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Au CASE, Philip Fortin a appris à vivre de son art

Au CASE, Philip Fortin a appris à vivre de son art

Programme B

Le cinéaste Philip Fortin nous parle de son métier et de sa formation au CASE (Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat) qui donne aux artistes et travailleurs culturels, déjà formés dans leur discipline, des outils pour vivre de leur art. Une formation gratuite et diplômante que l’artiste montréalais a suivie pour comprendre son rôle, déployer sa vision, mais aussi développer ses compétences entrepreneuriales et élargir son réseau.

Bonjour Philip! Parle-nous de ton métier.

Je suis cinéaste à Montréal et je travaille beaucoup dans le domaine culturel avec des artistes pour réaliser des images promotionnelles dans le domaine du cirque, de la danse et de la musique. Je fais aussi des installations vidéo pour des pièces de théâtre.

Tu as étudié à l’Université Concordia en arts et sciences avec une spécialisation en communication et média. Qu’est-ce qui t’a poussé à suivre une formation au CASE?

J’y pensais depuis l’université. Pour moi le CASE était vraiment un cadeau que je voulais me faire à moi-même. J’entrais dans la trentaine et c’était une façon de prendre un moment pour moi, de réfléchir à mes outils. C’est un cours pour observer d’où l’on vient, comment la culture est créée et quel est le rôle de l’artiste dans la société, mais aussi comment le monde nous perçoit en matière d’identité et comment nous pouvons contextualiser notre art.

Comment s’est déroulée ta formation?

Cela a commencé par les thématiques de la gestion du temps, l’identité et les droits d’auteur pendant une période de six mois. Cette première session permet vraiment de comprendre qui l’on est, c’est un temps de réflexion. Puis, j’ai suivi une deuxième partie de trois mois avec Pierre Pagé pour apprendre à créer un plan d’affaires dans le domaine des arts.

«Je pense que ma meilleure création, c’est le prochain moi-même! Je suis qui je décide d’être le matin quand je me lève.»

Que recherchais-tu en priorité avec cet enseignement?

Je travaillais déjà beaucoup avec les artistes, ce qui m’avait permis de développer une certaine expertise, mais je voulais acquérir tous les outils pour détenir une vision à 360 degrés.
Philip Fortin. Crédit photo: Adriana Garcia Cruz

Cette formation a-t-elle été conforme à tes attentes?

Oui, même si pendant les cours, on ne réalise pas instantanément à quel point les informations sont profondes. Avec le recul, j’ai compris que le cours de Pierre Pagé permet vraiment de concrétiser ce que l’on a appris avec Hubert Mansion. Après les deux sessions, on peut complètement intégrer les informations et prendre confiance dans certaines choses que l’on percevait intuitivement avant.

Dans quelle mesure cet apprentissage au CASE t’a-t-il permis d’avancer dans ta carrière d’artiste?

En réfléchissant à la philosophie des notions de culture ou d’artiste, en examinant les évolutions à travers l’histoire, cela m’a permis de mieux percevoir mon rôle. L’artiste est là pour donner une réflexion, proposer une vision et offrir une nouvelle perspective, surtout dans notre environnement de plus en plus numérisé.

Cette formation a-t-elle aussi été bénéfique pour élargir ton réseau?

Oui, dans le cours d’Hubert Mansion il y a toute une section à propos du réseautage. Le CASE permet par ailleurs aux étudiants d’une cohorte de rencontrer les étudiants des autres cohortes. C’est très précieux, car c’est important pour les artistes d’avoir un réseau fort.

As-tu un exemple concret d’action que tu as pu mener ou réussir grâce à ta formation?

Le 30 septembre prochain aura lieu le deuxième lancement d’entreprises culturelles au Bain Mathieu. C’est une initiative de certains étudiants du CASE en collaboration avec Hubert Mansion et Pierre Pagé. Pour en faire partie, il faut avoir constitué son site web, enregistré son entreprise au Québec et préparé son plan marketing. En tant que producteur et cinéaste, j’ai déjà une certaine structure pour réaliser mes projets, mais j’avais besoin d’amener mon entreprise à un autre niveau pour être encore plus un support pour le milieu créatif de Montréal.

«Le monde de l’entreprise est nécessaire aux artistes, car nous avons tous besoin d’être soutenus financièrement, tout en conservant la liberté de nous exprimer. Mais j’ai appris au CASE que le monde des affaires a également besoin des artistes.»

Crédit photo: Louise Légaré

Quel est le meilleur enseignement que tu aies reçu au cours de ton parcours?

Il y en a eu tellement! Je dirais que j’ai toujours réfléchi aux concepts de l’identité, l’avatar, l’image, surtout à l’arrivée de l’ère Facebook. Mais quand je parle avec les artistes du CASE, le chapitre sur l’identité est le processus collectif qui nous a le plus marqués. On doit se présenter à la classe, puis les autres discutent de qui l’on est et nous le rapportent après. C’est un travail très intéressant et j’ai utilisé ce cours comme un laboratoire. Je me suis laissé aller dans une expérimentation de moi-même pour comprendre la perception que les autres ont de moi et engager une réflexion. Je pense que ma meilleure création, c’est le prochain moi-même! Je suis qui je décide d’être le matin quand je me lève.

Comment perçois-tu le lien entre les artistes et l’entrepreneuriat aujourd’hui?

Le cours de Pierre Pagé m’a vraiment aidé à fusionner davantage les côtés artistique et entrepreneurial. Le monde de l’entreprise est nécessaire aux artistes, car nous avons tous besoin d’être soutenus financièrement, tout en conservant la liberté de nous exprimer.
Mais j’ai appris au CASE que le monde des affaires a également besoin des artistes. Le milieu financier peut être très sec et rigide et les artistes inspirent une autre possibilité d’être et de s’exprimer. Je pense que c’est peut-être l’un des derniers métiers qui ne sera pas remplacé par l’intelligence artificielle.

As-tu un conseil à donner aux artistes qui envisagent une formation au CASE?

Cette formation, c’est un cours de vie. On y apprend comment se placer dans la société et je la recommande à tout âge. Je suis un artiste multidisciplinaire et cette réflexion m’a permis de me réinventer moi-même en tant qu’acteur du milieu culturel.
Crédit photo: Louise Légaré

Quels sont les projets sur lesquels tu travailles présentement?

En ce moment, je travaille avec différents artistes. Je viens de terminer un tournage avec la compositrice Terri Hron pour créer une installation vidéo qui décorera la scène d’un opéra expérimental. J’ai aussi lancé mon premier cabaret dans le Camping Canne de Bois – qui appartient à ma famille – avec des numéros de clown, jonglerie et équilibrisme. Et je viens de réaliser un clip pour la chanteuse Julie Rousseau et un film de danse avec Mistaya Hemingway. J’ai d’autres projets à venir, incluant comme le lancement de mon entreprise FLUX, société de production de média audio et événementiel, à la fin du mois.

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