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Les expositions à visiter en février à Montréal

Les expositions à visiter en février à Montréal

Pour ceux qui aiment l’art visuel autant que nous, se rendre à une exposition est probablement l’unique bonne raison de braver le froid et traverser la métropole. Peinture, photo, installation, papier, vidéo, l’offre en culture ce mois-ci est riche et susceptible de plaire au plus grand nombre. Bonnes découvertes!

〰️ «Parallel Wilderness», Vickie Vainionpää à la galerie AVE – Arts Visuels Émergents. Jusqu’au 4 mars.

«Prickly Goo», 48”x58”, Oil on linen and acrylic on wall, 2019.

«L’exposition Parallel Wilderness confronte et dévoile les mythes qui entourent la technologie et la peinture contemporaine. Grâce à l’utilisation d’un logiciel de modélisation algorithmique 3D, ses peintures et sculptures reflètent le mystère et la beauté inexploités de notre monde numérisé.

Les formes se courbent, se plient et se transforment d’une manière qui rappelle les organes, les intestins ou les organismes cellulaires. À bien des égards, ces entités détiennent la vie en elles-mêmes, provenant d’une nature différente – une nature sauvage parallèle – régulée par les forces du hasard et de l’incertitude inhérentes à l’environnement numérique dont elles sont issues. Flottant entre macro et micro, ces œuvres sont hyper chargées de la tension entre un désir en même temps naturel et artificiel.» plus d’Infos

〰️ «Ce qui n’est plus pas encore», Miryam Charles, James Nicholas Dumile Goddard, Rochelle Goldberg, Fallon Simard, Malena Szlam et Syrus Marcus Ware à la Galerie Leonard & Bina Ellen Art Gallery. Du 5 février au 4 avril.

Courtoisie Malena Szlam.

«Ce qui n’est plus pas encore repose sur la prémisse que l’apocalypse n’est pas à venir, mais en cours. En se détournant des scénarios habituels évoquant l’extinction planétaire, les artistes de cette exposition suggèrent des reconfigurations de nos récits apocalyptiques en insistant sur le fait que la fin est plurielle, qu’elle survient et qu’elle a déjà eu lieu, qu’elle se répartit inégalement dans le temps et dans l’espace.

Selon le modèle biblique, l’apocalypse se fonde sur la révélation, une vision de fin des temps qui mène à un dévoilement. Dans l’exposition, ce sont les diverses manifestations qu’incarne cette révélation face à la catastrophe qui font l’objet d’une attention particulière, de même que la façon dont chacune offre une perspective sur les problèmes, conflits, dynamiques sociales et histoires qui, bien qu’omniprésents, demeurent invisibles.» événement facebook

〰️ «What the Frog’s Eye Tells the Frog’s Brain», Mathieu Cardin à la galerie VOX, centre de l’image contemporaine. Du 11 janvier au 7 mars.

«La muséologie a traditionnellement défini l’exposition comme un appareil de visibilité duquel on déduisait des connaissances sur la culture, la nature, l’art, etc. Dans une nouvelle installation conçue spécifiquement pour VOX, Mathieu Cardin imagine une scénographie qui « expose » les dispositifs de visibilité généralement employés par les musées d’histoire naturelle.

Son usage d’un parcours en stations, de scènes recomposées, d’effets illusionnistes, de panneaux didactiques, d’artefacts et de décors artificiels offre néanmoins une étrange expérience de la nature. La clé se trouve sans doute dans le titre même de l’exposition, emprunté à un texte bien connu des neurosciences dans lequel on révélait, dès 1959, que l’œil d’une grenouille ne communique pas au cerveau que l’intensité de la lumière, mais plutôt un ensemble de stimuli visuels lui permettant de la percevoir dans un langage déjà organisé, déjà interprété.» plus d’infos

〰️ «Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage» par l’organisme Nigra Iuventa en tournée dans les galeries Fonderie Darling du 6 au 13 février, au Centre culturel Georges-Vanier 13 au 28 février et à CDEx du 20 au 27 février.

