Close
Congrès de l’AMBQ 2025 : compte rendu & défis à venir.

Congrès de l’AMBQ 2025 : compte rendu & défis à venir.

Pour son 15ᵉ anniversaire, le Congrès de l’AMBQ s’est ouvert cette année sur une note à la fois introspective et prospective. L’industrie brassicole québécoise, en pleine mutation, a été au cœur des discussions : réglementation, durabilité, défis économiques et innovations de produits, explorés à travers des conversations au Congrès, lors de déjeuners, cafés et soirées arrosées.

Longtemps perçue comme la voix vibrante d’un mouvement brassicole effervescent, l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) semble aujourd’hui traverser une période de diète forcée : moins de moyens, moins d’activités, et surtout moins de poids dans un écosystème qui grandit plus vite que ses structures.

Beaucoup de participants et de fournisseurs sont venus échanger avec Baron Mag, partager leurs réflexions, leurs projets et leurs préoccupations, faisant du Congrès un lieu autant de réseautage que de réflexion stratégique. Les discussions ne s’arrêtent pas aux panels : elles se poursuivent dans les couloirs, autour d’un café ou d’un verre, où l’avenir de la scène brassicole québécoise se dessine, un verre à la main. À lire dans notre compte rendu complet — avec une analyse détaillée en fin d’article.

En attendant, voici nos principaux faits saillants du congrès.

 

Conférences

Retour sur trois conférences incontournables auxquelles nous avons participé

 

Comprendre les faux goûts et leurs liens avec les paramètres de la fermentation

« On a besoin de plus de conférences techniques comme celles-ci pour nous rappeler l’importance de comprendre les faux goûts en bière et de mettre en place un programme sensoriel », m’a confié un brasseur en sortant de l’atelier animé par Jan-Philippe Barbeau.

T-shirt – Les Affaires Brassicoles 2026

 

 

La deuxième édition de l’atelier « Comprendre les faux goûts et leurs liens avec les paramètres de la fermentation » a permis aux brasseurs de plonger au cœur des saveurs indésirables et de leurs origines. L’atelier proposait une dégustation pratique de composés comme le méthanol (purée de pommes de terre), l’acétaldéhyde (pomme verte) ou le sulfure d’hydrogène (œufs pourris), suivie d’analyses sur les conditions de fermentation qui les favorisent et les solutions pour les éviter.

Pour les microbrasseries, maîtriser ces défauts est essentiel pour garantir constance et qualité, tout en perfectionnant la culture sensorielle des équipes. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le brassage québécois, Barbeau a combiné rigueur technique et pédagogie pour offrir un atelier concret et stimulant.

Comprendre les faux goûts, c’est autant prévenir que valoriser l’art du brassage. Pourquoi est-ce crucial ?

  • Pour les brasseurs : comprendre les faux goûts permet de corriger les erreurs techniques, d’optimiser les levures et les conditions de fermentation, et de garantir une production constante et de haute qualité.
  • Pour l’entreprise : des bières fiables et sans défauts réduisent les pertes et renforcent la réputation, tout en facilitant l’expansion vers de nouveaux marchés. La mise en place d’un programme sensoriel devient un outil de formation pour les équipes et un gage d’efficacité.
  • Pour les clients : des bières cohérentes et savoureuses offrent une expérience gustative agréable, renforcent la confiance envers la marque et valorisent l’artisanat derrière chaque produit.

En somme, comprendre et prévenir les faux goûts, c’est allier science et art : garantir la qualité, perfectionner la production et valoriser l’expertise brassicole auprès des consommateurs. Des initiatives comme cet atelier Fermentis montrent que l’apprentissage sensoriel reste un pilier incontournable pour toutes les microbrasseries qui veulent se distinguer sur un marché exigeant.

Pour toutes informations, contactez Jan-Philippe Barbeau [ici].

Egalement à découvrir notre dossier Fermentis x Baron Mag [ici]

 

Brasser avec des ingrédients québécois : expérience pratique

Le 11 novembre 2025, la conférence animée par Samuel Jeanson (AMBQ), a présenté un atelier de brassage utilisant exclusivement des ingrédients locaux. L’événement a mis en lumière le potentiel du terroir québécois et l’importance de valoriser les produits locaux pour renforcer créativité, identité régionale et avantage compétitif des microbrasseries.

Aliments du Québec : un levier stratégique pour les artisans de la bière et de la table

Lors de la table ronde, fournisseurs, partenaires et brasseries locales ont montré comment le programme renforce les chaînes de valeur et valorise les ingrédients du Québec. Les échanges ont mis en lumière les opportunités de connecter bière artisanale et gastronomie locale, tout en créant des ponts entre brasseurs, restaurateurs et consommateurs.

Pour les microbrasseries, Aliments du Québec dépasse le simple label : c’est un outil concret pour promouvoir le local, consolider l’ancrage territorial et séduire des consommateurs attentifs à l’origine de leurs produits.

———-

Événements 

Innomalt à Siboire

Pour une deuxième année consécutive, Innomalt a célébré la bière d’ici en mettant de l’avant des créations brassées avec son malt 100 % québécois. L’événement se tenait à la Succursale du Siboire de Québec, au 350 rue Saint-Vallier Ouest, en compagnie des bières des brasseries Memento, Maelstrom, Emporium et Shelton.

