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Anaïs Barbeau-Lavalette rencontre ses lecteurs au Salon dans la ville

Anaïs Barbeau-Lavalette rencontre ses lecteurs au Salon dans la ville

PROGRAMME B

Le mardi 16 novembre, les admirateurs de l’écrivaine et cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette étaient réunis à la librairie Monet afin d’assister à une rencontre entre l’auteure et le libraire Mike C. Vienneau, présentée dans le cadre de Salon dans la ville, une initiative du Salon du livre de Montréal.

L’activité commençant à 19 h, les Galeries Normandie, centre d’achat au cœur duquel on retrouve la librairie Monet, sont vaguement désertes. Le froid cinglant dehors a fait connaître à Montréal sa première neige de l’année à peine quelques heures plus tôt. Quelques fans se rassemblent timidement devant la gigantesque vitrine de la librairie alors que le celle-ci entrebâille la porte pour laisser entrer l’auteure et la personne qui l’accompagne. 

« Vous aussi êtes l’un des “heureux gagnants”? » plaisante une vieille dame parmi le petit rassemblement. À peine une vingtaine de personnes sont admises à cette rencontre unique, afin de favoriser une ambiance intimiste. Des billets ont même été tirés au sort par la librairie via un concours. Sans aucun doute, chacun se sent plutôt chanceux d’être présent.

La petite équipe de la librairie accueille chaque participant et les invite à prendre place sur les chaises étendues en demi-cercle près d’Anaïs et de Mike, le libraire qui anime la discussion. 

Comme son concours a généré un grand enthousiasme, la librairie Monet a eu la générosité de diffuser la rencontre en direct sur sa page Facebook. La vidéo est d’ailleurs toujours disponible pour les curieux qui l’auraient manquée.

Autour d’eux, plusieurs exemplaires de Femme forêt, le dernier roman d’Anaïs, vraiment tout chaud sorti de l’imprimeur depuis le 5 novembre. 

Pendant la rencontre, il devient vite évident pour tous que Mike apprécie énormément la plume d’Anaïs, tant les réflexions qu’il nous partage à propos de Femme forêt sont pointues et admiratives. Il souligne la poésie du texte, son fort humanisme et la finesse de ses personnages qui le font chavirer. 

En bon libraire, et saisissant exactement ce que le public est venu pour entendre, il s’aventure à poser à l’auteure des questions presque intimes sur sa relation à l’écriture. Toujours d’une grâce et d’une modestie remarquable, elle s’avance sur son expérience de la pandémie. Elle parle de cet endroit qu’elle appelle « la maison bleue », une maison de campagne ayant appartenu à sa famille dans son enfance et où elle s’est retrouvée confinée avec ses enfants et ses amis. Elle raconte comment elle y a découvert la nature, et la relation entre le quotidien et le grandiose qui ne pouvait être révélée que par cet arrêt forcé du temps.

Avec ses questions, Mike revient avec insistance sur le succès de La femme qui fuit, le roman précédant la Femme forêt. Alors qu’il tente de lui faire parler de la pression que peut imposer un tel succès, l’auteure reste sereine. Un lien inévitable apparaît entre le personnage du roman et Anaïs Barbeau-Lavalette; il s’agit de deux forces tranquilles. 

Vient évidemment une comparaison entre le cinéma et la littérature; Anaïs souligne que le cinéma est moins instinctif, plus froid d’une certaine manière que l’écriture. Elle apprécie les deux, mais considère le cinéma plus laborieux, en particulier parce qu’il s’agit d’un travail d’équipe alors que la littérature est plus personnelle. On compare son adaptation de Chien blanc de Romain Gary à La Femme qui fuit; sans équivoque, elle refuse que quelqu’un l’adapte au cinéma. Roman Polanski s’y est essayé, remarque-t-elle en grimaçant, soulevant le rire dans l’auditoire. Si quelqu’un doit adapter La femme qui fuit au cinéma, ça ne pourra être que son auteure, et ce ne sera que dans plusieurs années. 

Parmi l’auditoire, une jeune femme très enthousiaste est la seule à poser des questions. À la demande de Mike, le groupe admet avec gêne qu’elle est la seule à avoir lu Femme forêt. Sans s’en inquiéter, Anaïs fait remarquer en souriant qu’il vient de sortir, et qu’il lui fera plaisir de signer les copies encore vierges de lecteurs. C’est donc par une séance de dédicaces intimiste que se termine cette rencontre. 

On pourra retrouver Anaïs Barbeau-Lavalette au Salon du livre pour des séances de dédicaces, prescriptions littéraires et confidences, et le Salon dans la ville propose encore bon nombre de rencontres du genre et autres activités à découvrir sur leur site web au  salondulivredemontreal.com

Achetez vos billets ici pour le Salon du livre qui se tiendra du 25 au 28 novembre au Palais des Congrès

 

 

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