Courtoisie Nigra Iuventa.

«D’après le titre de l’autobiographie de l’écrivaine américaine Maya Angelou, l’exposition collective est une reflexion sur des enjeux liés à la santé mentale dans les communautés noires (trauma intergénérationnel, dépression, stigmatisation de la maladie mentale, violence politique).» événement facebook

〰️ «Pause Papier: Les mondes de Karine Demers et Megan Herwig», Megan Herwig et Karine Demers à la Galerie D’Este. Du 6 février au 1er mars.

«Les deux artistes utilisent le papier comme médium pour réfléchir et méditer, la complexité de leur travail nous invite à prendre une pause et à apprécier leurs mondes créés.

Inspirée par le papier comme médium, c’est en le pliant en formes simples et en très grand nombre que les œuvres de Karine Demers se construisent. Elle travaille le papier en s’inspirant de diverses techniques empruntées aux traditions de l’origami et de la mosaïque. La lumière, sous différents angles, ajoute des effets de profondeur sur le relief des pliages.
La contrainte de désordres d’habitude (TOC / obsessions d’ordre et de symétrie) et des troubles alimentaires, devenant force créatrice. L’art-thérapie permet à cette artiste de se libérer à travers une démarche esthétique s’inscrivant dans l’analyse de son identité intérieure, l’expression de ses émotions et l’affirmation de sa personnalité. Sa démarche est une réflexion sur un désir de mettre en scène la beauté dans la vulnérabilité de notre existence.

Megan Herwig crée des collages représentant des propriétés imaginaires qui, bien que dénuées de paysage, restent très inspirées par l’éloignement et la solitude que l’on peut ressentir lorsqu’on se retrouve au beau milieu de la nature. Elle recherche les expériences transformatrices qui se produisent lorsque l’on se retrouve seules dans les vastes étendues du désert ou bien nichées dans les arbres.» événement facebook 

〰️ «Communauté intentionnelle», exposition collective des étudiant.es de premier cycle à la Galerie FOFA. Jusqu’au 21 février.

Alice Reiter, Alternative Peeling (2018). Digital video. Courtoisie.

«L’exposition des étudiants et étudiantes de premier cycle vise à illustrer les diverses pratiques artistiques et recherches en cours à la Faculté des beaux-arts. Conjuguant les efforts de nombreux membres de l’effectif étudiant, du personnel et du corps professoral, cette initiative interdisciplinaire aboutit non seulement à une exposition, mais aussi à une publication et à une série de performances.

Cette année, l’exposition Communauté intentionnelle révèle un sentiment qui perdure dans toutes les œuvres sélectionnées par le jury. Ce sentiment est celui du désir de faire partie d’une communauté ayant un degré élevé de cohésion sociale et de coopération, grâce à une capacité autocritique transformative. Ces travaux dévoilent des interrogations quant à la construction de l’identité et à l’impact de l’humanité sur notre planète, ainsi que des questions relatives à la diversité culturelle, au genre et à l’esthétique. Soucieux d’enjeux actuels, les artistes obligent les spectateurs à confronter leurs propres habitudes et à aborder des sujets épineux.» plus d’infos

〰️ «OUT», Kelly Brown, Christian Carlsen, Eric Derochette, Eric Godin, Thomas Labarthe et Joseph Lambert à la Galerie C.O.A. Du 6 février au 7 mars.

Courtoisie.

«À une époque où l’art brut envahit les musées les plus emblématiques, et en réaction à une société où l’image est systématiquement standardisée, la parole est donnée aux artistes singuliers. Six d’entre eux s’emparent des murs de la galerie – dont quatre présentant des incapacités intellectuelles – originaires du Québec, de France, de Belgique, du Danemark et des États-Unis.

