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Bonboss.ca: la culture d’entreprise à l’honneur

Bonboss.ca: la culture d’entreprise à l’honneur

Ancienne professionnelle en ressources humaines puis rédactrice SEO, Jenny Ouellette s’est lancée en 2017 dans un tout nouveau projet: BonBoss.ca. L’entreprise souhaite propager les bonnes pratiques en management, en recrutement et faire rayonner les bons patrons du Québec.

Pour mettre de l’avant les dirigeants qui ont une bonne éthique de travail, une relation saine avec leurs employés et de bonnes qualités en gestion d’entreprise, BonBoss.ca propose une certification depuis 2018.

«On sonde les employés pour connaître la culture de l’entreprise et le style de manager et valider si celui-ci correspond aux critères des Québécois, savoir si c’est un bon boss», explique la fondatrice Jenny Ouellette.

Jenny Ouellette. Courtoisie: Bonboss

Pour créer ce questionnaire, Bonboss sonde les Québécois chaque année pour savoir quels critères les importent dans leur travail et dans leur relation avec le supérieur. Cinq grands thèmes en lien avec la personnalité du gérant en sont ressortis.

«Il faut qu’il ait une vision et qu’il la partage. Les employés apprécient aussi de pouvoir progresser grâce à lui, il y a une notion de mentorat très importante. Ensuite, le bon boss doit être à l’écoute et bien connaitre son personnel. Avec lui, on se sent valorisé, jamais on n’est traité comme un numéro. Il faut qu’il soit juste et respectueux, sans favoritisme, afin d’appliquer les mêmes règles à tout le monde. Enfin, le dernier critère est la bienveillance et l’humilité», détaille-t-elle.

Au-delà de la personnalité même du gestionnaire, la certification évalue aussi ses actions. Parmi elles, jamais il ne s’approprie le mérite de ses employés, ils les valorisent et les respectent. Le patron doit aussi faire preuve de courage managérial pour être certifié BonBoss.

«La certification est vraiment centrée sur l’humain et sur la culture, pas vraiment sur la structure et les programmes. On évalue vraiment la qualité de vie et de travail entre les gestionnaires et son personnel et entre les employés eux-mêmes aussi. On met en lumière une équipe parce qu’il n’y a pas un bon boss sans une bonne équipe. L’un ne va pas sans l’autre comme le disait Daniel Giroux de Axial», poursuit Mme Ouellette.

Aujourd’hui, une cinquantaine d’entreprises ont obtenu leur certification Bon Boss et plusieurs sont en cours d’obtention. En plus de la certification, Bon Boss offre aussi un service de formations et de diagnostic de recrutement. À travers un sondage auprès de l’entrepreneur, BonBoss.ca construit un tableau de bord et propose des solutions concrètes pour encourager le recrutement innovant, plus inclusif et humain.

Francis Poirier – Pedlex, certifié Bon Boss. Courtoisie: Bon Boss.

La culture d’entreprise en adaptation post-COVID

Depuis le début de la crise sanitaire qui a débuté en mars dernier, Jenny Ouellette a constaté des changements dans les entreprises, notamment avec le télétravail qui a eu beaucoup d’impacts sur la culture d’entreprise.

«Les dirigeants se sont questionnés sur comment faire vivre une culture d’entreprise interne vraiment belle et la répliquer en externe. Il y a eu beaucoup d’enjeux de mobilisation, de maintien du contact…», se rappelle-t-elle.

Pour aider les employeurs dans ce cheminement, BonBoss.ca a alors lancé un nouveau service pendant la COVID-19: les culturebooks. Matériel accessible entièrement en ligne, les culturebooks servent à aider les gestionnaires à prendre conscience de leur culture d’entreprise et à l’adapter au télétravail. Ils permettent aussi de modifier cette culture ou la renforcer tout en la diffusant à leurs employés actuels et futurs.

Benjamin Leclaire & Lorenzo De Angelis – Klondike & associés, certifiés Bon Boss. Courtoisie: Bon Boss.

«On fait des ateliers à distance pour les soutenir, comprendre ce qui est vécu par les employés, apprendre à coller avec leur culture grâce à des analyses, des recommandations, des pratiques à mettre en place au sein de l’entreprise», complète Mme Ouellette.

D’après Mme Ouellette, une bonne culture d’entreprise doit miser sur la confiance et l’innovation en ces temps particuliers.

«Avec le télétravail, qui prend une place nettement plus importante qu’avant, la fiabilité des employés est primordiale ainsi que l’entraide. Un bon boss doit aussi être agile pour faire face aux changements».

Depuis la crise, la jeune entrepreneure a remarqué une hausse d’intérêt envers BonBoss.ca.

«Il y a beaucoup de personnes qui ont perdu leur emploi ou qui veulent changer d’entreprise pour trouver quelque chose qui leur ressemble davantage. La recherche de confort et le choix du gestionnaire ont l’air de prendre une place plus importante qu’avant», remarque-t-elle.

Une femme dans un milieu d’hommes?

Désireuse d’être sa propre patronne depuis longtemps, Jenny Ouellette n’en est pas à sa première entreprise.

«J’avais 26 quand j’ai monté mon premier business. J’ai été très chanceuse, mais j’ai aussi travaillé très fort. Au début, le syndrome de l’imposteur prenait toute la place et j’ai réussi à m’en débarrasser petit à petit. Je me aussi souvent entourée d’hommes, mais je trouve ça dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes», exprime-t-elle.

Jenny Ouellette ne s’est jamais sentie inférieure dans ce milieu majoritairement masculin. Elle s’est souvent fait accompagner par des hommes, mais a toujours gardé le poste décisionnaire.

Yves Delnatte – INEAT, certifié Bon Boss. Courtoisie: Bon Boss.

«Le langage des affaires n’a pas de sexe. Il ne faut pas mettre de côté sa féminité ou vouloir travailler ‘comme un homme’. Je pense qu’il faut connaître ses limites et être authentique. Être une femme est certainement un avantage dans un milieu d’innovation, car notre leadership est un atout pour une organisation», poursuit Mme Ouellette.

Depuis la crise, Mme Ouellette a pu observer que plus de femmes prennent leur place sur le marché du travail et de gestion. En effet, la certification Bon Boss a été attribuée à quasiment autant de femmes que d’hommes cette année, alors qu’en 2019 les hommes étaient encore majoritaires. Tout laisse à croire que le marché du travail évolue.

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