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Verger L’Argousière : une agriculture au goût tropical

Verger L’Argousière : une agriculture au goût tropical

Producteur d’argousier et ferme agrotouristique dans la région de la Beauce, en Chaudière-Appalaches, le Verger L’Argousière fait ses débuts en 2010 avec à cœur de faire découvrir l’argouse, ce petit fruit boréal orangé gorgé de vitamines. Alors que les terres de sa famille sont inoccupées, c’est avec plaisir qu’Anne Paquet reprend le patrimoine familial avec son conjoint Hugo Laquerre. Rencontre avec ce dernier. 

Quelques années avant la fondation du verger, le couple découvre l’argousier. «Les gens ne le connaissaient pas à l’époque. La boutique, les propositions de recettes et les activités (dégustation, cueillette) qu’on a mises en place leur donnaient un bon moyen de le découvrir facilement, explique Hugo Laquerre. Les gens ne savaient pas comment le cuisiner, alors on a engagé des chefs pour rendre ça accessible.»

Verger L’Argousière : une agriculture au goût tropical
Courtoisie : Verger L’Argousière

Toutes les parties de l’arbuste sont comestibles. Et c’est notamment pour ses valeurs nutritives impressionnantes que le cofondateur du verger recommande son fruit en grappes, l’argouse. Riche en oligo-éléments, il est souvent comparé à la saveur du fruit de la passion et des agrumes. En jus, confiture, gelée, sirop, sauce et autres déclinaisons. «J’aime beaucoup le côté culinaire de l’argouse. C’est un fruit qui est excellent à transformer à cause de son acidité et de son goût tropical.»

C’est ainsi que le couple décide de le faire connaître. S’ensuit un plan d’affaires et un top départ pour le projet. «On a planté, et aujourd’hui, on produit.» Alors qu’il travaillait dans le milieu de la construction, Hugo Laquerre s’occupe désormais de la gestion et de la marchandisation du produit, tandis qu’Anne Paquet, détentrice d’une formation en horticulture et en arboriculture, est responsable du verger.

Pour le couple, la pandémie frappe fort: L’Argousière perd la plupart de ses clients restaurateurs – qui achètent souvent le fruit directement pour le transformer eux-mêmes – tous fermés pendant la crise et constituant une bonne partie de la clientèle de l’entreprise. «La pandémie a fait que les gens visitent beaucoup plus la ferme comme elle est au Québec, donc on s’est repris ailleurs, précise le propriétaire. Le chiffre d’affaires est sensiblement resté le même, par contre, on a ralenti notre croissance.»

Verger L’Argousière : une agriculture au goût tropical
Courtoisie : Verger L’Argousière

Installé à Saint-Côme-Linière, le verger est parmi l’un des plus importants producteurs d’argousiers au Québec. Privilégiant une agriculture biologique et écoresponsable sans aucun pesticide, le duo de propriétaires garde à cœur de faire perdurer une tradition, Anne Paquet représentant la septième génération à vivre dans la région.

Déjà dans des projets d’agrandissement, le lieu s’avère novateur dans sa façon d’appréhender son domaine. «On aime beaucoup soutenir l’agriculture biologique et l’agriculture émergente. On trouvait qu’il manquait un peu de ça au Québec», ajoute Hugo Laquerre. «Dans notre voisinage, on n’est pas considérés comme de vrais agriculteurs (rires). Eux, c’est plus les vaches, le foin, etc., alors que les arbres fruitiers, l’agriculture émergente, ils n’y sont pas habitués, ce sont des personnes un peu plus âgées.» C’est aussi ce qui aura permis au projet, comme le précise le cofondateur, de tirer son épingle du jeu au fil des années.

Verger L’Argousière

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*Image en couverture – Anne Paquet et Huqo Laquerre, copropriétaires du Verger L’Argousière. 

Pour d’autres articles, consultez notre dossier Tourisme local : (re)découvrir les régions du Québec.

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