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Luminaire Authentik: La nouvelle boutique qui illumine le quartier Saint-Henri

Luminaire Authentik: La nouvelle boutique qui illumine le quartier Saint-Henri

Des luminaires design et personnalisables à un prix raisonnable, tel est le pari de Maude Rondeau, la fondatrice et présidente de Luminaire Authentik. D’inspiration scandinave, ses créations étaient jusqu’à présent vendues en ligne ou dans son atelier des Cantons-de-l’Est. Depuis le printemps dernier, la marque, qui a notamment éclairé l’Hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, Birks et le siège d’Ubisoft, a désormais pignon sur rue à Montréal dans le quartier Saint-Henri. Un projet pilote qui préfigure d’autres développements.

Le point fort de LA-telier boutique? Sa «matériathèque» avec plateforme 3D, mise au service des deux catégories de clientèles de Luminaire Authentik. Du jeudi au samedi, la boutique est ouverte au public et les particuliers peuvent y effectuer des mix & match pour imaginer eux-mêmes, avec l’aide des conseillers, la lampe qui illuminera leur foyer. Le reste de la semaine, l’espace est consacré aux professionnels du design qui peuvent y stimuler leur créativité, et aux rendez-vous clients. Rencontre avec une entrepreneure aussi lumineuse que décidée.

Crédit: Isabelle Delorme.

Bonjour Maude! Comment êtes-vous passée de la mode à la production de luminaires?

J’ai étudié en entrepreneuriat et je suis tombée dans la mode un peu par défaut. À 33 ans, je me sentais éteinte – c’est un peu drôle comme terme d’ailleurs, mais c’était vraiment le cas! – et j’étais en quête de but dans ma vie. Je trouvais qu’il y avait un manque dans l’offre des luminaires où la plate-forme du sur-mesure n’existait pas, à la fois pour les architectes, designers et pour le public.

Mon background de distributeur m’apportait un angle des ventes et du marketing et ma passion pour l’architecture ainsi que mon intérêt pour les luminaires et la créativité se sont joints dans ce projet.

Votre rencontre avec le fabricant de luminaires d’extérieur Pierre Gagné a été déterminante?

Tout à fait. Je suis allée dans son atelier-garage et je lui ai acheté un luminaire. Je lui ai alors proposé de lui apporter mon background commercial et ma connaissance de l’image de marque et qu’il m’apprenne de son côté à monter un luminaire. Nous avons passé des week-ends et soirées dans l’atelier et, comme nous étions très complémentaires, nous avons décidé de nous associer pour créer notre entreprise en 2015. Nous avons eu notre premier pop-up, notre premier article de presse, l’entreprise a rapidement explosé et nous sommes montés à un autre niveau. À ce moment-là, nos visions ne concordaient plus tout à fait, nos chemins se sont perdus et je lui ai racheté ses parts.

Avec vos luminaires design, locaux et accessibles, avez-vous trouvé la bonne niche?

Absolument! C’est une formule qui nous permet d’offrir un produit local et accessible [NDLR Les prix vont de 150 à 1 200$] et cela n’existait pas. Notre recette est d’offrir directement nos luminaires aux clients en assurant nous-mêmes le design, la fabrication et la distribution. Cela nous permet d’éliminer les marges distributrices et d’être compétitifs avec des produits fabriqués en Chine.

Crédit: Isabelle Delorme.

Qu’est-ce qui vous plait tant dans le design scandinave?

Les lignes épurées, la simplicité et que ce soit issu de pays nordiques comme nous. J’aime aussi beaucoup leur culture et leur qualité de vie; c’est vraiment quelque chose qui me rejoint personnellement.

Qu’est-ce que votre marque souhaite refléter?

La qualité, un produit pur et chaleureux en même temps, et aussi une expérience personnalisée.

À quel moment avez-vous décidé d’ouvrir LA-telier boutique à Montréal?

Nous avions une salle d’exposition à West Brome, dans les Cantons-de-l’Est. Mais je n’avais pas la structure pour pouvoir accueillir le walking b to b [business to business] ou le b to c [business to customer]. Je me suis décidée pendant le temps des fêtes 2018. La question était surtout de savoir si je voulais continuer à accueillir les particuliers, auquel cas il fallait bien le faire et pour cela il fallait se rapprocher de la clientèle pour qu’elle puisse toucher, voir les produits et être conseillée. Être présente à Montréal me permet aussi d’avoir un plus grand bassin pour aller chercher des talents.

«Les gens comprennent que cela affecte l’ambiance et définit l’environnement recherché. De la même manière qu’avec le mobilier, si l’on n’a pas l’éclairage adéquat, l’ambiance ne parlera pas le même langage.»

Crédit: Isabelle Delorme.
Crédit: Isabelle Delorme.

Comment l’idée d’associer deux concepts dans la boutique a-t-elle émergé?