Entre art et incapacités intellectuelles, il s’agit de la rencontre de deux mondes différents et pourtant conjointement reliés. C.O.A décide de parler d’inclusion et ouvre le dialogue entre source de créativité et rendu plastique. Les six artistes exposés convergent tous vers une pratique intuitive de l’art. La volonté est de créer sans pour autant s’inscrire dans un champ artistique particulier. L’art brut serait avant tout une intention, celle de créer un langage nouveau éloigné du grand système de l’Art.» événement facebook

〰️ «VERT», exposition collective au Livart. Du 6 février au 1er mars.

«Au sein de son livre intitulé « Vert, Histoire d’une couleur », Michel Pastoureau explique que : “Chimiquement instable, le vert a symboliquement été associé à tout ce qui était instable : l’enfance, l’amour, la chance, le jeu, le hasard, l’argent. Ce n’est qu’à l’époque romantique qu’il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé de l’hygiène et enfin de l’écologie. Aujourd’hui, l’Occident lui confie l’impossible mission de sauver la planète.”

Les connotations du vert, couleur secondaire issue de l’association entre le bleu et le jaune, sont donc multiples tout en entrant parfois en contradiction. Ambiguë, cette couleur, comme l’a montré Michel Pastoureau, mérite une attention particulière au sein de l’histoire de l’art. Des oeuvres de Van Eyck à Tamara de Lempicka, en passant par les Impressionnistes et les Pointillistes, le vert est devenu emblématique. Dans un contexte où vert et protection de l’environnement semblent ne faire qu’un, nous voulons laisser la possibilité aux artistes d’exprimer leur regard contemporain sur cette couleur ambivalente qu’est le vert.

Avec: Léa Martin, Marie-Ève Caron, Sylvie Pinsonneault, Josie-Anne Lemieux, Rafael Arturo Bernal, Elaine Despins, Carlos Soriano, Christina Martin, Sarita Wallengren, Xavier Orssaud, Maude Corriveau, Renaud Séguin, Nicolas Nabonne et Alice Zerini-Le Reste.» événement facebook 

〰️ «Carillon decolonial: une Histoire de famille», Eddy Firmin à la galerie Art Mûr. Jusqu’au 29 février.

«L’ancrage ne signifie pas l’immobilité, l’impossibilité de bouger mais plutôt de se déplacer, de voyager, d’aller vers l’inattendu, l’étrangeté tout revenant à ce qui reste fondamental. Dans ces va et vient, entre d’où nous venons – une histoire, une langue, des mémoires, des paysages, des mots, des pensées, des sons—, que nous emportons avec nous comme traces, fragments, et ce que nous découvrons—une histoire, une langue, des mémoires, des paysages, des mots, des pensées, des sons—se construit un itinéraire dans lequel nous puisons des images, des idées, des questionnements. Pour Eddy Firmin, dit Ano, cet ancrage est l’esclavage colonial, ce qu’il a fabriqué et soit l’être humain noir objet de commerce, et toutes les formes de résistance à sa brutalité.

Originaire de la Guadeloupe, colonie française esclavagiste des Antilles, devenue « département d’outre-mer » français, Eddy Firmin se dit d’une bossale autrement dit d’une femme esclavagisée qui n’est pas née dans la colonie mais d’une femme née africaine et déportée « sur une colonie », d’une bossale, d’une femme née en Afrique et déportée sur une colonie. [Texte de Françoise Vergès].» événement facebook

〰️ «Septième ciel», David Eliott à la Galerie Nicolas Robert. Jusqu’au 14 mars.

«Elliott propose ici un corpus d’œuvres composé de dioramas de petite taille ancrée dans la tradition du cabinet de curiosité et du théâtre d’ombres. Pendant plusieurs années, Elliott réalisa des huiles sur toile souvent monumentales. Plus récemment, l’artiste s’est réorienté vers la réalisation de petits boîtiers-collages, dans le même esprit que les maquettes qu’il utilisait autrefois pour ses peintures. Intimes, souvent sentimentaux, avec une touche d’humour noir, on croirait voir des vignettes d’une production théâtrale ou filmique. Leur échelle diminutive dément leur puissance émotive et psychologique.» événement facebook 

〰️ Kimura byol-nathalie lemoine et Marion Lessard à Dazibao, images, expositions, éditions. Jusqu’au 21 mars.

