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L’après Covid-19: Plus de collaborations et d’achat local dans la mode espère Raphaëlle Bonin

L’après Covid-19: Plus de collaborations et d’achat local dans la mode espère Raphaëlle Bonin

En temps de crise, il peut être périlleux de penser à l’avenir. Mais nombreux sont les entrepreneur.es, les OBNL, les créatrices et créateurs de solutions qui cogitent sans cesse et continuent de nourrir des projets. Nous avons souhaité donner la parole à celles et ceux qui devancent un peu notre réalité et osent avoir des idées de progrès pour l’avenir. À quoi rêvent les entrepreneur.es pour le monde post-pandémie?

Station Service est une boutique-concept de produits éthiques et locaux au coeur du Plateau qui offre aux femmes une nouvelle façon d’élaborer leur garde-robe et de parfaire leur style. D’une part grâce à la location de vêtements, et d’autre part en proposant des pièces intemporelles et durables via la vente au détail.

Baron s’est entretenu avec Raphaëlle Bonin, la fondatrice de la boutique qui s’adapte après avoir été forcée de délocaliser son poste de travail en mars dernier pour continuer ses activités. À l’écoute des besoins de ses clientes, l’entrepreneure a également décidé d’offrir des masques.

Raphaëlle Bonin, fondatrice de Station Service.

Avec la pandémie et le confinement, qu’est-ce qui a changé pour votre entreprise et ses activités?

Beaucoup de choses, c’est fou. Je ne réalise pas que ça fait plus de 2 mois qu’on est en confinement. Le 19 mars dernier, j’ai pris la décision de fermer la boutique jusqu’à nouvel ordre. Pour moi ce n’était qu’une question de temps avant que le gouvernement annonce la fermeture officielle des commerces non essentiels. Le 20 mars, j’ai donc dû mettre à pied temporairement mon équipe. J’ai réduit le plus de dépenses possible, contacté mon propriétaire, mes bailleurs, etc. J’ai vite pris conscience que ce serait plus long que deux semaines et que je devrais donc m’adapter pour assurer la survie de mon entreprise.

Avez-vous mis en place des alternatives afin de vous adapter à la situation?

J’ai eu la chance d’avoir le soutien d’une partie de mon équipe, qui m’a proposé de donner un coup de pouce. On a donc mis sur pause notre service de location de vêtement et avons mis de l’énergie sur notre site web. Disons qu’on avait beaucoup d’amour à donner sur le site afin de le rendre plus complet!

Après une semaine à avancer sans trop savoir où se concentrer, je me suis questionnée sur ce que les gens auraient besoin pendant le confinement. Je souhaitais proposer des produits utiles afin de répondre aux besoins des clientes. On a donc décidé de créer la section «Stay Home» afin d’offrir des produits pour la maison, des vêtements de sport et des pièces confortables. On a aussi proposé des conseils personnalisés en ligne afin d’accompagner la clientèle. Au début, je faisais des allers-retours à la boutique tous les 2-3 jours, je revenais chez moi, j’emballais les colis sur ma table de cuisine. Il y avait des choses partout. Je travaillais des journées de fou sans trop savoir où tout ça nous mènerait.

Puis, les ventes en ligne ont commencé à augmenter et on avait de plus en plus de nouvelles clientes. J’ai donc décidé d’apporter les produits qui fonctionnaient le mieux à la maison. Je me suis créé un bureau pour préparer les commandes et gérer les livraisons. J’ai ensuite proposé à la clientèle le ramassage gratuit chez moi. Je suis retombé comme dans les débuts du lancement de mon entreprise. À l’époque, les clientes faisaient l’essayage dans ma chambre [rires]! Ce fut donc un gros retour en arrière qui m’a toutefois fait réaliser la chance que j’avais: mon entreprise continuait de fonctionner.

«J’espère qu’on aura envie de faire de la co-création, qu’on sera porté davantage vers l’achat local.»

Rapidement, j’ai vu que les gens cherchaient des masques et j’ai eu envie de contribuer. On a fait une première collaboration avec Les Enfants sauvages avec une vingtaine de masques. En moins de 12 heures, tout était parti sans même qu’on ait fait la promotion! J’ai donc réfléchi à comment on pourrait en produire en plus grande quantité et plus rapidement. Puis, on a fait une seconde collaboration avec Nemrac pour un autre modèle de masques. Cette collaboration m’a donné envie de réfléchir à la production à grande échelle. Nous sommes en train de travailler sur ce projet présentement.

Globalement, la clientèle a continué à acheter des produits variés, mais disons que notre offre s’est adaptée. Aujourd’hui, je prévois réengager mon équipe pour rouvrir progressivement la boutique lorsque ce sera possible.

 

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Dans quelle mesure la mode pourrait changer après la pandémie selon vous?

Je crois qu’elle peut changer à tellement de niveaux! D’abord, je crois que la pandémie nous invite à nous questionner sur nos pratiques personnelles, mais aussi sur l’impact de nos choix, de nos actions. C’est encore difficile de savoir de quoi auront l’air les 6 ou 12 prochains mois, voire les 2 prochaines années. Je suis toutefois convaincue qu’il y aura des changements de pratiques, de perspectives et de priorités. De mon côté, je me pose beaucoup de questions sur ma transformation en tant qu’entrepreneure.

Après la Covid-19, quel monde souhaitez-vous voir pour les entrepreneurs?

Je souhaite voir encore plus de collaborations. J’espère qu’on aura envie de faire de la co-création, qu’on sera porté davantage vers l’achat local. On remarque certainement un engouement présentement. J’espère que ça ne fera qu’augmenter et qu’ainsi l’offre sera plus variée et plus accessible.

Je souhaite aussi que nos gouvernements réalisent l’impact qu’ont les PME. Oui, on est des petites entreprises, mais on crée de l’emploi, on engage des fournisseurs d’ici et on assure une économie prospère et éthique.

La boutique Station Service sur le Plateau. Courtoisie.

De manière plus générale, qu’est-ce que vous aimeriez voir changer dans l’industrie de la mode?

Bonne question, certainement plus de travail à distance. Plus de communications peut-être? J’ai aussi l’impression qu’on réalise qu’on travaille beaucoup et qu’on n’est pas toujours efficace. On perd beaucoup de temps dans les déplacements, on peut parfois tourner en rond sur des dossiers.

De mon côté, j’ai réalisé dans les derniers mois que je suis extrêmement exigeante envers moi-même et que je ne me priorise que très rarement. J’adore travailler, je peux travailler 12 heures en ligne sans m’en rendre compte, mais j’aime aussi relaxer, prendre du temps pour moi. Travailler 12 heures en ligne 6 jours semaine, ça fait son temps! Je nous souhaite à tous de nous prioriser, de prioriser notre famille, nos amis, de continuer à faire un travail qu’on aime et de le faire de façon efficace pour avoir plus de temps pour soi.

👗 Station Service

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