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L’après Covid-19: Comment rétablir la confiance envers le mode de vie zéro déchet?

L’après Covid-19: Comment rétablir la confiance envers le mode de vie zéro déchet?

En temps de crise, il peut être périlleux de penser à l’avenir. Mais nombreux sont les entrepreneur.es, les OBNL, les créatrices et créateurs de solutions qui cogitent sans cesse et continuent de nourrir des projets. Nous avons souhaité donner la parole à celles et ceux qui devancent un peu notre réalité et osent avoir des idées de progrès pour l’avenir. À quoi rêvent les entrepreneur.es pour le monde post-pandémie?

Chaque année, les Québécois.es envoient vers les sites d’enfouissement plus de 400 kg de matières résiduelles par habitant en secteur résidentiel. Lancée en 2017, la plateforme Circuit Zéro Déchet met en valeur des commerces méticuleusement choisis en fonction de plusieurs critères sociaux et environnementaux, afin de permettre aux consommateurs de faire des choix plus écoresponsables et engendrer moins de déchet.

L’initiative accorde également une grande importance à la transmission d’informations fiables. Le site web informe ainsi les internautes sur le rôle et les responsabilités du consommateur d’aujourd’hui. «Nous souhaitons vraiment que tendre vers un mode de vie zéro déchet soit plus accessible et durable pour tous», résume Cindy Trottier, fondatrice de l’entreprise.

Circuit Zéro Déchet a été frappé de plein fouet par la crise. L’organisation a perdu 60% de ses revenus provenant de conférences et de consultations en entreprise. Le risque de contamination a aussi découragé beaucoup de personnes d’adopter des pratiques écoresponsables comme l’achat en vrac et l’utilisation de contenants réutilisables. Comment le mouvement vert se relèvera-t-il? Baron s’est entretenu avec Cindy Trottier, le regard tourné vers l’avenir post-Covid-19.

Avec la pandémie et le confinement, qu’est-ce qui a changé pour votre entreprise et ses activités?

Évidemment, nos activités ont été considérablement réduites. Notre entreprise vit essentiellement de ses offres de conférences et de consultation au privé et en entreprise. Avec le retrait des rassemblements, nous avons dû placer temporairement en suspens ce genre de projet.

Il est a noter également qu’avec la peur du «vrac» en ce moment, certains de nos membres issus de l’alimentation sur la plateforme ont temporairement cessé d’accepter les contenants des clients pour le vrac. Nous devons réapprendre aux clients et aux entreprises à faire confiance à ce genre de manière de procéder. Ceci a toujours été notre mission primaire, et de surcroît, elle sera encore plus nécessaire lors du relancement. Comme nos membres ont un engagement, nous veillerons à ce qu’ils soient avisés des mesures bonifiées d’hygiène et nous serons là pour les supporter avec la nouvelle plateforme.

Avez-vous mis en place des alternatives afin de vous adapter à la situation?

Oui, nous avons complètement refait notre site internet pour pouvoir intégrer des fiches d’entreprises informatives et personnalisées, en plus d’ajouter à notre plateforme différentes catégories d’entreprises exempts du milieu alimentaire, comme les friperies. Nous avons également offert de nouveaux services aux villes et aux entreprises comme la formation en ligne et des capsules «zéro déchet» personnalisées. Nous planchons actuellement à développer ce nouveau service sur notre plateforme afin d’atteindre les gens et permettre les rassemblements virtuels.

«Pendant la pandémie, nous avons vu les deux extrêmes: le réutilisable au maximum, mais aussi le jetable à son summum!»

Dans quelle mesure vos activités pourraient changer après la pandémie selon vous?

Je pense que pour cette année, les conférences risquent fort d’être annulées, voire reportées. De plus, je crois qu’il sera nécessaire de revoir le type de conférence en lien avec la réduction des déchets pour rétablir un climat de confiance auprès de la population. Autrement dit, c’est comme si le sujet revenait à ses tout débuts, soit en 2014!

Après la Covid-19, quel monde souhaitez-vous voir s’épanouir?

Un monde ouvert d’esprit! Je crois qu’il sera nécessaire de voir au-delà de nos peurs pour avancer face à la réduction des déchets. Pendant la pandémie, nous avons vu les deux extrêmes: le réutilisable au maximum, mais aussi le jetable à son summum! Je croise les doigts pour que l’ouverture des gens soit aussi présente lors de la relance qu’avant le confinement.

Les gens devront aussi réapprendre à avoir confiance et sortir de chez eux de nouveau afin de favoriser une reprise économique. Mais au fond de moi, il y a aussi une petite partie qui souhaitent les effets positifs du confinement sur l’environnement se poursuivent… et je crois que ça un certain lien avec le fait d’acheter moins!

 

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Pourquoi, selon vous, allons-nous avoir besoin du zéro déchet après la crise?

Il nous faudra plus que jamais envisager des solutions aux différents problèmes de gestion des déchets, surtout que depuis le début de la pandémie, le plastique rassure. En un mois, plus de 20% d’emballages alimentaires en plastique ont été produits.

Cependant, à ce jour, selon Santé Canada «il n’y a pour le moment aucun signalement de cas de transmission de COVID-19 par des aliments». De plus, selon les experts, le virus survivrait encore plus longtemps sur les matières lisses, comme le plastique! Ce serait donc une fausse «bonne idée»! Et puis, le recyclage reste et a toujours été une solution temporaire à un problème permanent. Nous devons réduire les emballages superflus à la source pour limiter les dégâts sur l’environnement.

Notre mission sera alors de rassurer les gens face aux achats sans ce médium d’emballage, comme nous l’avons fait au tout début.

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