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Des guitares des robots, un nouvel album créatif et sapide : Entrevue musico-bouffe avec Anthony Roussel

Des guitares des robots, un nouvel album créatif et sapide : Entrevue musico-bouffe avec Anthony Roussel

Le chanteur-guitariste montréalais Anthony Roussel sortira sur les plateformes numériques le 16 avril prochain son troisième album intitulé Des guitares des robots. Il sera disponible la semaine suivante en CD et cet été en version vinyle. La réalisation d’Antoine Lachance est planante, créative et minutieuse, tandis que ses arrangements sont riches et texturés.

Anthony Roussel est connu pour faire les premières parties de Daniel Boucher. Il est également chef-cuisinier de formation. Il s’est confié à Baron sur son expérience musicale et ses plaisirs culinaires.

Comment en es-tu arrivé à faire de la musique?

Depuis très jeune, je m’intéresse à la musique, mais à la base, ce n’est pas le moyen d’expression que j’avais choisi. J’ai fait des études en art dramatique, je pensais plutôt me lancer comme acteur dans le milieu du cinéma. Je me suis finalement rendu compte que je n’étais pas tout à fait à l’aise de jouer un personnage. De fil en aiguille, j’ai alors commencé à faire des compositions.

J’ai choisi la guitare parce que ça se transporte bien, et c’est assez facile de faire trois ou quatre accords pour jouer quelques chansons et séduire les filles.

Comment décrirais-tu ton univers musical?

Au départ, c’était vraiment guitare-voix, donc plutôt du folk, épuré. Maintenant, je n’ai plus envie d’avoir d’étiquette. Avec mon dernier album Des guitares des robots, on a plutôt fait de l’électro. C’est sûr que ça part souvent d’une mélodie et d’un texte, mais là on a décidé d’y aller avec le plus possible d’outils.

J’aime beaucoup Vincent Delerm et Benjamin Biolay qui ont d’ailleurs travaillé un peu d’électro dernièrement.

Où en es-tu rendu dans tes créations musicales?

J’ai quand même réussi à faire du chemin. J’ai fait plus de 100 spectacles et mes chansons sont bien jouées à la radio. J’ai maintenant envie que ça s’ouvre sur un plus grand public.

Ça faisait un petit bout que je voulais jouer de l’électro. J’ai appelé mon troisième album Des guitares des robots parce que mon père était aussi dans la musique plus organique et appelait l’électro de la musique de robots. Par-dessus tout ça, on a mis de vrais instruments: trombones, guitares, basses… Pour les paroles, c’est teinté de ce qui s’est passé dans ma vie. J’ai eu une séparation avec la mère de mes enfants, donc je parle de cette mutation vers une autre vie.

Crédit photo: Anthony Roussel

Quelle est ta relation avec la nourriture?

C’est mon premier métier. Je fais ça depuis que j’ai 17 ans. J’ai commencé avec un job étudiant. J’étais passionné par ça et par le mode de vie, donc j’ai abandonné l’université et j’ai commencé à temps plein dans le domaine de la restauration. Ça m’a amené à travailler énormément là-dedans, j’ai même été associé dans un restaurant sur le Plateau. Je suis maintenant consultant pour un gros traiteur à Montréal.

Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu cuisines?

Non, c’est rare. J’ai toujours l’impression d’être dans le rush, donc je prends rarement le temps.

Quels sont les ingrédients de base dont tu as toujours besoin?

L’été, c’est très méditerranéen. C’est de l’huile d’olive, des tomates fraîches, de la mozzarella fraîche, du basilic, de la bonne charcuterie…. Souvent, il y a de bons prix sur les tomates en septembre, donc j’achète une grosse batch pour faire du coulis de tomate dont je me sers toute l’année. Je fais aussi du poulet au barbecue. J’adore le poulet parce que c’est assez versatile et pas très gras.

Quelle est la première recette que tu as appris à faire?

Ça devait être lors de ma première semaine en appartement, un kraft dinner ou un grilled cheese.

Quel est ton plat signature?

En ce moment, je suis en train de travailler fort sur ma pizza: la pâte faite maison, la sauce aussi… Sinon, un risotto.

Quel est le plat que tu aimes commander?

C’est rare que je commande, mais c’est un peu mon plaisir coupable, je commande un quart de poulet du Saint-Hubert.

Quelles sont tes règles en cuisine?

Quand c’est moi qui cuisine, idéalement, tu ne t’approches pas.

En musique?

Il n’y en a pas et il ne faut pas qu’il y en ait.

Quelles sont les bonnes conditions pour cuisiner?

Idéalement, avoir un bon couteau, une bonne planche, une source de chaleur adéquate, de bonnes poêles et de bons ingrédients. Du temps et l’envie de cuisiner.

Pour faire de la musique?

La musique, c’est compliqué parce que ce n’est pas juste de la musique, c’est un produit qu’il faut vendre. Donc, avoir du temps et un bon budget pour promouvoir l’œuvre musicale.

Quel est le meilleur assemblage repas-musique que tu aies expérimenté?

Ce que j’ai le plus musical et cuisine, c’est vraiment les rushs que j’avais dans les cuisines. On écoutait la musique pour se motiver.

Quelle est ta dernière découverte culinaire?

J’ai un ami végane qui m’a fait manger du tempeh… Je suis mi-figue mi-raisin.

Et musicale?

Cet été, j’ai commencé à écouter un peu plus de rap, donc je dirais l’Américain Logic.

🎸Anthony Roussel

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