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Sacred Cloth : des vêtements comme une ode à la vie

Sacred Cloth : des vêtements comme une ode à la vie

Chanti Wadge, la créatrice de Sacred Cloth, a eu plusieurs vies avant de se lancer dans la confection de vêtements en 2020. Mais toutes ses réalisations ont un fil rouge: l’envie de célébrer le quotidien sous toutes ses coutures.

De sa première collection intitulée «Hero Dress», Marie-Josée Richer a porté une robe lors de l’émission Dans l’œil du dragon en 2020. Couleurs chatoyantes, tissus amples: la mode selon Chanti Wadge est dansante, tout en courbe. «Mon but est de créer des pièces qui peuvent être portées tous les jours, mais avec une touche particulière qui fait qu’on se sent unique», décrit l’entrepreneure.

Courtoisie: Sacred Cloth – Facebook.

La créatrice de mode a commencé sa carrière comme danseuse et chorégraphe. Sans doute faut-il voir dans le travail de ses tissus le moyen de lier ces mondes auxquels elle a tour à tour appartenu. «Lorsque j’ai décidé d’arrêter de danser, c’est parce que j’avais l’impression d’être arrivée au bout de ce que je pouvais exprimer sur scène», explique-t-elle.

Lorsqu’elle a eu un enfant et après avoir arrêté la danse, Chanti Wadge a redécouvert la couture, un hobby qu’elle pratiquait beaucoup plus jeune: elle s’est mise à coudre des vêtements pour son bébé, ce qui l’a conduite à lancer une collection pour enfant en premier lieu. Sans avoir d’idée précise à l’esprit, ni forcément penser à l’entrepreneuriat.

Mode éthique pour révéler les femmes

Mais, si Chanti Wadge s’est lancée dans la mode, elle a refusé de le faire à l’aveugle: son adhésion au mouvement slow fashion est sans équivoque. Celui-ci s’oppose à des collections qui changent tous les trois mois, pour un coût de production extrêmement bas.

Le slow fashion mise sur des collections plus petites, plus espacées, et encourage le consommateur à réfléchir à son acte d’achat. Sans oublier que les matières premières sont majoritairement issues de filières éthiques et écoresponsables. «Quand j’ai commencé, je me suis posé la question: en créant des pièces, j’amène quelque chose dans ce monde, et je ne voulais pas contribuer à plus de déchets, mais j’aime ce que je fais», réfléchit Chanti Wadge. Un problème qu’elle n’a pas encore résolu, mais qu’elle espère contribuer à résoudre en adhérant aux valeurs prônées par ceux qui pratiquent cette mode alternative.

Selon une étude de l’observatoire de la consommation responsable (OCR) parue en 2011, «au Québec, le secteur de la mode éthique compte au moins 48 entreprises offrant des produits textiles éthiques». Il suffit de taper «mode éthique» dans la barre de recherche Google pour réaliser qu’en une décennie, leur nombre a augmenté de façon exponentielle, avec près d’une centaine d’entreprises québécoises se réclamant désormais de ce mouvement. Et de nouvelles marques continuent de se lancer régulièrement.

Courtoisie: Sacred Cloth – Facebook

Pour Chanti Wadge, les valeurs à insuffler à sa marque étaient claires d’emblée, et la mode éthique en a été «l’une des forces motrices au premier jour». «Je vise à travailler de plus en plus avec des matières premières durables et éthiques, et à terme, j’aimerais que mes tissus soient majoritairement issus de ces filières, ce serait idéal», décrit la créatrice.

«Cependant trouver de telles matières premières est compliqué pour le moment, et je ne peux m’améliorer que si l’offre est là», reconnaît Chanti Wadge. Pour l’instant, la fondatrice tente de trouver un équilibre. «J’utilise ce que je pense être le meilleur tissu pour le design, les rouleaux viennent de fournisseurs basés à Montréal, et une partie provient de rouleaux que les grandes marques n’utilisent plus, ce qui réduit le gaspillage de tissu».

La création de Sacred Cloth

Pour son travail créateur, Chanti Wadge a plusieurs influences. En premier lieu, «une esthétique florale, festive, presque d’inspiration japonaise qui provient de mon passé, mon voyage au Japon, ma fascination pour l’esthétique de cette culture et de la culture est-asiatique», dit-elle. La spiritualité, qui infuse la vie de la créatrice et ses actions, est une autre de ses inspirations.

C’est en 2019 que Chanti Wadge décide de lancer son entreprise, un an avant la pandémie. «Mon projet était encore très local, et je devais lancer ma première collection en mars 2020», souligne-t-elle, au moment où le premier confinement est décidé mondialement. «Cela a eu un effet, définitivement: je devais commencer la production, le photo shoot venait d’être terminé, donc cela a décalé beaucoup de choses».

Chanti Wadge. Courtoisie: Sacred Cloth – Facebook.

Mais, plutôt que de baisser les bras, ce confinement a donné le temps à Chanti Wadge de penser à ses prochaines actions, et notamment lancer un site internet plus rapidement que prévu.

Quant à 2021, bien que cette nouvelle année soit pleine d’incertitudes, la créatrice mise sur plusieurs projets afin de développer sa marque: «Je travaille actuellement sur de petites collections qui seront lancées à la mi-mars, et une petite collection capsule de tissus uniquement certifiés Otek que j’espère sortir dans la semaine du 19 avril pour la Slow Fashion Revolution Week», confie-t-elle, tout en réfléchissant aussi aux collections de printemps et d’automne, avec le lancement de petites capsules pour l’été et l’hiver.

🪡Sacred Cloth

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Couverture: Chanti Wadge, fondatrice et créatrice de Sacred Cloth.

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