 

«Le travail de Kimura byol-nathalie lemoine fascine par son ampleur et par son évolution au fil de ce qui semble être plusieurs vies, sur plusieurs continents. Sa pratique artistique, qui pourrait également être considérée comme un archivage activiste, prend diverses formes : calligraphie, photographie, peinture, poésie et vidéo. Par ces médiums, kimura-lemoine aborde les questions d’identité, de genre, de race, de couleur de peau ainsi que celles de la diaspora et de l’immigration. L’enjeu pour l’artiste est éminemment personnel, toutefois le sentiment d’être Autre s’exprime souvent dans son travail en faisant entendre la voix des autres. Communauté et collaboration, processus de compréhension et d’incompréhension, font partie intégrante d’un ensemble où la transgression est intarissable.

Marion Lessard s’incarne en cinq individus: Marie Cherbat-Schiller, Jean-Nicolas Léonard, Élisabeth M. Larouine, Claude Romain et Alice Roussel. Dans un maillage complexe, le Collectif Marion Lessard tisse une trame créatrice intégrale et unifiée, nourrie de multiples ramifications et paradoxes.

Doublures, œuvre qui pourrait paraitre puiser dans le canonique Vertigo d’Hitchcock surtout pour la thématique du double et des vertiges troubles qu’elle suscite, fait plutôt saillir le motif d’un processus artistique quasi télescopique où rien n’est plus plausible que l’invraisemblable et où la notion d’auteur est inlassablement ébranlée. Entre le remake, le making of et l’œuvre originale, Doublures met en scène cinq moments clés de Vertigo actualisés par les cinq membres du Collectif Marion Lessard, dirigés par cinq réalisateurs différents dont le travail est soigneusement documenté. Fiction et documentaire s’y emboitent dans une quête philosophique de l’authenticité.» événement facebook

〰️ «F E U», une exposition itinérante du Conseil des arts de Montréal en tournée, conçue et réalisée par CIRCA art actuel au Centre d’exposition Lethbridge. Jusqu’au 22 mars.

«F E U souligne le 30e anniversaire du Centre d’artistes autogéré CIRCA art actuel et témoigne de la vitalité des pratiques sculpturales et installatives.

« Ce sont les œuvres de Philippe Caron-Lefebvre, duo Couturier Lafargue, Chantal Durand, Yves Louis-Seize, Dominic Papillon et Éric Sauvé qui seront à (re)découvrir au Centre Lethbridge. À leur manière, les installations abordent la notion du feu comme allégorie de la civilisation technicienne. Elles sont les traces de ce qui subsiste comme métier, comme technique, sinon comme facteur de progrès industriel. Et puisque la langue française propose une multitude de figures à son sujet, dont certaines relèvent du désir, le feu est aussi une métaphore extraordinaire pour évoquer la passion de la création. » – André-Louis Paré, commissaire.»

〰️ «Point de basculement», Sarah Hatton à la galerie Visual Voice. Juqu’au 4 mars.

Courtoisie Sarah Hatton.

«Point de basculement est une déclaration trompeusement simple sur l’état des océans et des récifs coralliens du monde, menacés par des températures extrêmement élevées et la pollution plastique. L’artiste a utilisé des plastiques à usage unique, répétés en masse, pour créer un récif squelettique blanc blanchi, rempli d’un symbolisme déchirant.» plus d’infos

〰️ «Show of Hands», Glenda León, Micah Lexier et Sanaz Sohrabi à Arprim, centre d’essai en art imprimé. Jusqu’au 22 février.

