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Mme L’Ovary: La révolution de la petite culotte

Mme L’Ovary: La révolution de la petite culotte

Des menstruations zéro déchet et positives? C’est la mission que ce sont données les entrepreneures Érica Athena Lebrun et Olivia Elting lorsqu’elles ont créé Mme L’Ovary en 2016 à Montréal. Leurs sous-vêtements lavables et réutilisables sont une alternative aux tampons et serviettes jetables qui représentent un risque pour notre santé dû aux produits chimiques et qui finiront dans des sites d’enfouissement pendant des années.

Après des études en Gestion du tourisme, Érica Athena Lebrun a vécu au Costa Rica, au Mexique ainsi qu’en Colombie. 

«J’ai été professeure de yoga, je trouvais toujours une façon d’être entrepreneure, de subvenir à mes besoins et d’avoir un mode de vie qui était en accord avec mes valeurs. Mme L’Ovary s’est vraiment présentée à moi comme une façon de m’épanouir et de le faire au service de quelque chose de plus grand que moi-même», raconte la cofondatrice qui s’occupe de tout l’aspect marketing pendant qu’Olivia Elting développe la production.

Le projet de concevoir des culottes avec serviettes amovibles lavables a débuté en parallèle à d’autres initiatives jusqu’à ce qu’un site Internet et une campagne de sociofinancement en janvier 2018 permettent de le propulser. L’objectif de 5 000$ de précommandes a vite été dépassé pour atteindre les 45 000$ en 40 jours.

Courtoisie Mme L’Ovary.

«La campagne de sociofinancement était une façon de montrer qu’on voulait se lancer sérieusement là-dedans et faire de plus grosses quantités puisqu’on avait déjà vu qu’il y avait un besoin et que les femmes qui testaient les serviettes menstruelles trouvaient ça incroyable. On s’est dit que c’était le moment de faire le saut, et au lieu d’en produire une centaine par-ci par-là, on va y aller avec une plus grosse production.», explique Mme Lebrun.

Parmi les grandes étapes qui ont suivi pour l’entreprise, il y a notamment l’embauche presque simultanée de deux employés. Le passage dans l’émission télévisée Dans l’œil du dragon a aussi apporté de la visibilité et de la crédibilité aux entrepreneures, tout comme la réception de prix telle la bourse d’honneur du gouvernement du Québec. Le fait d’avoir pu investir dans des publicités, en plus du bouche-à-oreille, leur a ensuite permis de rejoindre un plus large public. 

Mme L’Ovary est aujourd’hui présente dans 22 points de vente au Québec ainsi qu’un en Ontario. «On a démarré à Montréal, on est une entreprise québécoise, donc tout était en français, raconte l’entrepreneure. Et là, avec toute l’expérience et l’équipe qu’on a, on est capable de commencer à toucher le marché du Canada anglophone et éventuellement les États-Unis, donc de vraiment faire grandir notre impact.»

Courtoisie Mme L’Ovary.

Une solution environnementale

La réduction des déchets à la source est leur objectif premier.

«Le fait de voyager et de s’intégrer dans différentes cultures, ça permet d’avoir des lunettes un peu plus triptyque sur le monde moderne dans lequel on vit, souligne Érica Athena Lebrun. Voir sur des plages qui ont l’air paradisiaques [une grande] quantité de déchets, apercevoir une serviette hygiénique et des tampons qui flottent dans l’eau, ça choque!»

En portant des sous-vêtements réutilisables, chaque femme réduit de 3 kg les déchets émis annuellement. «Les gens vont adopter l’alternative avec l’objectif d’être plus écolo, mais après la première utilisation, la majorité des femmes se rend compte que c’est également tellement plus confortable», soutient la cofondatrice.

Engagement politique

Mme L’Ovary est derrière le mouvement #sangdéchet qui veut encourager les municipalités à offrir une aide financière aux citoyen.nes qui favorisent les alternatives écologiques. Le remboursement peut aller jusqu’à 50% du coût des produits d’hygiène féminine durables et réutilisables.

«Il n’y a pas d’éducation adéquate dans le système scolaire autour du sujet des menstruations.»

«Si le gouvernement accepte notre proposition, on va les aider à mettre en place le programme de subventions, assure-t-elle. Ce que l’on veut, c’est en faire la promotion, donc montrer des municipalités qui le font déjà et dévoiler les chiffres. On demande que les municipalités soient transparentes: combien de femmes ont fait la demande, combien ont été remboursées, est-ce qu’elles sauvent de l’argent au dépotoir, etc.»

Mme Lebrun ajoute qu’une consultation publique aura lieu en mars sur le bannissement des articles à usages uniques et que le mémoire devrait également être présenté à ce moment-là.

 

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S’éduquer sur les cycles 

Les deux femmes veulent améliorer la connaissance du cycle menstruel, notamment à travers un blogue, pour que les femmes puissent (re)prendre le contrôle de leur corps. Elles organisent des événements mensuels, par exemple sur la contraception naturelle ou les crampes menstruelles. Une plateforme en ligne devrait également voir le jour bientôt afin de mettre en lumière des alternatives à la médecine traditionnelle.

«On se rend compte que l’information avec laquelle on grandit, par exemple sur la menstruation, nous est fournie, adolescent, en cours de biologie. Ça dure peut-être une heure et c’est expliqué par un professeur qui est probablement très mal à l’aise d’en parler. Si tu as raté ce cours, tu as tout raté. Il n’y a pas d’éducation adéquate dans le système scolaire autour du sujet. Comme ça reste tabou, ce n’est pas tous les parents qui sont à l’aise d’en parler et eux-mêmes ont parfois de grandes lacunes à ce niveau-là», insiste Érica Athena Lebrun.

Dès septembre 2020, Mme Lebrun aimerait organiser une conférence/atelier au sein d’écoles privées et alternatives, auprès des secondaires 1 et 2, dans le cadre de leur cours intitulé Santé et sexualité.

💃🏽 Mme L’Ovary

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