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Quelque part dans l’inachevé : une nouvelle itération pour Tangente

Quelque part dans l’inachevé : une nouvelle itération pour Tangente

Dans le contexte des projets hybrides de Tangente, premier diffuseur en danse au Québec, Quelque part dans l’inachevé de Sarah Wendt et Pascal Dufaux apparaît sous une nouvelle forme. Le quelque part devient un espace-temps indéfini où le passé lointain, le présent et le futur spéculatif se mélangent. Les artistes mixent et remixent la sculpture, la danse, la musique et les arts multimédia à travers une série d’expériences sonores et visuelles. 

Sarah Wendt vient du milieu de la danse et de la musique, Pascal Dufaux, des arts visuels et médiatiques. Ils collaborent ensemble depuis maintenant cinq ans.

«Travailler à deux, c’est déjà être spectateur de quelque chose, souligne Pascal Dufaux. C’est intéressant de négocier avec un autre regard parce que d’emblée ça nous amène à sortir de nos réflexes. C’est très moteur. Depuis que je travaille avec Sarah, j’ai l’impression d’avoir touché à des zones que peut-être tout seul je n’aurais pas touché. On arrive dans un travail qui est beaucoup plus complexe parce qu’on intègre les aptitudes de chacun. C’est clair qu’on ne pourrait pas faire ça tout seul.»

Sarah Wendt et Pascal Dufaux, artistes multidisciplinaires.

Leur travail est hybride, c’est-à-dire que les artistes font des propositions basées sur des recherches qui, en plus d’entrelacer différentes pratiques artistiques, changent le cadre de relation avec le temps, l’espace et le public. Quelque part dans l’inachevé a commencé à prendre forme à l’automne 2018, lors d’une résidence au parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve.

«Le cadre de recherche est beaucoup basé d’abord autour du titre et de ce qu’il nous permet. Après ça, l’un des éléments importants, c’est le projet qu’on a fait à Terre-Neuve qui s’appelle The Mountain Moves While My Fingernails Grow. C’est l’endroit où ont été prouvés les déplacements des plaques tectoniques, et l’un des aspects qui nous avait beaucoup inspirés est que la vitesse de déplacement bouge à la vitesse de croissance de nos ongles. On trouvait qu’il y avait un rapport d’échelle intéressant entre le temps géologique et le temps humain», s’enthousiasme l’artiste.

Un projet en évolution

Le projet a d’abord été présenté sous la forme d’une exposition à Axenéo7, à Gatineau, et à la Maison des artistes de Winnipeg, puis comme performance au Confederation Centre Art Gallery, à l’Île-du-Prince-Édouard. L’expérimentation s’est poursuivie pour Tangente avec un projet qui rassemble les quatre dernières années de recherche et qui se destine davantage au milieu de la danse. La pandémie a également changé la forme finale.

«On a décidé d’investir une expérience qui est un film et qu’on a vraiment abordé comme un tournage, explique M. Dufaux. Il y a beaucoup d’éléments qui ont été tournés il y a deux ans dans les Tablelands, à Terre-Neuve. C’est donc un montage entre ces éléments-là et des éléments chorégraphiques arts visuels sculpture qui ont été tournés dans le studio vert de Tangente durant les trois dernières semaines.»

Crédit photo: Tangente

Sarah Wendt et Pascal Dufaux y abordent le rêve, le subconscient, la perception et la mémoire. Ce projet dont l’approche est multiple en amène déjà un autre pour ces artistes multidisciplinaires.

«Dans notre travail, il y a plusieurs recherches parallèles et ce sont plutôt des reconfigurations, donc il y a toujours des reconfigurations possibles. Je ne sais pas s’il va y avoir une suite, mais la recherche qu’on fait en ce moment est déjà en train de nourrir des recherches futures. Entre autres, il y a un projet qu’on appelle Hétérotopia. Un des éléments présents dans le film est un travail sur les textures géométriques qui sont manipulées par un danseur. Ça devient très abstrait. Il y a un travail qu’on élabore avec ça qui pourrait à la fois être une performance extérieure, un film… C’est un peu comme un laboratoire: tu fais une expérience et ça ouvre de nouveaux résultats. Ce n’est jamais vraiment clos. Ça peut très bien resurgir dans deux ans, un élément qu’on a travaillé plus tôt et va ouvrir de nouvelles possibilités», affirme l’artiste.

Cette collection d’expériences sonores et visuelles immersives est à découvrir du 27 mars au 4 avril 2021.

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