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Culture Cible : des médias culturels qui ont fait le choix de la coopérative

Culture Cible : des médias culturels qui ont fait le choix de la coopérative

La coopération au service de la culture

Selon la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), qui a pour mandat de soutenir et de promouvoir la création et le développement de coopératives dans toutes les régions du Québec, une coopérative de travail réunit des personnes voulant créer leur emploi au sein de leur propre entreprise. De plus, comme l’indique également l’organisme Coopératives et mutuelles Canada (CMC), une coopérative doit répondre aux besoins des membres d’une manière productive, autosuffisante et socialement responsable. C’est le choix qu’ont adopté les médias de Culture Cible, depuis 2013.

Collaboration plutôt que concurrence

C’est à force de se réunir de façon informelle dans des cafés que les différents médias ont décidé d’officialiser leur union en fondant une coopérative de médias culturels. Bien qu’au fil du temps le nombre de médias a évolué au sein de celle-ci, la volonté de départ reste inchangée : collaborer plutôt que d’entrer en concurrence. « Nous avons fait ce choix, car il nous semblait plus judicieux de nous unir pour aider à atteindre notre objectif principal, c’est-à-dire faire rayonner la culture, assure Marc-André Mongrain, président de Culture Cible. En agissant ainsi, nous sommes capables d’établir des stratégies promotionnelles d’envergure pour nos partenaires que nous pouvons déployer sur l’ensemble du réseau Culture Cible. Cela permet de se coordonner et d’apporter un ton différent par rapport à un événement défini, tout en conservant, chacun, notre indépendance éditoriale. »

Partage des ressources et grandir

Aujourd’hui, la coopérative Culture Cible compte cinq médias numériques et indépendants: atuvu.ca, BaronMag, Bible urbaine, Le Canal Auditif et Sors-tu.ca. Si chaque média a son propre fonctionnement, leur regroupement permet de profiter et de partager des ressources communes, qu’elles soient humaines ou matérielles. « Nos bureaux se situent dans le même espace, ce qui permet de réduire le coût du loyer pour chacun, explique Arnaud Nobile, trésorier de Culture Cible. Nous sommes restés quelques années dans l’immeuble Grover, situé sur la rue Parthenais dans Ville-Marie, et depuis ce mois de janvier, nous sommes rendus dans le Mile-Ex. » Et d’ajouter « Ça ne s’arrête pas au partage des locaux, car grâce à notre travail collectif, nous avons pu, au fur et à mesure des années, recruter une coordinatrice, une chargée des ventes et un responsable de contenu à temps plein! Nous sommes vraiment heureux de pouvoir créer de l’emploi, affirme le trésorier avec fierté. »

Solidaires plutôt que solitaires face à la crise

Il existe un célèbre adage qui dit que l’union fait la force, et 2020 a pu prouver sa validité. En effet, il va de soi que cette année a été une véritable secousse pour la plupart des entreprises, et notamment au sein du milieu culturel, une industrie très durement touchée par la crise du coronavirus. « On ne va pas se le cacher, mais l’année 2020 n’a fait qu’accentuer la crise que traversent les médias au Québec depuis pas mal de temps, et ça n’a pas été une période facile pour plein de monde, avoue Marc-André Mongrain. Cependant, le fait d’en discuter, de se soutenir et de prendre des décisions communes nous a grandement aidés à rebondir, à trouver des solutions et à passer un peu plus facilement au travers de cette situation sans précédent. Je pense que si nous étions chacun de notre côté à ce moment-là, nous aurions dû envisager sérieusement une reconversion rapide. »

Et s’il devait y avoir un inconvénient à se regrouper en coopérative?

« Aucun, assurent Arnaud Nobile et Marc-André Mongrain, d’une même voix. Puis ça nous donne toujours une excuse pour boire une bière tous ensemble ou organiser des barbecues, termine ce dernier, goguenard. »

Vous avez des questions concernant la coopérative Culture Cible? Communiquez avec nous par courriel  à [email protected]

Crédit : CESIM/Sylviane Robini.

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