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Entrevue avec les fondateurs de la Ferme Brasserie Moustous

Entrevue avec les fondateurs de la Ferme Brasserie Moustous

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je suis Lucie Sénac, j’ai fait des études en aménagement du territoire et en cartographie. Après avoir travaillé quelques années dans ce milieu, j’ai souhaité monter mon projet agricole en plantes aromatiques et petits fruits. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Vincent, qui était en train de créer sa brasserie artisanale. Petit à petit, nos deux projets se sont liés. On a d’abord orienté notre projet sur la brasserie, et nous développons aujourd’hui l’autre partie.

La Brasserie Moustous est née en 2012, et devenue Ferme Brasserie Moustous en 2016, suite à l’achat de notre Ferme.

Votre emploi et titre actuel?

Lucie: Exploitante principale, gérante de la Ferme Brasserie Moustous.

Vincent: Conjoint collaborateur.

Dans les faits, on fait tout tous les deux, et on se considère comme agriculteurs et brasseurs.

Dans quelle ville?

À Cours Les Bains, au sud de la Gironde, une micro ville d’environ 200 habitants.

Un mot pour définir le type de travailleurs que vous êtes…

Lucie: Optimiste.

Vincent: «Galérien».

«Notre « stratégie » est aujourd’hui basée sur une « non-communication » et sur le bouche-à-oreille qui fonctionne toujours bien (parfois même trop).»

D’où provient votre intérêt pour la microbrasserie?

Lucie: De multiples dégustations pendant mes études, de ma rencontre avec Vincent.

Vincent: Du plaisir de faire soi-même et d’un séjour en Irlande qui a réveillé mon palais.

Qu’est-ce qui rend votre bière unique?

Le fait de travailler en petites quantités, de la goûter souvent, de réajuster, parfois d’improviser, d’utiliser des produits locaux de qualité, d’avoir toujours envie d’essayer de nouvelles recettes, de faire des cueillettes…

On aime toutes nos bières et on fait des choix et des bières qui nous plaisent avant tout. On a la chance d’arriver à trouver une clientèle qui parfois a les mêmes goûts que nous.

Quelle est la taille de votre brasserie?

Actuellement, nous brassons environ 200hl par an, en cuves classiques, parfois en barrique. Nous allons augmenter notre capacité de brassage courant 2019 pour pouvoir répondre à la demande plus sereinement. On a 8 fermenteurs plus ou moins bricolés allant de 300 à 1100L aujourd’hui, qu’on essaye d’avoir toujours remplis de bières !

Quels outils sont essentiels à votre vie?

Depuis le début de l’année 2019, Easybeer, qui est une application de gestion, est devenue indispensable dans notre fonctionnement. Illustrator pour les étiquettes et SURTOUT différents sites qui nous permettent de mettre de la musique pour travailler!

À quoi ressemble votre espace de bureau?

Lucie: Une table de salle à manger avec un ordinateur et des jouets d’enfants qui traînent.

Vincent: Un bureau avec un ordinateur bricolé dans un coin de la brasserie, avec de grosses enceintes et plein de bons vinyles.

Avez­-vous une façon d’organiser vos journées afin d’optimiser votre travail?

Les jours de brassage, la journée commence à 4h du matin pour allumer l’eau.

Sinon, une bonne journée commence par un petit déjeuner en famille, ce qui contribue à optimiser l’envie de travailler ensuite.

Quels «trucs» conseilleriez­-vous pour améliorer la productivité?

Haha… Ne pas faire comme nous!

Vous êtes meilleurs que vos collègues de travail pour…

Lucie: Ma capacité d’adaptation à toute nouvelle situation.

Vincent: Mon côté bricoleur.

Quel est votre plan d’affaires afin de contrôler la croissance de votre microbrasserie?

Apprendre à dire «non» aux clients qu’on ne sera pas en mesure de fournir. Réussir à prendre du recul sur notre projet de vie et ne pas oublier qu’on a aussi envie de faire d’autres choses que des bières.

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WRAP-LEFT

37 BRASSEURS ENTREPRENEURS + 37 RECETTE DES BIÈRES ||RECETTES DE BIÈRES & INDUSTRIE BRASSICOLE 2018. Depuis 2016, Baron Mag s’implique activement dans la magnifique industrie brassicole. En publiant ce livre, nous souhaitons mettre en valeur le métier de brasseur et partager la passion de cette profession. Ce « bookzine » vous informera également sur l’industrie brassicole d’ici et d’ailleurs.Ce premier numéro marque donc le début d’une tradition de livre/magazine de fin d’année portant sur l’industrie brassicole. EN VENTE ICI

Quelle est votre stratégie pour faire connaitre votre bière?

Nous avons commencé en 2012 à faire beaucoup de marchés et foires. Petit à petit, on trie et on élimine de nombreux évènements. Notre «stratégie» est aujourd’hui basée sur une «non-communication» et sur le bouche-à-oreille qui fonctionne toujours bien (parfois même trop).

À propos du design, qu’est-ce que votre marque reflète?

Notre marque s’articule autour de notre réseau de copains, connaissances. Le nom a été trouvé entre amis, les étiquettes sont réalisées par des copains. On aime montrer la richesse des gens qui nous entourent et on espère réussir à véhiculer des notions de partage et convivialité.

Comment ce design a-t-il été conçu?

La base a été faite par Bousca, un artiste du secteur. Tout a ensuite été «bidouillé» sur Paint par Vincent, puis Illustrator par Lucie. Depuis, il y a tout un tas de copains qui ont mis la main à la pâte et nous ont à chaque fois bluffés par l’inspiration qu’ils trouvaient dans nos propositions.

Qu’est-ce qui vous inspire et vous motive à aller au travail chaque jour?

Le fait d’avoir pu concrétiser notre projet de vie. Même si le chemin est long, et qu’on en est seulement au début, c’est un réel plaisir de vivre ça! Et de se rappeler comment c’était quand il fallait aller bosser à l’usine.

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

Lucie: «Il faut réussir à s’imaginer comme un montagnard, il vaut mieux grimper la montagne petit à petit et assurer ses prises à chaque nouveau pas que de vouloir aller toujours plus vite avec le risque de dégringoler bien bas.»

Vincent: «Sois le changement que tu veux pour le monde.»

Quel est votre meilleur truc pour sauver du temps?

Lucie: S’obliger à prendre des moments «off» pour avoir encore plus envie de s’y remettre ensuite.

Vincent: Faire deux brassins par jour (mais je ne sais pas si meilleur est l’adjectif adéquat).

Avez-vous des nouveautés à venir?

Oui, plusieurs! Différentes bières: fermentation spontanée, lambic-abricot, épices, fumée, etc. Mais aussi d’autres produits, car nous développons la partie «ferme» chez nous avec des pestos (basilic, roquette) et des sirops (menthes, fraise, etc.).

🍻🇫🇷 Ferme Brasserie Moustous

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