«Alors que les images empruntent à grande vitesse les canaux numériques, l’imprimé demeure néanmoins la voie privilégiée d’une myriade d’objets faisant partie de notre quotidien. Qu’il s’agisse d’emballages cartonnés arborant symboles et pictogrammes, de photographies reproduites dans des livres ou des journaux ou même des billets de banque, l’image imprimée régule de nombreux systèmes économiques, culturels et politiques. Show of Hands s’intéresse à son mouvement circulatoire et à son potentiel symbolique dans l’écriture de trames narratives historiques et sociales. À travers l’appropriation, les œuvres de Glenda León, Micah Lexier et Sanaz Sohrabi mettent en lumière les processus de construction des images et leur agentivité lorsqu’elles sont manipulées dans leur matérialité et leur contenu.» plus d’infos

〰️ «Cause à effet», exposition collective & «Positions» de Nicolas Grenier à la galerie Bradley Ertaskiran. Jusqu’au 7 mars.

«Positions» de Nicolas Grenier.

«Bradley Ertaskiran est fière de présenter Positions, la première exposition individuelle de Nicolas Grenier prenant place dans l’espace bunker de la galerie. Avec ce nouveau corpus, l’artiste élargit son approche créative multiforme en incorporant les développements récents dans la recherche et les méthodes qui nourrissent sa pratique. L’exposition met de l’avant une série de peintures présentées sur des structures installatives de formes irrégulières, ou accrochées aux murs de béton de la galerie.

Cause à effet initie un dialogue entre les œuvres de huit artistes autour des notions d’autonomie propre à l’objet et de pouvoir transformatif. L’idée de l’exposition est née d’un intérêt pour les œuvres créées au fil du temps et au gré des phénomènes naturels. Ainsi, l’ombre et la lumière, les réactions chimiques et leurs empreintes ainsi que les réflexions sur la mortalité et la postérité, sont autant de concepts explorés dans le cadre de cette exposition. À cela s’ajoutent des œuvres qui évoquent une transcendance spirituelle, purgatoire virtuel et supercheries numériques qui permettent de créer des liens entre l’expérience vécue par le public, tantôt mystique, sombre, ou troublante, et les processus qui échappent au contrôle même de l’artiste.» plus d’infos

〰️ «Coups de Coeur», Ge L’Heureux, YangYang Pan, Marco Royal, Guylaine Chevarie-Lessard, Frank Caracciolo, Demetrios Papakostas et Sean Montgomery à la galerie Archive Contemporary. Du 8 février au 2 mars.

Yangyang Pan.

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〰️ «Histoires Histoire», exposition collective à la galerie Diagonale.

«Histoires Histoire est le premier volet d’une série de contextes expositionnels et réflexifs ayant pour point de départ les écrits de la chercheuse en théories féministes et études sur la mémoire (memory studies), Marianne Hirsch. Proposant de penser la mobilité mémorielle et la potentialisation de l’Histoire, l’exposition croise les regards d’artistes issues de la scène internationale dont la (re)lecture de celle-ci met en lumière leur capacité à en proposer de nouvelles avenues, au moyen de l’insémination – toujours plus croissante – du récit. Les œuvres présentées sous forme de vidéos, textes, objets et installation font ainsi état d’une mémoire partagée, abordant des évènements historiques et des contextes sociopolitiques qui, à la rencontre du récit personnel ou fictif, forment des outils entre les mains des artistes pour travailler le factuel telle une matière et en potentialiser les perspectives.» événement facebook

〰️ «Le titrage unique», exposition collective à La Castiglione. Jusqu’au 22 février.

«Une exposition autour du tirage unique, en opposition à l’image multiple, voir reproductible. Une image qui se fait rare, qui se fait désirée, mais surtout, qui nous a fait beaucoup réfléchir. Certaines images sont issues d’un positif direct, comme les impressions à la gomme bichromate sur cyanotype d’Evergon et les photogrammes de Pierre Gauvin, de Janie Julien-Fort, de Francis Macchiagodena ainsi que celui d’Andrea Szilasi, exposé avec une image polaroïd.

