qui a ramené une lampe à sa mère dans sa valise en Italie, et une cliente qui a mis sa lampe dans son déménagement pour l’Ohio. Donc finalement, il y aura peut-être des lampes Studio Botté un peu partout, mais avec des moyens personnalisés!

💡 Studio Botté

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