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Jambalaya et poutine Ashton – L’irrévérencieuse entrevue bouffe avec Forest BOYS

Jambalaya et poutine Ashton – L’irrévérencieuse entrevue bouffe avec Forest BOYS

Né à la suite de nombreuses séances d’improvisation où l’instrument est à l’honneur, Forest BOYS jongle de manière audacieuse avec le disco, la pop, le soul et le jazz proposant ainsi des mélodies à l’énergie brute et variée. Constituée de quelques membres du groupe The Seasons, la formation de Québec a lancé en avril dernier son premier EP BOYS Like Having Fun. 

Applaudi pour sa spontanéité et sa liberté artistique, le groupe qui a récemment lancé un nouvel extrait radio, «Electrify», poursuit sa tournée Time to live partout au Québec et en Europe. Les musiciens seront d’ailleurs à l’Impérial Bell ce 22 novembre en première partie de Jérôme 50 et en spectacle le 17 janvier 2020 à L’Anti Bar & Spectacles.

Qui êtes-vous, quel est votre parcours?

On a jammé pendant un peu plus d’un an chez Félix (basse) et Antoine (saxophone, piano) sans but précis. On était au troisième étage d’une bâtisse. En dessous, il y avait un logement vacant, et en dessous du logement vacant, un commerce. On jouait souvent jusqu’au petit matin, et on couchait là de temps en temps parce que les tempêtes hivernales étaient trop violentes. On est restés pris avec nos chars plus d’une fois dans le banc de neige en essayant de se rendre ou de revenir chez nous. Faut croire que, quand on se rassemble, ça attise la colère des dieux…

Comment a démarré votre aventure dans la musique?

À peu près un an et demi après avoir commencé à jouer ensemble, Julien (composition, guitare, voix, piano) nous a informés qu’il nous avait booké un show et qu’on avait un nom, les Forest BOYS. Ah, bon à savoir! On a tous embarqué dans l’aventure. Julien a mis en place certains passages qu’on avait créés en jam, il y a ajouté ses idées et a composé 12 chansons. Quelque mois plus tard, on a remporté la troisième édition des Apéros FEQ, ce qui nous a permis d’enregistrer notre EP BOYS like having fun. Et ça roule depuis ce temps-là!

Forest BOYS. Crédit photo: Julien Allard

Comment décririez-vous votre univers musical?

À l’origine, on jouait très impulsivement. C’était très tribal. Avec le temps, c’est devenu plus construit, plus raffiné, avec plus de mélodies, plus pop. On aime ça quand ça danse. On a appelé ça du dance pop un bout, mais on n’est vraiment pas arrêté sur le style.

Quelle est votre relation avec la nourriture?

On en consomme tous un peu parce qu’on est obligés. C’est pour donner du fuel au corps et à l’esprit. Il y en a plusieurs dans le band qui oublieraient, s’ils n’étaient pas obligés de s’alimenter. On est tous tout de même capables d’apprécier un bon repas, bien entourés des gens qu’on aime sans être de fins gastronomes pour autant.

«Faut croire que, quand on se rassemble, ça attise la colère des dieux…»

Forest BOYS. Crédit photo: Jean-Francois Cloutier

Si Forest BOYS était un plat quel serait-il?

Jambalaya, parce qu’on aime le nom. «On the bayou», idéalement.

Si BOYS Like Having Fun était une recette, quels en seraient les ingrédients?

«Fashion»: Pain brioché.

«Electrify»: Anguille.

«For us»: Saucisses cocktail.

«Let go»: Piment de cayenne en poudre.

«$ummertime fun»: Gummy bears.

«Cosmic time»: Champignons magiques.

Ça fait une christ de drôle de recette!

Parmi vous, qui est le plus doué derrière les fourneaux?

Probablement Julien. Il cuisine pas tant que ça, mais c’est le seul qui est capable de faire du beef jerky. Antoine fait également un bon curry.

Qu’est-ce que vous écoutez comme musique lorsque vous cuisinez?

Du lofi hip-hop. Ils devraient ajouter «cook» aux playlists «beats to chill/sleep/study to»!

Courtoisie: Forest BOYS

Quels sont les aliments dont vous ne pourrez jamais vous passer et pourquoi?

Du fromage parce que ça se laisse si bien glisser dans le gosier, surtout gratiné.

Avez-vous des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque vous êtes en tournée?

On n’a pas vraiment de demandes spéciales, on mange pas mal de crudités.

Quel est votre plus gros «fail» culinaire?

La fois où on a voulu faire une pizza dans le four grille-pain chez Félix parce que son four ne fonctionnait plus. Le dessus a cuit trop vite par rapport au-dessous. On a dû tourner la pizza, le fromage en dessous et la pâte sur le dessus à mi-cuisson. Étonnamment, elle n’était pas si mauvaise… Il va sans dire que la présentation était ordinaire par contre.

… Et votre plus gros «fail» musical?

Yuri (percussions) est tombé en bas du stage en mettant un pied sur un moniteur à notre tout premier show. C’était… renversant!

Courtoisie: Forest BOYS

Votre dernier repas et la dernière musique que vous écouterez… Si vous deviez mourir demain?! 

Le fameux combo sous-marin Subway (au choix) et poutine Ashton (mini sauce piquante, petits pois et oignons crus dans un plat régulier) dans une halte-bouffe au doux son du greatest hits de Leonard Cohen ou de la chanson «Perfect Day» de Lou Reed. Si les gens dans le centre d’achats pouvaient aussi marcher au ralenti, ce serait un dernier beau moment bouffe/musique.

Quels sont vos projets futurs?

On prévoit sortir un album au printemps 2020 et reprendre la route des festivals du Québec à l’été. On aimerait beaucoup aller aux États-Unis pour enregistrer et/ou faire des shows. Voyager partout, en fait!

🦐 Forest BOYS

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