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Justine Lafortune: Une soudeuse devenue artiste-entrepreneuse grâce au CASE

Justine Lafortune: Une soudeuse devenue artiste-entrepreneuse grâce au CASE

Programme B

Justine Lafortune est une artiste soudeuse qui a décidé de suivre la formation du CASE (Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat) pour devenir travailleuse autonome. À travers cette formation gratuite et diplômante, la jeune femme a su se révéler comme une artiste, mais aussi comme une entrepreneure grâce à des outils concrets et un réseau plus vaste. 

Justine Lafortune

Bonjour Justine! Parle-nous de ton métier.

Je suis artiste soudeuse. J’ai lâché l’université en 2017 pour faire un DEP soudure. Ensuite, je me suis fait la main pendant un an dans plusieurs domaines: la construction, les décors, les meubles et les luminaires.  

Qu’est-ce qui t’a poussé à suivre une formation au CASE?

Après un an dans le milieu, je me suis rends compte que j’avais fait le tour. J’ai eu une promotion pour gérer la shop de travail. J’avais le choix d’accepter ou d’aller au CASE. C’est sûr que c’était un risque parce que cette promotion m’aurait permis d’avoir une job stable, un bon revenu, mais ce n’était pas ça que j’avais envie de faire au fond. Depuis longtemps, ce sont les installations artistiques qui m’intéressent et j’avais envie de créer à mon compte. 

Collerette de feu (2017) – pour Indutribe Arts Collective.

«On se rend compte qu’en tant qu’artiste, on se dévalorise beaucoup. J’ai appris à montrer ma vraie valeur, à l’imposer.»

Qu’as-tu suivi comme cours au CASE? 

La formation est structurée en deux parties: le premier cours parle de représentation. Il permet d’élaborer vraiment son projet, d’apprendre à en parler, etc. C’est un cours très émotif et personnel. Puis, le deuxième porte sur le plan d’affaires; on apprend à mener à bien le projet qu’on a imaginé. 

J’avais déjà des contrats, je savais ce que je voulais faire, alors j’ai seulement suivi la deuxième formation. Je voulais avoir les outils pour faire ce que j’avais en tête et le CASE a été l’endroit parfait pour que mes rêves deviennent réalité. 

Stage de la Danse de la Tortue (2019) – Direction artistique par Justine Lafortune et une co-production avec Marky Haeck Dubé.

Comment s’est déroulée ta formation?

C’était spectaculaire, je ne pensais pas que ça m’amènerait aussi loin! Ça a l’air de rien, mais en 300 heures, on passe à travers beaucoup de choses. On se rend compte qu’en tant qu’artiste, on se dévalorise beaucoup. J’ai appris à montrer ma vraie valeur, à l’imposer. C’est ça que j’ai trouvé intéressant. J’ai compris le marché, comment m’y insérer correctement et savoir dire non à des projets, déceler ce qui vaut vraiment la peine pour moi. Maintenant, j’ai des outils que je vais garder toute ma vie et une meilleure confiance en moi. 

Dans quelle mesure cet apprentissage au CASE t’a-t-il permis d’avancer dans ta carrière d’artiste? 

Même si je n’ai pas encore enregistré mon entreprise, j’ai tout pour le faire. Grâce au CASE, je me suis créé un portfolio sur mon site web avec mon parcours et ma mission. Ce sont des choses qui me serviront toujours. Maintenant, quand je parle aux clients, c’est beaucoup plus précis et j’ai un meilleur vocabulaire.

Puis, j’ai découvert beaucoup sur les aides, les subventions, les programmes, les résidences qui peuvent m’aider à avancer dans ma carrière. Ça me connecte à un réseau beaucoup plus vaste que celui que je connaissais. 

Chapeau de feu pendant la première édition du Cabaret Ardent (2018).

«Quand tu aimes quelque chose, il faut prendre le temps d’en prendre soin et c’est un défi dans nos emplois quotidiens. Ce qu’on aime peut devenir notre carrière, mais il faut se donner le temps, se faire ce cadeau.» 

Selon toi, quelles sont les forces du programme?

Je pense que le programme a plusieurs forces. Premièrement, il touche à un besoin réel d’assister les artistes, de les aider à vivre de leur démarche. C’est nécessaire à la culture, je pense. Puis, on a la chance d’avoir des professeurs dévoués qui comprennent vraiment la réalité du milieu. Ça donne accès à un réseau extraordinaire. 

Quels points seraient à améliorer?

La localisation. C’est dans un sous-sol d’une école, donc c’est peut-être un peu moins intéressant. Aussi, j’ai l’impression que le CASE ne reçoit peut-être pas beaucoup d’aides, il y a eu des coupures et ça, c’est dommage. Ça n’en prendrait pas gros pour donner des ressources supplémentaires qui donneraient des ailes à ce projet-là. Après, je ne connais pas les détails. 

Projet en cours d’une coiffe de feu de dragon (2020).

À qui s’adresse le CASE selon toi? 

Je pense que le CASE est une super place pour tous les artistes qui ont envie de se prendre en main, peu importe l’envergure de ce qu’ils veulent réaliser, et peu importe où ils sont rendus. C’est pour du monde qui souhaite mener à bien un projet et qui désire en vivre. Moi, je ne regrette absolument pas d’avoir ralenti mon rythme, d’avoir fait moins d’argent pour suivre la formation. Ça en vaut vraiment la peine. Quand tu aimes quelque chose, il faut prendre le temps d’en prendre soin et c’est un défi dans nos emplois quotidiens. Ce qu’on aime peut devenir notre carrière, mais il faut se donner le temps, se faire ce cadeau.  

À quoi ressemble votre avenir?

En ce moment, on est plusieurs travailleurs culturels à vouloir se partir des projets ensemble, notamment en décor. Sinon, j’ai plusieurs demandes dans le milieu du cirque et de la performance, mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant. Aussi, j’aimerais vraiment prendre du temps cette année pour créer pour moi et développer davantage mon art.   

 

🎭 CASE

site web | facebook 

➡️ Pour suivre une formation dès le printemps 2020, rendez-vous sur le site web du CASE.

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