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AQPAMM : Quand une bonne santé mentale est synonyme d’une bonne santé financière en entreprise

AQPAMM : Quand une bonne santé mentale est synonyme d’une bonne santé financière en entreprise

S’aider soi-même pour aider les autres. Une évidence. Presqu’un cliché. Assurément une vérité, pour l’Association québécoise pour les parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale (AQPAMM), qui œuvre à Montréal depuis 1980.

La voix nerveuse d’une femme se fait entendre. «Ma fille ne va pas bien… du tout.» La voix se casse. Un peu. On entend renifler. La voix poursuit, contenue: «Pardon, excusez-moi, je suis désolée. C’est juste que je ne sais plus quoi faire…je ne sais plus quoi faire pour aider ma fille». À l’autre bout du fils, un professionnel de l’AQPAMM œuvrant dans le domaine de la santé mentale répond: «Ça semble très difficile pour vous en ce moment.» Alors, cette fois, on entend des pleurs. De vrais sanglots, qui prennent un long moment avant de s’apaiser dans un soupir qui ressemble à un soulagement. Enfin, on légitimise le désœuvrement de cette mère. Enfin, il s’agit d’elle, et non plus seulement de sa fille.

«Les gens qui vivent dans l’entourage d’une personne souffrant de santé mentale souffrent eux aussi, énormément. Bien sûr, beaucoup éprouve de la tristesse, mais la colère, le désespoir, le sentiment d’impuissance et de perte de repères, on en voit souvent chez les proches aidants», explique David Ford Johnson, le directeur général de l’AQPAMM.

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David Ford Johnson, le directeur général de l’AQPAMM.

«Souvent, tout tourne autour de la personne aux prises avec un problème de santé mental, on pense que la santé mentale, c’est une affaire individuelle, souligne le directeur général, mais ça s’inscrit dans un contexte et c’est ce contexte sur lequel travaille l’AQPAMM.» Si le contexte s’améliore, la personne malade s’améliorera forcément, telle est la vision de l’organisme. «Mais notre boulot, précise David Ford Johnson, s’arrête au proche aidant.» Il s’agit en effet, pour l’AQPAMM, d’aider les gens de l’entourage à mieux vivre, eux, avec une personne qui a un problème de santé mentale.

Suivis individuels et de groupes, ateliers divers, services en ligne pour les jeunes, musicothérapie, yoga sur chaise… les types de services offerts sont aussi variés que les épreuves que traversent les proches aidants. «On essaie de garder une régularité d’année en année dans nos services, mais, comme on dépend des subventions qu’on reçoit, il est arrivé qu’on ne puisse pas reporter certains de nos services», explique le directeur de l’organisme.

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Courtoisie : AQPAMM.

C’est ainsi qu’en 2019, l’AQPAMM choisit d’ajouter un volet à sa mission sociale, celui du service aux entreprises. «On le sait, on le constate, les problèmes de santé mentale pèsent de plus en plus lourd dans les milieux de travail et ça ne disparaitra pas, malheureusement. De plus, ça a des conséquences économiques majeures pour l’entreprise», souligne David Ford Johnson. En vendant ses services aux entreprises, l’organisme parvient à générer des revenus suffisamment importants pour lui permettre d’être moins dépendant des subventions et de pérenniser ses services du volet social, puisque les profits y sont réinvestis.

En s’adressant principalement aux gestionnaires et aux ressources humaines, l’AQPAMM affirme viser là où un changement peut s’effectuer. Aider à reconnaitre les signes de détresse, outiller pour mieux communiquer, offrir un espace pour exprimer le stress ressenti par rapport à l’impact financier des troubles de santé mental sur l’entreprise, tels sont, entre autres, les services que propose l’AQPAMM.

Depuis 2019, 17 entreprises ont eu recours au volet Services aux entreprises de l’AQPAMM. «Bien sûr, il a fallu nous adapter, adapter notre langage à celui des affaires, mais on est parvenu à trouver notre identité dans ce nouveau volet en revenant à notre mission première: aider, encore et toujours, l’entourage des personnes qui vivent avec un problème de santé mentale.» En effet, bien que la relation soit différente entre un gestionnaire et son employé, et un père et son fils, par exemple, «il s’agit toujours d’êtres humains qui vivent des choses difficiles, des choses qui les dépassent. Des humains qui veulent être entendus, sécurisés», explique David Ford Johnson.

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Courtoisie : AQPAMM.

Apaiser le milieu qui environne les personnes souffrant de santé mentale en entreprise permet, affirme le directeur général de l’AQPAMM, d’établir une relation de confiance entre, par exemple, le gestionnaire et la personne malade. «Si la relation de confiance est là, une partie des difficultés est automatiquement surmontée, mais si elle n’y est pas, l’entreprise aura beau mettre en place tous les moyens possibles, elle souffrira des retombées de ses employés en burn out, en dépression, etc.»

L’AQPAMM s’appuie donc sur ce que prouvent les statistiques: en misant sur l’humain, en entreprise, les finances s’améliorent. «On n’a pas à choisir entre le bien-être des êtres humains et la santé financière. Les deux vont ensemble. Point final!»

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