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Cindy Rivard, copropriétaire de MaltBroue

Cindy Rivard, copropriétaire de MaltBroue

🍺 La série «Les Brasseuses» donne la parole aux femmes de l’industrie brassicole. Ce dossier est réalisé en collaboration avec La Chope à Malt / Beer Grains Supply. 🍺

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je suis Cindy Rivard, copropriétaire de MaltBroue. J’ai étudié en communication et marketing, j’ai travaillé en tourisme et en développement régional avant de me lancer en affaires avec mon conjoint Dany Bastille. Je suis native de la région de Lanaudière, mais j’ai adopté la région du Bas-Saint-Laurent lorsque nous avons décidé de reprendre la ferme familiale du côté de Dany et d’en faire une malterie, produisant principalement des malts de spécialité.

En parallèle à MaltBroue, je suis aussi conseillère et formatrice pour Oyez Communications, une entreprise dont je suis également propriétaire.

Cindy Rivard. Courtoisie.

Votre titre actuel?

Vice-présidente et responsable du développement des affaires chez MaltBroue.

Dans quelle ville travaillez-vous?

Témiscouata-sur-le-Lac, une magnifique ville au bord du lac Témiscouata au Bas-Saint-Laurent!

Un mot pour définir quel type de travailleuse vous êtes…

Polyvalente.

«Les femmes malteuses, elles se comptent sur les doigts d’une main en Amérique du Nord.»

Quels sont les défis que vous avez rencontrés, en tant que femme dans votre domaine encore amplement masculin?

Étant en affaires avec mon conjoint, ce qui me fait vraiment suer, c’est me faire dire, après 15 ans en affaires: «Ah! Tu travailles pour ton chum!» Oui, ça arrive encore après toutes ces années! Voyons! Je suis actionnaire de l’entreprise aussi et je sais fort bien que l’entreprise n’existerait pas sans nos forces combinées. C’est frustrant!

Mais ça ne vient pas des gens du domaine brassicole. Je n’ai jamais eu un seul client qui m’a fait sentir qu’il voulait parler à Dany plutôt qu’à moi. 

Par contre, quand vient le temps de parler de financement, c’est le domaine où je sens que ça fait une différence. On fait une bonne équipe Dany et moi, on se complète bien. Cependant, si lui allait négocier seul, il aurait plus de facilité que moi à se faire écouter et à être considéré. Lors de prise de rendez-vous, on s’assure que Dany sera là. L’inverse n’est jamais arrivé, c’est-à-dire que l’on s’assure auprès de lui que je serai là aussi si c’est lui qui prend rendez-vous.

Les femmes malteuses, elles se comptent sur les doigts d’une main en Amérique du Nord. C’est un métier qui demande une certaine force physique dans les petites malteries. Pour ma part, ce n’est pas mon rôle dans l’entreprise de malter le grain, mais j’ai quand même porté tous les chapeaux depuis les débuts de notre aventure. Avec le temps, on a pu embaucher des gens et déléguer des tâches. En revanche, j’ai rarement vu une femme être arrêtée dans ses projets pour une question de force physique. Il y a toujours des solutions!

Quels sont les avantages d’être une femme dans cette industrie?

Hum… Les avantages dans cette industrie proprement dite? Je n’en vois pas! Être un exemple pour d’autres femmes peut-être? Celles qui voudraient se lancer dans une entreprise manufacturière et dans un domaine encore majoritairement masculin. 

C’est un domaine de travail très convivial, mais c’est un avantage pour tous, pas spécifiquement pour les femmes. L’objectif de chacun est de faire pousser des ingrédients, malter ou brasser le meilleur produit possible, qu’il soit un homme ou une femme.

Quel conseil donneriez-vous à une femme débutante dans votre industrie?

Fais-toi confiance! Apprends le plus possible sur ton domaine, mais apprends aussi à t’entourer de gens qui te feront grandir et qui combleront tes lacunes. Les mêmes conseils pour tout type d’industrie.

Quelles astuces conseilleriez-vous pour améliorer la productivité au quotidien?

Un tableau de bord avec des indicatifs de performance, c’est vraiment génial! Ça nous donne un objectif à atteindre et nous aide à voir si on est sur la bonne voie.

Comment contrôlez-vous la croissance de votre compagnie?

On s’entoure! On a un consultant externe qui nous aide à devenir de meilleurs gestionnaires. Les outils de suivi qu’on est en train d’implanter dans la malterie nous permettent d’avoir un meilleur contrôle sur la qualité et la traçabilité. On reste à l’écoute de nos clients et on est toujours honnêtes sur nos capacités de répondre à la demande. Les clients qui travaillent avec nous sont très bien servis. C’est un travail d’équipe!

À propos du design, qu’est-ce que votre marque reflète? 

Notre logo représente exactement qui on est: la terre, la ferme, la maison au bord du lac et de la montagne. Nous voulions miser sur l’aspect terroir de l’entreprise quand nous avons démarré en 2004 afin de nous différencier des malteries industrielles. Je suis contente, c’est une image qui vieillit bien et qui cadre encore plus avec les attentes actuelles du marché pour un produit local et régional.

Qu’est-ce qui vous inspire et vous motive à aller au travail chaque jour?

Contribuer au développement des autres, avoir l’impression que ça fait une différence. Que ce soit de contribuer au succès d’un individu, d’une entreprise ou de faire une différence dans le développement économique, c’est ma «drive».

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

Question difficile! Je n’en ai pas un en particulier à pointer. Chaque conseil vaut son pesant d’or au moment où on le reçoit. Cela dit, certains conseils ne doivent pas être écoutés non plus!

 

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Juillet = temps des foins 🚜 #agriculture #temiscouta #bassaintlaurent

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À la fin d’une journée, quelle sorte de bière buvez-vous pour vous détendre?

Rares sont les bières que je n’aime pas. L’été une IPA bien fraîche, et l’hiver, une bière plus épaisse, où les notes de malt ou de différentes céréales sont plus prononcées. Il y a beaucoup de styles qui peuvent répondre à ces critères!

🌾 MaltBroue

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🔎 Vous souhaitez connaitre plus de femmes qui oeuvrent dans l’industrie brassicole? Lisez notre entrevue avec Josée Ladouceur, surnommée la «maman de la bière».

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