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Mate libre: La première année en affaires

Mate libre: La première année en affaires

Créer une entreprise n’est jamais évident, passer au travers de sa première année d’activité encore moins. Pour nous, plusieurs compagnies reviennent sur leurs premiers mois d’entrepreneuriat et se confient sur leurs échecs, mais aussi leurs aspirations, tout en offrant quelques conseils au passage.

Aujourd’hui, on discute avec un entrepreneur qui a apporté chez nous un produit adulé en Allemagne depuis plusieurs années. Le mate, ça vous dit quelque chose? Depuis un an, Mate libre tente de séduire les amateurs locaux de boissons naturelles, pétillantes et gouteuses. Son fondateur est un ancien directeur de la photographie, ce qui explique probablement l’esthétique épurée et attirante de son branding.

Du Mile-End jusqu’à Toronto, les adeptes de boissons saines et énergisantes savent désormais qu’ils peuvent déguster Mate libre. La jeune entreprise montréalaise a récemment développé une boisson à base de yerba mate, une plante qui pousse en Amérique du Sud. Ramenée dans les bagages d’Édouard Dufour-Boiteau, il a décidé de partager sa découverte au plus grand nombre et d’en faire une business.

Courtoisie Mate libre.

Bonjour Édouard! Parlez-nous un peu du déclic qui a lancé Mate Libre.

Il y a 6 ans, j’ai voyagé en Allemagne où j’ai découvert une boisson à base de yerba mate et je suis tombé en amour avec le produit. Ce qui m’a ensuite poussé à lancer Mate Libre, c’est ce besoin de retrouver le yerba mate en boisson pétillante, à plus large échelle que dans quelques points de vente à Montréal.

La chose super importante pour moi, c’est que je voulais faire un produit naturel, sans arômes, sans agents artificiels, avec seulement des produits que j’aurais utilisés dans ma cuisine.

Qu’est-ce que le yerba mate?

Le yerba mate, c’est un arbre qui pousse en Amérique du Sud, vraiment dans le sud de l’Amérique du Sud, donc on parle du Brésil, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Argentine. On utilise les feuilles de l’arbre: elles sont cueillies, séchées, coupées, un peu comme le thé.

Pourquoi cela vous a-t-il pris deux ans à développer ce produit?

Si ça nous a pris autant de temps à le développer, c’est parce qu’on ne travaille qu’avec des ingrédients naturels, donc pas d’acide citrique, pas d’agents de conservation, pas d’arômes artificiels naturels, pas d’extrait de mate. On utilise de vraies feuilles. Ça prend du temps à développer parce que c’est un procédé naturel qui n’est pas standard. Mais on a réussi à trouver une recette qui fonctionne extrêmement bien et qui est super bonne.

Édouard Dufour-Boiteau et trois membres de son équipe. Courtoisie Mate libre.

Après un an en affaires, comment votre perception de votre compagnie et de votre projet a-t-elle évolué?

On a réussi à développer 300 points de vente dans les huit derniers mois, on est donc sur une belle lancée! Les gens qui consomment notre produit l’adorent, on a de super bons commentaires. On fait ce qu’on peut, on essaie de faire découvrir un produit qu’on adore au plus de monde possible et c’est vraiment le fun. Mais, l’idée de départ est toujours la même: faire le meilleur yerba mate, en gardant le produit le plus naturel possible.

Quelle est la chose la plus importante que vous ayez apprise pendant cette première année?

Patience, persévérance et savoir gérer son stress! J’aime que les choses avancent rapidement et que les choses soient bien faites. Parfois, les choses prennent du temps. Créer des recettes, lancer des productions, ça ne se fait pas en claquant des doigts. C’est un travail de longue haleine, qui m’a demandé beaucoup de patience.

Enfin, gérer son stress, parce que travailler en startup, c’est toujours très intense. Tu travailles quand même avec beaucoup de risques, tu ne sais pas si nécessairement le projet va fonctionner au début.

Quel a été votre plus grand challenge jusqu’à présent?

J’ai l’impression que tous les jours sont un gros défi! Je dirais que notre plus gros défi a été de faire connaître le produit. On a travaillé très fort, au niveau événementiel, pour faire connaître le mate, notre produit.

 

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«L’idée de départ est toujours la même: faire le meilleur yerba mate, en gardant le produit le plus naturel possible.»

Pensez-vous qu’une formation en gestion ou en affaires vous aurait été utile?

Oui, ça aurait été utile de pouvoir se former avant. Je pense que souvent, les cours sont très théoriques et on est loin de la pratique, mais il y a des bases qui sont très intéressantes pour accélérer ou éviter certaines erreurs. Heureusement, je suis vraiment bien entouré pour pallier mes manques en affaires.

Avez-vous des employés? Comment voyez-vous votre rôle d’employeur?

Aujourd’hui, j’ai trois employés à temps plein et deux à temps partiel. En effet, c’est quand même assez différent d’être avec une équipe constituée de tes employés, c’est une autre dynamique. On va enfin pouvoir avoir un party de Noël, après 7 ans en tant que pigiste, c’est quand même le fun! [rires]

Qu’est-ce qui vous inspire et motive à aller au travail chaque jour?

On a plein de projets qui s’en viennent en 2020, c’est vraiment super motivant. On est toujours en train de développer de nouveaux projets donc, ça me donne envie de continuer.

Quel conseil auriez-vous aimé recevoir juste avant de développer Mate Libre?

Je pense que le conseil qu’on m’a donné, c’est «ne pars pas avant d’être prêt». Même je suis me suis lancé avant d’être totalement prêt, je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise donc je suis quand même content.

 

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Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite lancer sa propre compagnie?

Pour l’entrepreneuriat en général, je pense que c’est «attache ta tuque» [rires]! On ne voit souvent pas l’envers de la médaille où il y a énormément de travail, c’est beau de dire «je fais 20h par jour», mais parfois, c’est épuisant.

🍹 Mate libre

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