Aux côtés de l’équipe d’Innomalt, nous avons pu échanger avec des brasseurs sur les bières proposées, leurs expériences avec le malt local, ainsi que sur l’importance — plus que jamais — d’offrir aux consommateurs des produits issus d’une chaîne d’approvisionnement de qualité, traçable, constante et méticuleusement sélectionnée.

En soutenant les producteurs d’ici, les microbrasseries contribuent à renforcer un écosystème brassicole durable, innovant et résolument québécois. Santé à la filière locale! 🍻

Fermentis chez Griendel

Fermentis a lancé les festivités brassicoles avec son incontournable “kick-off” annuel à la brasserie Griendel, en collaboration avec Hart Print et L’AMBQ. Pour l’occasion, l’équipe de Griendel avait collaboré avec Jan-Philippe Barbeau  sur un menu de bières créé spécifiquement pour l’événement — une démonstration concrète du potentiel des levures et solutions Fermentis lorsqu’elles sont intégrées dans un contexte créatif. 

Entre deux pintes, JP Barbeau nous a raconté son récent voyage au Chili avec l’équipe Fermentis, où il a rencontré des brasseries locales en pleine effervescence, avides de développer leurs techniques et la qualité de leurs produits. (À noter : le nouveau numéro de notre journal Les Affaires Brassicole consacre un dossier complet à l’industrie des boissons au Chili et aux opportunités pour les producteurs d’ici.)

Sur place, les discussions avec les brasseries participantes tournaient autour des défis actuels du marché, mais aussi d’un thème récurrent : comment les ingrédients et l’innovation — notamment en fermentation — peuvent aider à se distinguer dans un contexte plus compétitif que jamais. Les brasseurs ont donné un retour direct sur l’usage des produits Fermentis dans leurs recettes, du comportement des levures en fermentation jusqu’aux profils aromatiques obtenus.

Un rendez-vous convivial, mais surtout un moment d’échanges techniques et stratégiques, où l’on sentait clairement que malgré les montagnes russes du secteur, la créativité locale reste un moteur puissant.

GALERIE DE LA SOIRÉE

10 ans de Noctem : Une décennie de savoir-faire 

Au cœur de Québec, Les Chats de Québec ont ouvert leurs portes pour une célébration alliant dégustation et hommage au travail artisanal. Également l’occasion de souligner le 10ᵉ anniversaire de l’Agence Vitriol, distributeur dont l’engagement envers la qualité, les bières importées et l’innovation a façonné le paysage canadien de la bière artisanale a été salué.

Les invités ont pu savourer une sélection raffinée de bières importées et de produits sans alcool, dont la Bellwoods Czech Dark Lager et la Godspeed Hagomoro en fût, ainsi qu’une série de dégustations au verre : Godspeed Tmavy Lzak 12˚, Boon Millésime 2023 | Oude Schaarbeekse Kriek, Tilquin Petite Gueuze 24|25 et Cyclic Peachy Swallows

À 19 h, un panel sur les « Perspectives de l’industrie à travers le Canada » a rassemblé :

Jean-Michaël Noël (Noctem, QC), Mike Foniok (The Establishment Brewing Company, AB), Josh McJanett (Dominion City Brewing Co., ON) et Jonathan Chouinard (Long Bay Brewing, NB).

BaronMag a profité de l’événement pour échanger avec des brasseries du Rest of Canada (ROC) et prendre le pouls de leurs scene brassicoles. Entre nouvelles réalités économiques, évolution des goûts des consommateurs et volonté de maintenir une identité créative forte, ces discussions témoignent d’une scène brassicole qui ne cesse de se réinventer. Nous avons discuté dès notre présence au ROC et reçu des invitations pour aller les visiter et participer à leurs congrès.

 

Nous saluons les braves qui sont allés chez le Bateau de Nuit où la bière coule toute la nuit et les matins sont bien difficiles! Ahoy!

GALERIE DU CONGRÈS [ EXPOSANTS

 

Canada Beer Cup 2025

En premier lieu, félicitations à tous les gagnants du Canada Beer Cup 2025! Le Québec a été très bien représenté, et un grand classique de la bière québécoise — la Flacatoune, bière blonde forte de la MicroBrasserie Charlevoix à Baie-Saint-Paul — a été nommé grand gagnant de la Coupe des bières du Canada 2025. Bravo à l’équipe pour sa constance et la qualité exceptionnelle de son produit depuis toujours.

Baron Mag est fier d’avoir été parmi les commanditaires officiels de l’événement. Nous étions le commanditaire média, avec des entrevues en français et en anglais, en balado et par écrit, réalisées avec des juges de partout au Canada. Une mention spéciale pour Émilie Bourdage, dont l’animation en direct — parfaitement bilingue — a porté le gala avec énergie, naturel et professionnalisme.

👉 Pour la liste complète des gagnants, rendez-vous sur Baron Mag et découvrez notre dossier.

Note: Une remarque qui est revenue parmi les participants de la soirée concernait la petite portion de poutine servie lors de l’événement : pour un prix de 45 à 60 $ le billets, plusieurs ont trouvé que la quantité et le fromage étaient insuffisants, ce qui a légèrement terni l’expérience culinaire malgré la qualité des bières présentées.

Congrès de l’AMBQ 2025: vache maigre et future de l’industrie.

À lire dans notre compte rendu complet — avec une analyse détaillée en fin d’article.

Close
0