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NousRire : Du bio en vrac à moindre coût

NousRire : Du bio en vrac à moindre coût

Lancé il y a maintenant 5 ans, le groupe d’achat d’aliments bios et écoresponsables en vrac NousRire se retrouve aujourd’hui dans 21 villes au Québec. Désireux de rendre accessibles les produits biologiques et locaux, les trois amis à l’origine de ce projet éprouvent une satisfaction de voir croitre les participants de plus en plus nombreux chaque année.

NousRire, c’est d’abord l’histoire de trois amis, colocataires et ancien colocataire Adam Taschereau, Valérie Néron et Mylène Auclair-Tourigny qui trouvent le prix des aliments biologiques «absurdes» et déplorent la présence importante du suremballage dans les épiceries. Depuis longtemps, ils souhaitent partir un groupe d’achat pour s’approvisionner sans emballages et à juste prix. «C’était devenu un running gag entre nous et à chaque fois qu’on voulait se lancer, on trouvait que c’était trop de job», raconte Adam Taschereau, l’un des cofondateurs de NousRire.

Finalement, c’est en mai 2015 que la petite équipe se jette à l’eau. «On n’a pas monté de plan d’affaires, on y est allé avec le flow. On s’est juste dit « go, on l’fait!« », se rappelle Adam. Graines, céréales, huiles, fruits séchés, café, chocolat… Le trio achète en gros volume auprès de plusieurs producteurs et fournisseurs qui ont tout de suite embarqué dans le projet. Après avoir monté un site web «beau et convivial», NousRire reçoit sa première commande, non sans stupéfaction. «90 personnes ont commandé! Ça faisait 1 tonne de nourriture! On était impressionné que les gens tripent aussi vite!», se souvient-il.

Les trois entrepreneurs décident alors de louer le Salon Enchanthé qui appartient à leurs amis afin d’organiser la première journée d’emballage de NousRire. «Les gens commandent et viennent emballer eux-mêmes leurs produits qui sont alors en vrac», explique-t-il. Les commandes doublent: 300, 780… NousRire reçoit une réponse très positive des Montréalais. «On s’est adapté à la croissance, on a trouvé un local plus grand qu’on loue à l’année, on a acheté du matériel, on a appris sur le tas», poursuit-il.

Les trois fondateurs lors de la première journée d’emballage NousRire au Salon Enchanthé à Montréal juin 2015. Courtoisie: NousRire – Facebook.

Petit à petit, l’engouement se fait sentir ailleurs au Québec. «Les gens nous ont contactés, ils avaient envie d’avoir NousRire dans leur ville», se réjouit Adam. Dans chacune des 21 villes aujourd’hui distribuées, une personne et son équipe sont en charge d’organiser la journée d’emballage. Les commandes sont reçues au mois ou aux deux mois en moyenne. À Montréal, il faut compter deux jours environ. NousRire reçoit près de 1 500 commandes par mois dans l’ensemble du Québec.

Gouvernance holacratique

L’équipe s’est elle aussi agrandie au fur et à mesure. Aujourd’hui, une dizaine de personnes sont à temps plein dans l’entreprise et une vingtaine à temps partiel. Et tout le monde détient une partie du pouvoir puisque NousRire prône l’holacratrie comme système de gouvernance. En vogue aux États-Unis depuis plusieurs années, ce système fait disparaitre le modèle pyramidal des structures hiérarchiques traditionnelles.

Ni chef, ni poste attitré, les employés s’autoorganisent en toute autonomie. «Au départ, on a fonctionné de manière organique, mais depuis deux ans, on a mis en place ce système qui nous inspire beaucoup», explique Adam. Chaque collaborateur joue alors différents rôles (ressources humaines, rayonnement, hygiène, aménagement, dans l’entreprise qui s’organise alors en plusieurs sous-équipes que l’on appelle des cercles. «Ça permet que tout le monde dans l’entreprise ait une partie du pouvoir», ajoute-t-il. C’est d’ailleurs pour cela que les personnes qui commandent ne sont jamais appelées des clients, mais bien des participants.

En plus de ce type de gouvernance, NousRire est une entreprise à but équitable. Elle garantit un prix juste tant aux producteurs qu’aux gens qui commandent. «Nos produits sont 20 à 40% moins chers qu’en épicerie», soulève-t-il. De plus, les fournisseurs internationaux sont choisis en fonction de leurs conditions de travail qui doivent être équitables. Dans un avenir rapproché, l’équipe de NousRire souhaite pouvoir davantage payer les employés qui pour l’instant «touchent trop peu comparé au travail qu’ils fournissent. Nous nous sentirons alors équitables envers toutes les parties prenantes dans le projet», complète le cofondateur.

Courtoisie: NousRire

Surprenante pandémie

Inquiète lors de la première vague de COVID-19, l’équipe de NousRire a finalement été agréablement surprise par les impacts de celle-ci. «On pensait que ça allait énormément nous affecter, mais finalement les gens commandaient davantage», témoigne Adam. En ce qui concerne la manière de fonctionner, NousRire propose désormais une date et une plage horaire aux personnes pour récupérer leur commande qui est maintenant emballée à l’avance. «On travaille fort pour revenir bientôt au vrac».

La pandémie a également permis aux jeunes entrepreneurs de réviser le fonctionnement de l’entreprise. «Certaines transformations internent qui dépassent la COVID ont pu être mises en place. C’était l’occasion et c’est somme tout positif», poursuit-il.

Prochainement, le groupe espère pouvoir offrir des produits plus diversifiés et encore plus locaux. «On a remplacé beaucoup d’aliments pour des choses plus locales, conclut Adam. Et aujourd’hui, certains partenaires et producteurs d’ici produisent des aliments spécialement pour nous! On a vraiment bonifié l’offre en 5 ans.»

Pour plus d’informations sur les produits, dates et lieux de commande, visitez leur site web.

🌱NousRire

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