Close
↓ CECI EST UNE PUBLICITÉ ↓
La géothermie fait son entrée à l’école

La géothermie fait son entrée à l’école

Échanger de la chaleur avec le sous-sol pour chauffer ou climatiser un bâtiment à faible coût est le projet de géothermie de l’école primaire de la Clé-des-Champs situé à Mirabel. L’objectif du projet qui débutera cet été est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer l’efficacité énergétique. L’équipe sera composée de spécialistes de Polytechnique Montréal, d’Hydro-Québec et des centres de services scolaires.

Des puits tests ont été construits l’été dernier à l’école primaire de la Clé-des-Champs afin de connaître les conditions du sous-sol autour de l’école.

«Le concept de puits à colonne permanente est fait pour une profondeur assez profonde comme 500 mètres. À Mirabel, il y a beaucoup d’eau dans le sous-sol, donc on est descendu à 133 mètres et c’était suffisant», précise le chargé de projets pour le Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, Guillaume Marchand, à La Presse.

La construction de six puits à colonne permanente devrait débuter cet été. En surface, six petites plaques d’acier seront visibles au milieu de la cour d’école. Le système devrait permettre de réduire la facture énergétique d’environ 35% par rapport à un système mécanique conventionnel, soit 55 000$ par année.

Le projet bénéficiera de 1 million de dollars en provenance d’Hydro-Québec et de 1,7 million de dollars du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Le ministère de l’Éducation du Québec prendra à sa charge les coûts associés à la construction des systèmes géothermiques et les autres partenaires fourniront l’équivalent de 1,1 million de dollars en temps de travail.

Diminuer les gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des bâtiments totalisent 17% des émissions au Canada, principalement en raison de l’utilisation des énergies fossiles pour le chauffage. La géothermie n’émet pas de GES, mais son adoption serait lente en raison de sa complexité, de l’absence de projets de démonstration, du manque de personnel qualifié dans l’industrie et de l’importance des investissements au départ.

Close
0