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Still Good : se régaler avec la lutte contre le gaspillage alimentaire

Still Good : se régaler avec la lutte contre le gaspillage alimentaire

Avec Still Good, le fondateur Jonathan Rodrigue contribue à la réduction du gaspillage alimentaire grâce à une économie circulaire qui revalorise des ingrédients d’entreprises locales, tout en proposant des produits savoureux présentés dans des emballages écoresponsables ou des épiceries en vrac. 

«Mon idée d’entrepreneur était de contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire, raconte le Montréalais. Ça fait plus de 15 ans que je suis impliqué dans cette voie auprès de différentes organisations où j’ai mis en place plusieurs programmes: un accompagnement d’entreprise agroalimentaire, des commerces au détail, des bannières… Je regardais les différents défis et je trouvais des solutions innovantes pour réduire leur empreinte écologique en lien avec les volumes jetés ou encore mieux, que les matières qui étaient jetées puissent se retrouver dans le réseau des organisations caritatives qui donnent de la nourriture à des personnes dans le besoin.»

Il dit s’être un jour retrouvé dans une situation où il n’a pas su trouver de solutions parce qu’il n’en existait pas. Il s’agit de la gestion des matières organiques.

«Quand on parle de matières premières, il y en a qui sont fraîches, par exemple les pulpes de jus des entreprises qui proposent des jus pressés à froid ou encore les drêches des microbrasseries. Cette matière, on ne peut pas simplement la donner à quelqu’un, il faut la prendre pour la traiter», souligne-t-il.

Crédit photo: Still Good

Still Good a alors vu le jour et en 2019, il mettait en vente ses premiers biscuits grâce à 20 tonnes d’ingrédients récupérés.

«Un enjeu depuis le départ est de faire un produit qui lutte contre le gaspillage alimentaire et qui soit également délicieux, rapporte Jonathan Rodrigue. Les gens doivent découvrir et apprendre à connaître ce qu’on fait. L’économie circulaire est de plus en plus présente dans les médias, de plus en plus d’entreprises veulent y participer, ce qui démocratise beaucoup le type d’entreprise qu’on est ou le type de projet dans lequel on est impliqué. Présentement, la réponse des consommateurs, des partenaires et de l’industrie est vraiment favorable. On est vraiment dans un bon moment pour ça.»

Lors des Prix DUX Mieux Manger qui se sont tenus en janvier, les biscuits revalorisés Still Good ont gagné dans la catégorie Boulangerie – Très petites entreprises, Prix goût ainsi que la 3e place des Prix Spéciaux DUX. Depuis sa création, l’entreprise double voire triple ses ventes chaque année. L’entreprise devrait d’ailleurs investir dans un nouveau local et dans de l’équipement pour gagner de la place et soutenir sa croissance.

Une démarche partagée

«Nous sommes une entreprise qui tend vers le zéro déchet. On a une bonne partie de nos clients qui prennent nos produits en vrac pour réduire les emballages. Nos sacs sont compostables et nos boîtes sont faites à 100% de papiers recyclés, en plus d’utiliser de l’encre à l’eau. Toutes les décisions que nous prenons, que ce soit pour nos fournisseurs d’emballage ou de matières premières, on prend toujours en considération l’ensemble des éléments pour réduire au maximum notre empreinte écologique», insiste l’entrepreneur.

Jonathan Rodrigue. Crédit photo: Still Good

C’est aussi pour cette raison qu’il choisit de travailler avec des locaux dont l’emplacement se limite au Grand-Montréal.

«On a tout un processus de traçabilité de nos produits et on sait qu’ils sont frais, assure M. Rodrigue. Ce qu’on va faire avec certains fournisseurs, pour les pulpes par exemple, on va leur demander si possible de les congeler. Pour la drêche des microbrasseries, on a mis en place un système de cueillette. On est en communication régulière avec eux et on vient récupérer la matière lorsque le brassage est terminé pour s’assurer que le produit reste sain.»

À moyen terme, l’objectif est de reproduire le modèle opérationnel dans différents centres urbains pour entre autres limiter les déplacements et répondre à des opportunités locales.

Still Good possède également un blogue où il aborde différents sujets complémentaires à sa pratique, par exemple À bas le fast fashion ou encore Fais-le toi-même.

«Ça vient un peu démocratiser ce qu’on fait. On veut aussi contribuer à mettre de l’avant d’autres initiatives qui font du zéro déchet, réduisent le gaspillage… On désire être une plaque tournante. On sait qu’on a des gens qui nous suivent et qui sont intéressés par ce qu’on fait. Ultimement, le blogue nous permet d’interagir avec les gens et leur faire découvrir différents éléments qui gravitent autour de l’économie circulaire», explique l’entrepreneur.

Crédit photo: Still Good

Le développement de la drêche

Depuis l’an dernier, il développe des projets en lien avec la drêche, un résidu de l’orge après soutirage du moût, en brasserie. Il l’utilise notamment dans ses biscuits.

«On a mis un procédé en place qui permet de récupérer de bons volumes de drêches et ensuite de les transformer en poudre qui ressemble à de la farine, annonce Jonathan Rodrigue. Ça va nous permettre prochainement de développer différents partenariats avec différentes entreprises qui aimeraient substituer la farine régulière par celle de drêches qui comporte des éléments nutritifs très intéressants. On parle d’une teneur très élevée en fibres et en protéines. Ce produit serait à 100% valorisé.»

Un partenariat est déjà prévu avec Les 3 Brasseurs. L’idée est que Still Good fasse la cueillette de la drêche dans leurs différents restaurants, puis la traite pour en faire de la poudre qui sera ensuite redonnée aux établissements et utilisée pour faire des pains burgers.

L’entrepreneur s’est aussi fait approcher il y a un peu plus d’un an par Synergie Montréal. Ensemble, ils développent un projet de cueillette de drêches qui inclura à terme une vingtaine de microbrasseries.

Still Good

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