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Sexualis, le service des sexologues en ligne

Sexualis, le service des sexologues en ligne

Le 30 avril 2021, Sexualis, une plateforme virtuelle québécoise de sexologie, souffle sa première bougie. Le projet conçu par les sexologues Eugénie Larrivée et Mahault Albarracin naît du constat que les longues listes d’attente créent frustration et détresse pour ceux désirant consulter un professionnel du domaine en région. En solution, elles proposent un site destiné aux plus de 16 ans à deux volets: des consultations en ligne avec des sexologues ainsi qu’un ensemble de programmes «self help» pour apprivoiser sa sexualité.

C’est dans la métropole montréalaise qu’Eugénie Larrivée poursuit ses études. À l’obtention de sa maîtrise clinique en sexologie, elle part s’établir dans le Centre-du-Québec où elle découvre l’ampleur des délais d’attente pour les consultations en sexologie.

«En 2016, on pouvait avoir 4 à 5 mois d’attente pour des rendez-vous à Drummondville. On devait être 3 sexologues dans la ville, ça fait peu pour beaucoup de monde. C’était beaucoup pour moi à l’époque, commencer ma pratique, avoir autant de clients disponibles rapidement, de devoir gérer la détresse que ça impliquait étant donné les délais d’attente», raconte la sexologue clinicienne.

Ailleurs au Québec, la situation s’avère similaire, et les rendez-vous peuvent atteindre un délai d’un an, ce qui représente un problème, car les patients cherchent généralement à consulter en dernier recours.

Sexualis, le service des sexologues en ligne
Eugénie Larrivée, sexologue M.A. et psychothérapeute, et Mahault Albarracin, sexologue M.A. recherche-Intervention. Courtoisie: Sexualis

«Parce que la sexualité est tabou, les gens ne s’attendent pas à ces délais. Ils attendent avant de prendre rendez-vous. Il n’est pas nécessairement question de prévention quand il est question de sexualité», précise Madame Larrivée.

Dans ce contexte, Eugénie mûrit doucement une idée. «Ça m’est venu un peu comme un ‘insight’: pourquoi ne pas utiliser le ‘en ligne’ pour aller justement défricher un peu les régions». L’école des entrepreneurs du Québec et le centre d’entrepreneuriat de l’UQAM décident alors de l’accompagner et valident la crédibilité du projet. Eugénie monte un plan d’affaires puis une publication Facebook d’études de marché sur Sexualis suscite l’attention de Mahault Albarracin.

«Elle s’est intéressée au projet. On a vu qu’on avait des compétences complémentaires. Moi, je suis clinicienne, Mahault est sexologue avec un profil de recherche et possède une maîtrise en recherche intervention. Elle est très autodidacte. Elle a développé ses capacités à pouvoir coder aux niveaux technologiques, donc ça faisait un bon match. Elle avait aussi le sens de l’entrepreneuriat», ajoute Eugénie.

Les deux femmes s’associent et portent dès lors le projet communément. Une campagne de sociofinancement est alors lancée entre février et mai 2020 pour recueillir le soutien de plus de cent vingt contributeurs. À cela est venu s’ajouter le soutien de Chantiers Jeunesse, mais aussi la subvention Fonds Mille et Un, une aide gouvernementale pour les jeunes entrepreneurs.

Sexualis, le service des sexologues en ligne
Courtoisie: Sexualis

Lors de la conception du projet, la pandémie n’a pas encore commencé, et la perception des consultations en ligne dans le monde médical est alors bien différente. Mais tout doucement, situation oblige, les habitudes vont se modifier offrant un nouveau cadre au projet.

«On a surfé sur la démocratisation du ‘en ligne’. Ça a rassuré beaucoup de monde, on a pu voir qu’au niveau clinique, ce n’était pas le même ressenti qu’au bureau. On travaille avec moins grand, mais j’ai accès au client dans son environnement, j’ai accès à des belles perles d’intervention auxquelles je n’aurai pas accès dans mon bureau», ajoute Eugénie.

La plateforme veut faciliter l’accessibilité des services sexologiques au Québec en offrant entre autres des consultations en ligne pour des services de psychothérapie ou de relation d’aide. Autre option, en complément ou indépendamment: les programmes «self-help». «Le but de ces programmes, c’est d’aller chercher des gens qui peut-être ne rencontreraient jamais un.e sexologue, qui ont envie peut-être de faire un travail sur eux-mêmes avant. C’est un peu comme un outil clinique que la personne peut utiliser et guider son introspection pour justement trouver réponse à ce qui lui manque», indique la sexologue.

Sexualis, le service des sexologues en ligne
Courtoisie: Sexualis

En un an, l’équipe de vingt-deux sexologues choisis avec des expériences très spécifiques a répondu aux demandes d’environ sept cents clients. La diversité, l’inclusivité, la neutralité et la bienveillance font partie des valeurs défendues. «On veut que les gens ne se sentent pas étiqueter sur le site de Sexualis. Dans notre discours également, on fait attention à être le plus inclusif possible». Le visuel du site conçu par Clubsexu repose d’ailleurs sur des personnages non-genrés.

Projet en perpétuel mouvement, la plateforme souhaite faire sa place au Québec et proposer à l’avenir de nouveaux services. «On veut également offrir de la formation continue en ligne par et pour les sexologues, mais également les professionnels de la santé. On veut démarrer des groupes d’aide en ligne pour les gens en région. On veut se concentrer sur le Québec, mais par la suite peut-être élargir aux provinces avoisinantes où les gens en ont besoin ailleurs», conclut Madame Larrivée.

Sexualis

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Pour en apprendre plus sur l’entrepreneuriat d’impact, consultez notre dossier.

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