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Véronique Rioult, fondatrice de la Brasserie EKINO

Véronique Rioult, fondatrice de la Brasserie EKINO

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

J’ai 56 ans et j’habite Le Havre en Normandie (France). Grande ville portuaire bien connue malheureusement, car elle a été lourdement bombardée et détruite lors de la 2e guerre mondiale. D’une façon plus positive, elle est également connue pour être inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 grâce à sa reconstruction orchestrée après guerre par l’architecte Auguste Perret et ses urbanistes.

Je suis salariée dans une entreprise qui n’a rien à voir avec le monde brassicole.

En mai 2016 je me suis réveillée un matin avec l’envie de brasser. Pourquoi? Je ne sais pas, car j’ai été longtemps allergique au gluten et donc pas attirée par la bière. Je dirais… Inspiration divine, un message peut-être soufflé par un être disparu… Je ne sais pas, je ne suis pas une personne mystique? J’essaye juste de comprendre.

J’ai immédiatement cherché une formation que j’ai pu réaliser en janvier 2017 faute de place disponible. Je n’avais jamais brassé de ma vie et durant le stage (une semaine avec seulement des hommes), j’ai été en contact avec des personnes qui elles avaient l’habitude de brasser. Découragement total pour moi qui étais venue avec une page blanche et un cahier à remplir. Je ne comprenais pas tout, c’était parfois dur de les suivre, car ils parlaient un langage totalement inconnu pour moi.

De retour à la maison, j’ai très vite commencé à mettre en pratique ce que j’avais appris avec évidemment des échecs (j’ai perdu tous mes amis… Je les ai empoisonnés! Non je rigole. Ils se sont vraiment prêtés au jeu des dégustations). Je suis une acharnée, je ne reste jamais sur un échec. Au contraire, cela me donne de la force. Puis le temps a passé. J’ai installé un petit labo dans une annexe de la maison, j’ai crée ma micro entreprise Brasserie Ekino et obtenu rapidement l’accord de la douane.

Mon idée était de réaliser des bières pour les filles, des bières «girly». J’ai décidé de leur donner un prénom (celui de mes filles, amies…). Puis j’ai fait appel à une illustratrice connue au Havre Marygribouille afin qu’elle dessine les personnages qui ornent les étiquettes.

J’ai commencé à brasser une première bière «Maryse» pour ma voisine et amie. C’est une bière blanche à l’écorce d’orange. Maryse aime les chats, c’est pourquoi elle en a un dans ses bras… Émilie ma fille est rousse et aime les livres… Je peux raconter une histoire autour de chaque bière créée.

Je brasse, j’embouteille, j’étiquette, je vends le week-end. Aidée bénévolement par mes deux filles et mon mari.

Nous préparons le marché en famille. Je vends une fois par trimestre sur un petit marché alimentaire à 15 km du Havre. Un marché de producteurs locaux. À la rencontre des clients, le dimanche matin. Les gens ont le temps de discuter, certains sont fidèles depuis le début.

Quelle est la taille de votre brasserie?

Ma production est minime, je pense faire 2 à 3 HL cette année! Une petite précision, j’ai été la première brasseuse normande. Maintenant nous sommes trois. Mais je suis pour l’instant la seule au Havre.

Qu’est-ce qui vous inspire et vous motive à aller au travail chaque jour? 

Ce qui me plait le plus, ce sont les rencontres faites grâce à la bière. D’autres brasseurs professionnels, des brasseurs amateurs, des cavistes, une asso et son président «les amis de la bière normande», les clients qui commentent. Le contact, les échanges et le partage sont vraiment des moments agréables. C’est important de se déconnecter des réseaux sociaux (qui sont très utiles pour se faire connaitre) et d’aller au-devant de Mr et Mme tout le monde. Ce contact là, reste indispensable et n’a pas de prix.

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

Le meilleur conseil qu’un brasseur m’ait donné est de suivre mon instinct.

Quel est votre meilleur truc pour sauver du temps?

Pas de truc réel pour sauver du temps, je pense qu’il s’agit surtout d’être bien organisé et de ne pas se disperser.

À la fin d’une journée, quelle sorte de bière buvez-vous pour vous détendre? 

Désolée, mais ma boisson préférée n’est pas la bière, mais un autre produit infusé, le thé. Guérie de mes problèmes de gluten, je goûte mes bières et celles des autres amis brasseurs. J’ai deux testeurs (des amis de 30 ans) qui viennent donner leur avis chaque trimestre avant la mise en vente sur le marché. C’est un moment très convivial. Comme moi, ils sont fans de lecture et de polars, ce qui veut dire des soirées partage comme on les aime!

🍻🇫🇷 Brasserie Ekino

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