Certains artistes sont intervenus sur la photographie de manière à ce que l’image ne puisse être répétée deux fois, tel Fern de Hua Jin, où y est intégrée une tige de fougère sur l’image; les incisions de Sylvie Readman, faits à même le tirage photographique et les épreuves à la gélatine argentique de George Steeves, enduites de touches de peinture à l’huile.

Certains ont égaré le fichier numérique rendant bien involontairement le tirage unique, comme il en est le cas avec l’image de Pierre Blache.» événement facebook

〰️ «Trames narratives», Aquin, Kitenge Banza, Phenix à la Galerie Hugues Charbonneau. Jusqu’au 22 février.

Moridja Kitenge Banza.

«Pour cette exposition explorant des stratégies narratives, la Galerie Hugues Charbonneau présente le tout nouveau livre de Benoit Aquin « La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii », des peintures de l’artiste Moridja Kitenge Banza, tirées de sa série « Chiromancie », ainsi que des tableaux et collages récents par l’artiste figurative engagée Cindy Phenix.» plus d’infos

〰️ «A L M A», Jean-Maxime Dufresne à la galerie Occurrence – Espace d’art et d’essai contemporains. Jusqu’au 29 février.

«A.L.M.A. (Acqua, Luce, Materia, Aria) est un travail d’investigation sur les atmosphères de pouvoir d’une cité comme Rome – et l’environnement construit qu’elles ont influencé -, en explorant les formes d’excès et de défaillances dans la manipulation de ressources rattachées à l’eau, la lumière, la matière et l’air.

Des éléments fondamentaux à travers lesquels elle a historiquement consolidé sa puissance, et de manière plus sophistiquée, par l’orchestration d’ambiances autour de ceux-ci, avec différentes formes de calibrage sensoriel, de scénographie urbaine ou de simples opérations de maintenance. Parmi ces atmosphères troubles, mentionnons une crise récente d’approvisionnement en eau en pleine canicule, qui remet en perspective une puissance associée au contrôle de ressources hydrauliques à travers l’érection d’aqueducs et de fontaines baroques; l’ode à la lumière et le recours à des stratégies d’éclairage nocturne pour magnifier des zones de la ville au détriment d’autres lieux; l’extraction et les usages ramifiés du marbre blanc de Carrare comme un matériau codifié dans l’architecture de pouvoir; le monitoring de l’air ambiant, que ce soit celui d’un milieu muséal chargé de dioxyde de carbone avec les afflux du tourisme, ou la présence de contaminants aériens qui accélèrent le vieillissement de pins parasols introduits par le régime mussolinien pour façonner l’horizon de la ville avec leurs canopées.» plus d’infos

〰️ «La recette: faire de l’art latino-américain au Canada», exposition collective à la galerie OBORO. Jusqu’au 7 mars.

Tonel, Art Shouldn’t Be Expensive to Make.

«La recette: faire de l’art latino-américain au Canada rassemble six artistes et deux commissaires d’exposition d’origine colombienne, guatémaltèque, brésilienne, vénézuélienne, salvadorienne et cubaine. Ces artistes et commissaires vivent, travaillent et rêvent à Chicoutimi, Montréal, Québec, Toronto, Oakville et Vancouver. Ces artistes et commissaires existent, œuvrent et (s’)imaginent aussi à travers et au-delà de plusieurs territoires, passant de l’Amérique du Nord à l’Amérique latine, allant parfois jusqu’aux confins de la planète. Réuni.e.s à OBORO, ils et elles se demandent, avec appétit et gourmandise, quelle combinaison d’ »ingrédients » est nécessaire pour qu’une œuvre d’art conçue, échafaudée ou songée en territoire canadien puisse y être appréhendée comme étant « latino-américaine ».»

 

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