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Est-ce la fin des (grands) festivals de bières?

Est-ce la fin des (grands) festivals de bières?

En 2019, nous nous sommes dirigés vers plusieurs festivals de bières à travers la province. Ça a été des milliers de kilomètres, des tonnes de bières, des bear hugs et des entrevues avec des brasseurs et brasseuses allumés. On a aussi eu la chance de rencontrer le personnel souriant (et fatigué) derrière tous ces événements qui vous garantit une expérience unique. Mais est-ce que ces grandes festivités valent le déplacement?

Désormais, des milliers de festivaliers viennent découvrir de nouvelles bières et brasseries dans des festivals. Au fur et à mesure que l’industrie de la bière artisanale et locale se développe, celle des événements de bières se développe en parallèle, devenant de plus en plus grands. Cela vient avec la problématique de dénicher des commanditaires avec un plus gros impact, d’avoir malheureusement une empreinte écologique plus forte, d’engendrer plus de dépenses aux brasseurs, de déployer de plus grandes organisations avec des coûts logistiques, pour, espérons-le, plus de dollars pour les microbrasseurs et l’économie locale.

Alors que nous passons l’été entouré d’autres amoureux de la bière et que nous parlons aux brasseurs de leurs expériences en festival (ils en adorent chaque seconde), de leur retour sur investissement (la quantité de préparation pour faire entre 3 à 6 festivals est époustouflante), de la réalité de leur entreprise et des projets à venir, nous commençons à nous apercevoir que ces festivals de bières deviennent la copie conforme des autres festivals à grand public, comme ceux en musique, avec les maux de tête qui viennent avec. 

Bien sûr, ces événements demeurent un excellent moyen de découvrir de nouvelles microbrasseries et ils sont un puissant outil promotionnel pour chacune d’entre elles.

Mais pour une industrie qui se veut axée locale, perdons-nous de vue l’artisanat de la bière en organisant de tels méga-événements? Oublions-nous ce qui nous attire dans cet univers, soit l’attitude «punk DIY» de brasser une bière locale authentique? Est-il temps de repenser les festivals à une dimension plus humaine?

Voici quelques exemples d’événements qui, selon moi, parviennent à conserver les dimensions craft et locale de la bière…

La Commission Brassicole à Saint-Casimir par la microbrasserie Les Grands Bois; un événement de 2 jours avec une incroyable gamme de brasseurs, de la nourriture locale et des concerts où vous pouvez prendre tout votre temps pour rencontrer des brasseurs sans file d’attente. Et si la météo est clémente, vous pouvez même faire un saut dans la rivière. 

Foudres Unis par la Brasserie Dunham qui réunit tous les 2 ans des brasseurs du monde entier pour une journée de gastronomie et de rencontres brassicoles agréables. 

L’Oktoberfest Gaspésien à Gaspé; un événement qui rassemble des brasseries légendaires dans un cadre intimiste pour que vous puissiez profiter du travail artisanal à chaque gorgée.

Pouvons-nous ainsi commencer à concevoir des événements plus locaux, pop-up et à taille humaine où les brasseurs artisanaux peuvent profiter de l’été sans se soucier de pousser la machine au maximum pour produire de la bière encore de la bière pour les événements? Soit dit en passant, les brasseurs m’ont indiqué réduire de plus en plus leur présence pour s’assurer que leurs consommateurs locaux soient bien servis.

Je sais que beaucoup de gens n’ont pas le temps de voyager à travers toute la province. Bucké, un distributeur de bière, possède une tente coopérative avec plus de 30 brasseurs et 100 lignes de bières en fût au Festibière à Québec. Je peux imaginer cette solution simple mise en œuvre à travers plusieurs événements similaires.

Je ne dis pas qu’il ne faut plus se rendre dans les grands festivals, il y a une bonne partie de la population qui les aime, et tant mieux! Mais peut-être est-il temps de penser à améliorer l’expérience afin que les amateurs de bière, les brasseurs et les entreprises locales puissent profiter eux aussi de cette industrie en croissance.

Si vous êtes membre de l’industrie de la microbrasserie au Québec et au Canada, consultez notre infolettre d’affaires brassicole du mois de mars sur les festivals sur BaronMag.com. Je suis également disponible par courriel: [email protected] et instagram.com/leonardocalcagno/

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