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Pierre-Marie Postel, illustrateur, graphiste et motion designer

Pierre-Marie Postel, illustrateur, graphiste et motion designer

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je m’appelle Pierre-Marie Postel, j’ai 24 ans et je suis un illustrateur/designer graphique français, basé à Caen sous le nom d’artiste Paiheme (à prononcer PM!).

J’essaie de toucher à tout pour tout ce qui relève de la création visuelle et imprègne mes travaux de mes voyages, en particulier de l’Asie et du Japon.

Pour mon parcours, après avoir obtenu mon bac, je me suis dirigé vers le droit. J’ai rapidement compris que ce milieu n’était pas pour moi. C’est pourquoi, durant la période des examens à la fin de cette même année, j’ai préparé un book (ma foi assez catastrophique) et je me suis présenté à un entretien à l’École Supérieur de Design Graphique et Multimédia de Brassart de Caen. Après une prépa, et une licence avec des hauts et des bas, finalement, j’ai obtenu mon diplôme comme major de promo! Depuis, je travaille donc en freelance à mon compte.

Votre emploi et titre actuel?

Un mélange entre illustrateur, graphiste, motion designer et artiste. Mais en général, je dis simplement illustrateur, car mes travaux répondent à 90% du temps à ces commandes et c’est ce que je préfère faire. 

Dans quelle ville travaillez-vous?

A Caen en France! Mais l’avantage d’être en freelance et de tout recevoir par internet me permet d’avoir de la mobilité et donc de pouvoir aussi voyager tout en travaillant. La mobilité m’est très précieuse et constitue une des raisons pourquoi j’aime faire ce métier.

Un mot pour définir le type de travailleur que vous êtes…

Je dirais que je suis passionné!

Qu’est-ce qui rend votre compagnie unique? 

Je n’irais pas jusqu’à dire «unique», mais depuis que j’ai mis en place Paiheme Studio je me focalise sur des illustrations qui ont toutes pour point commun la réutilisation de codes graphiques vintage imprégnés de la culture japonaise. En fait, plus simplement, mon père m’a transmis le virus de chiner dans les brocantes, et aujourd’hui, j’adore dénicher de vieux objets, d’anciennes publicités ou des magazines oubliés, m’en inspirer et en intégrer les particularités graphiques dans mon travail. Ça nécessite beaucoup de recherches, mais c’est la partie préférée de mon job!

Quelle est la taille de votre compagnie?

Je suis actuellement seul pour le moment. J’ai beaucoup de projets en tête et j’espère aller beaucoup plus loin.

Quels outils sont essentiels à votre vie?

Un crayon, du papier, et Photoshop pour le coeur du boulot.
 Instagram pour l’exposition et Behance pour le référencement web.
 Headspace de temps en temps pour la méditation.

À quoi ressemble votre espace de bureau?

Une table en bois de récupération, un ordinateur taïwanais qui tombe en lambeaux, une tablette graphique chinoise, un second écran d’appoint, beaucoup de livres, autant de plantes et un crâne (c’est très pratique!).

 

Avez­-vous une façon d’organiser vos journées afin d’optimiser votre travail?

En général, je commence par répondre aux e-mails reçus dans la nuit. Puis je prépare un post pour certains de mes réseaux sociaux que je publierais en temps voulu.

Dans une journée, j’ai toujours au moins de «l’exécution» pour un client (pour moi c’est ce qui a déjà été préalablement validé et j’ai plus qu’à travailler) et de la «recherche de direction artistique» pour un autre (que ce soit du logo, de l’illustration, etc…).

Sinon je me fais des plannings toutes les 2/3 semaines et j’essaie de m’y tenir, mais en général, c’est pas gagné, haha!

Quels «trucs» conseilleriez-vous pour améliorer la productivité?

Trouver des petits trucs pour se forcer à travailler et rendre ça plus cool! Par exemple, j’habite en centre-ville et mon studio est un peu plus loin. Rien que l’idée de devoir payer le parcmètre pour ma voiture est pénible, du coup ça me force à partir aux alentours de 9h et de ne pas rentrer avant 19h.

Plus sérieusement, je fais des grandes listes et colle plein de post-it sur toute une partie d’un mur. C’est très bête, mais le simple fait de barrer quelque chose de terminé permet de vraiment mettre fin à un poids psychologique. Je ne suis pas trop dans le délire «startuper», mais j’ai plein de petits réflexes qui relèvent de la gamification et qui me permettent de tirer de la satisfaction ou de la motivation depuis des choses simples.

«Je vois vraiment les réseaux sociaux comme un outil de travail et quand je vois à quel point ça me permet de développer des projets, je trouve qu’il est vraiment important de pouvoir disposer de ces « outils » comme on l’entend, de prendre le temps de les comprendre et de les étudier.»

