Close
↓ CECI EST UNE PUBLICITÉ ↓
L’Association québécoise Zéro Déchet : un mouvement accessible et inclusif

L’Association québécoise Zéro Déchet : un mouvement accessible et inclusif

Fondée en 2017 par un groupe de citoyens et citoyennes engagés, l’Association québécoise Zéro Déchet a le désir de partager ses connaissances en termes de réduction des déchets, de répandre le mouvement et de le rendre accessible. Bien connue pour son Festival Zéro Déchet de Montréal, elle a depuis fait plusieurs adeptes et inspiré de nombreuses personnes à tendre vers ce mode de vie. 

Rencontre avec Marion Nuss, membre du comité de coordination et référente du comité action politique au sein de l’Association depuis maintenant 2 ans, pour parler des services offerts par l’AQZD et de son approche inclusive autant pour les particuliers que les entreprises.

Des ressources et une communauté 

L’arrivée de Marion Nuss dans l’Association s’explique, d’abord et avant tout, par un besoin personnel de trouver des alternatives aux déchets qu’elle produisait.

«Quand j’ai travaillé en restauration, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’utilisation de choses jetables. Même si j’avais déjà la volonté de réduire ma production de déchets, c’est à ce moment que je me suis dit que j’allais faire ma part. Quand on veut changer nos habitudes, on a tendance à vouloir chercher du soutien, à trouver une communauté pour partager ses idées et chercher des solutions, c’est là que je suis tombée sur l’Association québécoise Zéro Déchet», se rappelle Marion Nuss dont l’implication auprès de l’AQZD l’a poussée à faire des études de 2e cycle en gestion de l’environnement à l’Université de Sherbrooke.

L'Association québécoise Zéro Déchet : un mouvement accessible et inclusif
Marion Nuss, membre du comité de coordination et référente du comité action politique au sein de l’Association québécoise Zéro Déchet.

À chaque année, ils sont plusieurs, comme elle, à chercher de l’aide, des outils, quant aux gestes verts à poser pour réduire leur empreinte environnementale. Si ces citoyens trouvent une quantité de réponses et d’idées entourant la consommation responsable, la gestion des matières résiduelles, le minimalisme et l’écologie, lors du Festival Zéro Déchet qui a lieu pendant quelques jours à l’automne, l’AQZD offre plusieurs services qui permettent d’assurer la motivation et l’inspiration à l’année.

Des conférences, des ateliers ainsi que des rendez-vous virtuels sont offerts aux employés, aux citoyens ou encore aux étudiants de tous les niveaux. Les sujets sont variés: le zéro déchet au bureau et en télétravail, la réussite de son déménagement zéro déchet, la confection de shampoing solide, la réparation de vêtements, etc.

Puisque les actions écoresponsables sont vastes et que bien des individus peuvent avoir de la difficulté à les appliquer au quotidien, l’Association a créé un modèle grandeur nature d’appartement zéro déchet afin de démontrer qu’il est possible de vivre en réduisant au minimum ses déchets.

 «C’est un concept assez novateur, qui a plu pas mal. Cet appartement a permis, avant la pandémie, de montrer à quoi ressemble l’espace de quelqu’un qui tend vers cette démarche et d’observer combien il produit de déchets à la fin du mois comparativement à un consommateur qui n’intègre pas de gestes zéro déchet», précise-t-elle.

L'Association québécoise Zéro Déchet : un mouvement accessible et inclusif
Appartement Zéro Déchet. Courtoisie: Association Zéro Déchet – Facebook

Un mouvement inclusif et invitant

Sur son site, l’Association définit 6 actions simples propres au zéro déchet: refuser, réduire, réutiliser, recycler, réparer et redonner à la terre. Pour Marion Nuss, la démarche zéro déchet est accessible à tous.

«J’aime l’idée de «tendre» vers le zéro déchet. On n’a pas tous le même emplacement géographique ou les mêmes sources de revenus; on va réussir à toucher les gens en parlant de réduire les déchets. On peut commencer par le premier R, qui est de refuser. Par exemple, on peut décider de ne plus acheter de bouteilles en plastique. Il faut aussi arrêter de penser qu’il faut acheter plein de choses pour se mettre au zéro déchet, il y a tant de choses déjà accessibles à la maison», soutient-elle.

Pour les entreprises, elle croit cependant qu’il y a des ajustements à faire en termes d’incitatifs. «C’est clair que ça dépend du type d’entreprises mais, actuellement, la législation n’est pas assez adaptée pour les aider à favoriser une vision d’économie circulaire. Il est important de participer au volet politique quand on parle de zéro déchet», affirme la référente du comité action politique de l’AQZD.

L'Association québécoise Zéro Déchet : un mouvement accessible et inclusif
Courtoisie: Association québécoise Zéro Déchet

Malgré tout, elle considère globalement une volonté de plus en plus forte de la part de la population d’adhérer au mouvement, étant sensible aux changements climatiques et à l’impact néfaste des actions humaines.

«On voit un intérêt grandissant du grand public. On peut le voir aussi avec la prolifération des épiceries zéro déchet au Québec. Ce qui est encourageant, c’est que le citoyen, lui, est en train de faire sa part, il n’attend pas le gouvernement, tout comme certaines entreprises n’attendent pas des législations pour poser des actions écoresponsables», s’enthousiasme-t-elle.

🌱Association québécoise Zéro Déchet

site web | facebook | instagram

Pour entendre Marion Nuss sur le sujet, visionnez notre live Facebook.

Envie de découvrir d’autres initiatives vertes? Visitez notre dossier Mois de la Terre.

Close