Au départ, je voulais créer un lieu où l’on puisse faire venir les architectes-designers pour composer, fabriquer ou construire quelque chose de nouveau. Je voulais qu’ils puissent trouver un univers paisible et propice à la création dans notre entreprise. En pratique, on ne peut pas mélanger les deux univers du b to b et du b to c, car ils n’ont pas les mêmes besoins, donc nous avons divisé la semaine en deux. Lorsque nous recevons les particuliers sur rendez-vous, cela nous permet d’accorder du temps à leurs projets.

Quelle est la taille de votre entreprise aujourd’hui?

Nous avons 17 employés et nous vendons des dizaines de milliers de modèles chaque année.

Quel est le circuit de mise sur le marché de vos lampes auprès des particuliers, depuis la création jusqu’à la distribution?

Nous faisons tout le design en interne. La personnalisation (choix de couleurs, mix and match) est réalisée avec le client. La fabrication est faite à West Brome, en Estrie, avec des pièces locales (métal, verre, etc.) sauf exception. Et nous assurons directement la distribution avec des transporteurs, notre service de livraison ou à la boutique.

Crédit: Isabelle Delorme.

Qu’est-ce qui vous inspire pour vos créations?

Les voyages, qui permettent de prendre le temps d’arrêter et de s’imprégner, l’architecture, les couleurs, les tendances, l’atmosphère des hôtels et des restaurants… Tout ce qui est beau et bon!

De quelle manière le luminaire a-t-il évolué selon vous ces dernières années au Québec?

Il y a une grande tendance autour du luminaire. Les gens comprennent que cela affecte l’ambiance et définit l’environnement recherché. De la même manière qu’avec le mobilier, si l’on n’a pas l’éclairage adéquat, l’ambiance ne parlera pas le même langage.

Quel «faux pas» éviter dans ce domaine?

Mettre la mauvaise ampoule! Une astuce, c’est de mettre des gradateurs partout. Ainsi, peu importe la source, on a toujours un contrôle pour réduire l’intensité. Un autre truc, c’est de choisir une couleur chaude pour l’ampoule.

«Je pense qu’il y avait un besoin et que j’ai vraiment identifié un manque sur le marché. Le côté accessible et l’expérience que nous faisons vivre aux clients y sont également pour beaucoup.»

Quelle est la part de vos clients particuliers et professionnels?

Je dirais 70% de professionnels et 30% de particuliers.

Crédit: Isabelle Delorme.

Comment contrôlez-vous le développement de Luminaire Authentik?

En m’entourant des bonnes personnes. Plus l’entreprise évolue et plus il est important d’aller chercher les bonnes personnes pour les bonnes places. J’ai fait un gros investissement dans les ressources humaines.

Selon vous, quels ont été les éléments clés de votre succès?

Je pense qu’il y avait un besoin et que j’ai vraiment identifié un manque sur le marché. Le côté accessible et l’expérience que nous faisons vivre aux clients y sont également pour beaucoup. Bien sûr, Instagram et Facebook permettent maintenant aux entreprises de connecter avec le client. La notoriété de nos projets, comme celui du Fairmount Le Reine Elizabeth, nous a aussi aidés en mettant l’entreprise sur la map et en donnant à d’autres entrepreneurs ou hôtels la confiance en notre travail.

Quel est le projet dont vous êtes la plus fière?

L’hôtel Fairmount Le Reine Elizabeth. C’était le projet le plus challengeant, car nous avons dû faire le montage sur place et nous avions 7 550 prismes de cristal à monter sur des plaques! Le transport demandait un niveau de protection extrême et le risque de bris était important. Nous nous sommes installés deux bonnes semaines sur le chantier à la façon d’une micro-usine.

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

On apprend tous les jours! Le meilleur, c’était sans doute de suivre son gut. Au niveau des ressources humaines notamment. Il faut agir rapidement au niveau de l’équipe, avoir une écoute de l’être humain, mais ne pas fermer les yeux par peur de manque de personnel; considérer l’impact négatif que les problèmes peuvent avoir sur l’entreprise et suivre aussi son instinct.

Crédit: Isabelle Delorme.

La suite pour Luminaire Authentik?

Nous déménageons notre atelier à Cowansville, ce qui nous permettra de passer de 5 000 à 16 000 pieds carrés. Par ailleurs, la boutique montréalaise est un projet pilote, car l’idée est de la tester et de voir comment mixer le côté particulier et professionnel. Cela fonctionne très bien et constitue une belle approche pour nous rapprocher de l’Ontario. En 2020, nous prévoyons l’ouverture d’une boutique à Toronto.

Nous vendons déjà aux États-Unis et nous souhaitons continuer à nous développer sur ce marché. Nous voulons également poursuivre les capsules, comme celle que nous avons créée avec la firme de design BlazysGérard. Une personne va d’ailleurs rejoindre très prochainement l’équipe en tant que directeur artistique, ce qui permettra notamment de développer ces collaborations qui font rayonner les talents d’ici.

💡 Luminaire Authentik

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