Comment contrôlez-vous la croissance de votre auto-entreprise?

Je ne contrôle rien, je suis en roue libre!

Plus sérieusement, tout se passe bien pour le moment, les commandes que je reçois sont de plus en plus intéressantes et de plus en plus nombreuses. C’est sur la bonne voie!

Qu’est-ce que votre marque reflète?

J’essaie de créer une immersion dans un univers japonais foisonnant de détails et de références culturelles.
Je fais des recherches et m’imprègne de mes diverses trouvailles, puis je tente de les restituer dans de nouveaux concepts ou utilisations.

Comment votre design a-t-il été conçu?

Je réalise tout moi-même. Souvent, après des recherches, je prends un crayon à papier et commence par esquisser des idées pour ensuite aboutir à des croquis plus complets et travaillés. Ensuite je scanne ce croquis et le finalise via Photoshop.

Qu’est-ce qui vous inspire et vous motive à aller au travail chaque jour?

Les travaux des autres artistes et les projets excitants! Et aussi, le fait de vouloir me dépasser tous les jours.

 

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

De voyager, assurément. Je me rappelle qu’un jour au lycée, après un cours, mon professeur d’histoire-géographie trouvait que mon choix d’aller en droit ne me correspondait pas.
Il avait beaucoup voyagé par le passé et il se servait de ses anecdotes pour nous faire rire ou garder notre concentration en cours. Quand j’ai entrepris d’aller travailler au Brésil pendant un mois à la fin de mon année universitaire, je me suis rappelé de sa phrase et elle était devenue tellement vraie. Depuis j’essaie de voyager un maximum, car on y apprend autant sur les autres que sur nous.

Quelle est votre stratégie en ligne?

J’essaie de publier mon travail le plus régulièrement possible sur de nombreux réseaux sociaux et sites afin d’améliorer mon référencement naturel. Je vois vraiment les réseaux sociaux comme un outil de travail et quand je vois à quel point ça me permet de développer des projets, je trouve qu’il est vraiment important de pouvoir disposer de ces « outils » comme on l’entend, de prendre le temps de les comprendre et de les étudier. Ça me permet d’analyser des tendances graphiques qui se dégagent, des sujets récurrents et tout un tas d’autres choses que j’essaie ensuite d’intégrer dans mes illustrations. Ou sinon d’aller justement à contre-courant.

Quel est votre meilleur truc pour sauver du temps?

Limiter les échanges de e-mails et laisser parler mes illustrations à la place. On m’a appris à l’école de toujours présenter plusieurs propositions à mes clients. En réalité, un croquis assez complet avec un véritable effort et une recherche de composition est bien souvent plus rapide et plus efficace. Je crois que j’avais trouvé ce conseil en plus dans un talk-show de Tyrsa!
Sinon pour ce qui est des tâches un peu embêtantes, je dirais optimiser son workflow en automatisant des tâches ou des processus pas très drôles et organiser correctement son espace de travail. Par exemple, sur Photoshop, pour réaliser certains effets dans mes travaux, je me sers fréquemment de scripts que j’ai récupérés ou conçus et je procède souvent dans le même ordre. Pour ce qui est de l’organisation, je me sers énormément de références, donc en général tout est bien rangé et tous les dossiers ont la même architecture pour avoir des chemins les plus efficaces possible.

Quelles sont vos routines de fin et de début de journée?

Regarder des animés! Et accessoirement faire de la veille graphique.

Quels ont été vos plus grands défis en tant qu’entrepreneur?

Je ne sais pas si on peut appeler ça un défi, mais je dirais voyager à l’étranger tout en travaillant en freelance en même temps. Je m’informais beaucoup il y a un peu plus d’un an sur tous ces gens qui deviennent des digital nomades et la réalité s’est avérée bien plus compliquée que prévu. J’ai fait ça durant deux mois et demi en sillonnant le Vietnam, le Cambodge et une fois arrivé en Thaïlande, le travail devenait trop important à ce moment, je suis donc rentré en France. Pourtant, durant cette courte période, j’ai réussi à travailler plus tout en découvrant des choses.

Quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui souhaite se lancer à son compte?

Je pense que ce serait «sois curieux», parce que la curiosité amène la découverte et donc, le voyage, l’apprentissage, etc.
Et elle ne naît pas nécessairement instinctivement, il faut l’entretenir mais si on y arrive elle peut nous emmener très loin, je trouve!

Mis à part votre ordinateur et votre téléphone, de quel gadget ne pouvez-vous pas vous passer?


J’ai toujours ma Kindle ou un bouquin avec moi, je ne suis pas un gros lecteur mais un petit peu tous les jours c’est toujours mieux que rien!

㊗️🇫🇷 Paiheme

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