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Comprendre le défi du financement dans l’audiovisuel avec L’inis

Comprendre le défi du financement dans l’audiovisuel avec L’inis

Programme B

Créé en 1996, L’institut national de l’image et du son (L’inis) est un organisme à but non lucratif qui contribue au développement du milieu professionnel du cinéma, de la télévision et des médias interactifs du Québec et du Canada. Seul pôle francophone de ce type en Amérique du Nord, L’inis propose plusieurs formations d’excellence qui permettent aux professionnels en exercice de développer de nouvelles compétences et aux étudiants d’apprendre les différents corps de métiers de l’audiovisuel en travaillant sur des projets concrets et professionnels.

En plus des cours, L’inis organise régulièrement des tables rondes avec des experts du milieu qui sont destinées à ceux et celles qui désirent en savoir plus sur les différents aspects du métier de l’audiovisuel. Rencontre avec Jean Fugazza, président et producteur aux Productions Ecranhia, formateur à L’inis et producteur depuis plus de 30 ans, qui sera présent à la table ronde sur le financement le 23 octobre prochain.

Le rôle de producteur

«Le producteur, c’est le maître d’oeuvre économique du projet. Lorsqu’une personne à l’idée d’un projet, c’est le producteur qui s’occupe de contacter les diffuseurs et les distributeurs pour s’assurer de l’intérêt du projet et de sa viabilité économique, explique Jean Fugazza. Ensuite, il faut trouver les sources de financement et monter les dossiers nécessaires pour les obtenir. Il est de sa responsabilité de connaître toutes les sources de financement disponibles pour s’assurer de la faisabilité du projet.»

Une fois que le projet est accepté, il faut lui faire prendre vie et, côté budget, le rôle du producteur est primordial à chacune des étapes comme nous le précise Jean Fugazza: «Ensuite, en accord avec l’auteur et le réalisateur, c’est l’ensemble de l’embauche des équipes et de sa gestion financière et humaine dont il faut s’occuper. Après ça, il faut s’assurer de la livraison du projet et de la paperasse à compléter, car les derniers chèques arrivent parfois un an et demi après la diffusion du projet.»

Trouver du financement

Publiques ou privées, les sources de financement sont nombreuses et variées pour produire un projet.

«En télévision, c’est un peu différent du cinéma, car, depuis quelques années maintenant, à partir du moment où le diffuseur accepte, il nous donne accès automatiquement à toutes ses sources de financement telles que sa licence pour diffuser le film, le fond des médias à travers son enveloppe de rendement, les crédits d’impôt, etc. C’est vraiment le rêve de tous les producteurs quand le diffuseur accepte et que tout s’enclenche, affirme le producteur. Le plus gros problème, c’est de vendre l’idée, ça peut prendre trois jours comme ça peut prendre trois ans. Il faut arriver au bon moment, avec le bon concept.»

Mais alors d’où viennent ses sources de financement principalement? «Globalement, on fonctionne dans un écosystème avec énormément d’argent public. Avec ça, on a droit aussi à des fonds sélectifs comme la SODEC où l’on entre en compétition avec d’autres projets, mentionne Jean Fugazza. Enfin, on a accès à des fonds privés comme Bell, Roger ou Telus, qui sont des fonds tirés des fondations. Parfois, ça peut être des commandites du gouvernement comme dans le cadre du 375e de Montréal.»

Courtoisie : Jean Fugazza

Les nouvelles formes de diffusion

Il y a quelques années encore, les formes de diffusion étaient cantonnées principalement à la télévision et au cinéma. Ce modèle a été remis en cause avec l’avènement d’Internet et la création de nouveaux formats comme les plateformes de streaming ou les web-séries. Un sujet primordial qui sera également abordé lors de la table ronde du 23 octobre.

«Le gouvernement canadien, la SODEC et les autres ont pris conscience de cette nouvelle forme d’écriture. Le Canada a voulu se positionner en avance dans ce domaine entre autres avec les produits d’avenir comme la réalité virtuelle et les séries non linéaires, soulève Jean Fugazza. Pour l’instant, les sources de financement sont un peu plus compliquées, car souvent elles ne tombent pas encore pile au bon endroit. Par contre, tout le monde y travaille et il y a beaucoup de place à prendre pour les jeunes maisons de production. C’est super intéressant et les institutions essaient vraiment de faire leur part.»

Alors si vous avez un projet de série web, de documentaire ou de long métrage et que vous vous posez des questions sur les options de financement dont vous pourriez bénéficier, n’hésitez pas à vous inscrire à la table ronde du 23 octobre prochain à L’Inis. C’est à 18h30 et c’est gratuit!

🎥 L’Inis

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