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Gallea: répondre à la crise par l’union de l’art et du virtuel

Gallea: répondre à la crise par l’union de l’art et du virtuel

«L’art vit lorsqu’il est vu». Voilà ce qui pourrait être le slogan de Gallea, start-up de l’ArtTech (Art et Technologie), qui a su passer au travers de la crise avec succès. Guillaume Parent, son cofondateur, nous explique comment l’entreprise a su saisir la balle au bond.

Le défi de Gallea se résume en une phrase: permettre aux artistes du milieu de l’art visuel de vivre leur passion en présentant leur art en ligne et hors-ligne. Lancée en janvier 2018, la plateforme québécoise présente plus de 1400 artistes originaires du Canada, des États-Unis et de l’Europe ainsi qu’une sélection de plus de 10 000 œuvres. Son but? Créer le plus gros réseau de distribution d’œuvres d’art à travers le monde en combinant galerie d’art en ligne et établissements exposants les œuvres d’artistes émergents locaux.

Guillaume Parent, président de Gallea

Rebondir grâce au virtuel

Quand les cafés et les restaurants commencent à fermer en raison de la Covid, le volet hors-ligne de Gallea est mis sur pause et Guillaume Parent, son cofondateur, sait qu’il faut agir vite. «Quand le confinement est arrivé, les lieux représentaient une très grosse partie de notre modèle d’affaires. La chute au niveau des revenus a été supérieure à 50% d’un mois à l’autre.» Deux projets forts naissent alors d’une décision, celle de se concentrer sur le volet virtuel de Gallea.

«Avec le confinement, on a vu un besoin pour les Québécois.es de pouvoir voyager tout en étant à la maison. On s’est demandés ce qu’une entreprise d’art visuel pouvait avoir comme impact positif», explique Guillaume Parent.

En partenariat avec Tourisme Montréal et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Gallea propose un cahier à colorier téléchargeable gratuitement sur le site web avec pour thématiques les destinations du Québec. Des artistes de toute la province participent au projet du cahier qui sera téléchargé plus de 5000 fois. «C’est une façon de promouvoir l’art d’ici et les artistes de notre plateforme. Chaque dessin vient avec des informations et un code QR à scanner. On arrive ensuite directement sur le profil Gallea de l’artiste en question.»

Courtoisie: Gallea. Page d’accueil de Gallea.ca

Alors qu’il se retrouve comme beaucoup de monde plongé dans une foule de réunions Zoom en guise de télétravail, Guillaume Parent se penche sur l’idée de bureaux improvisés à la maison. Ce deuxième projet éclot sous la forme d’arrières plans virtuels: un faux salon dans lequel sont introduites des œuvres d’art issues de la plateforme. «Il y en a une quarantaine à télécharger. C’est encore une fois gratuit et les gens avaient la possibilité de faire un don qui allait 100% aux artistes participants», précise le cofondateur de Gallea.

Voir l’art d’un nouvel œil 

Ils sont nombreux mais, s’il y a un élément que Guillaume Parent n’avait pas anticipé avec le retour graduel aux opérations au sein du réseau d’établissements exposants de Gallea, c’est l’importance renouvelée de l’art dans un contexte de pandémie.

«On était en discussion avec un restaurant d’Outremont qui fait partie de notre réseau et le gérant nous a dit: ‘j’ai tellement hâte que Gallea reprenne ses opérations et puisse remettre des œuvres d’art sur mes murs, car les mesures sanitaires nous poussent à avoir un environnement moins agréable visuellement’», remarque Guillaume Parent qui évoque par exemple les panneaux de plexiglas désormais exigés dans de nombreux endroits.

«Gallea permet de donner vie à ces murs avec des expositions d’œuvres d’art disponibles à l’achat qui permettent une rotation tous les 3-4 mois, on peut changer constamment l’ambiance.»

Courtoisie: Gallea. Le Pégase (restaurant).

Dans le prolongement de ce volet en ligne exploité, Gallea compte l’organisation d’une exposition virtuelle avec le Festival Fierté, l’un de ses partenaires officiels. Au programme: entrevues sur Instagram et mise à l’honneur d’artistes issus de la diversité dans le cadre du festival.

Grâce à ses différents projets mis en place après l’annonce de la pandémie, la start-up a recensé quatre fois plus de trafic qu’avant le confinement sur le site ainsi que 520% d’augmentation du taux d’inscription de nouveaux artistes sur la plateforme. Ceux-là viennent de Vancouver, Toronto ou du Manitoba. «Gallea est vraiment la plus grande galerie d’art en ligne au Canada présentement. En croissance tel qu’on l’est là, il n’y a pas de compétiteurs à ce niveau donc on est fiers mais on ne veut pas s’asseoir sur nos lauriers», ajoute le cofondateur, pour qui il est important de se réinventer en permanence pour les artistes et les amateurs d’art qui fréquentent le site.

Pour s’adapter à une situation aussi extrême que celle du coronavirus, il est question pour le cofondateur de l’entreprise d’agilité et de faire avec les outils qu’on a déjà afin de coller à une nouvelle réalité. «Le fait d’être à la maison pendant de longues périodes permet de revoir constamment notre ambiance à la maison. Avant, on avait un mur vide et on ne s’en rendait pas nécessairement compte», précise Guillaume Parent.

«Maintenant, en voyant tout le temps ce même mur on se dit: ‘tiens je pourrais encourager un artiste local, avoir une œuvre abordable qui en plus pourrait avoir un impact sur ma vie quotidienne et ma santé mentale’.»

🖼️Gallea

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