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La Pause Magique: La première année en affaires

La Pause Magique: La première année en affaires

Créer une entreprise n’est jamais évident, passer au travers de sa première année d’activité encore moins. Pour nous, plusieurs compagnies reviennent sur leurs douze premiers mois d’entrepreneuriat et se confient sur leurs échecs, mais aussi leurs aspirations, tout en offrant quelques conseils au passage. 

Lancée en octobre 2017, La Pause Magique offre des collations déshydratées saines, et faciles à cuisiner, avec l’objectif affiché que les familles passent plus de temps ensemble tout en prenant soin de leur santé. Muffins, soupes, gruaux, galettes, gourmandises sans gluten: il y en a pour tous les goûts.

Marie-Claude Bérubé, le cerveau derrière cette entreprise trifluvienne, est une maman avant tout qui aime cuisiner avec ses proches et pour qui la nourriture est une affaire de communauté et de passion. Curieuse et touche-à-tout, avec des expériences aussi variées que le marketing en réseau et une formation en éducation spécialisée, elle ne pouvait qu’offrir un concept qui regroupe ses valeurs à elle: famille, santé, environnement. On discute avec la fondatrice.

Courtoisie La Pause Magique.

Comment s’est créée la Pause Magique ?

Parce que je voulais léguer quelque chose à mes enfants. Ça vient aussi d’un souper avec des amis où l’une d’entre elles me disait: «oh moi, j’en peux plus des collations que j’ai à offrir à mes enfants, c’est des sportifs, je ne trouve pas de collations adaptées». C’est là que j’ai eu l’idée de créer des collations santé. Je suis quelqu’un qui adore manger et cuisiner, mais j’essaye de faire attention à ce que je mange, à ce que je donne à mes enfants. Quand on va dans les magasins, en grande surface, il y a au moins trois rangées pleines de collations, juste de grignotage, plein d’agents de conservation.

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

La Pause Magique regroupe mes valeurs environnementales et familiales, c’est le fun. Mon leitmotiv dans la vie, c’est d’avoir du plaisir dans tout ce que je fais sinon je ne peux pas le faire.

Je me suis fait plaisir en créant mon entreprise. Je n’ai pas pensé aux études de marché ni si ça avait une chance de fonctionner. C’était pour moi: qu’est-ce que je veux manger? La Pause Magique, je l’imagine comme manger santé pour vieillir ensemble, pour grandir ensemble, pour avoir de belles relations ensemble. Notre idée, c’est la simplicité, que ces collations soient saines et familiales. Tous nos produits se cuisinent avec une fourchette. Il n’y a pas de batteur, on veut passer des moments en famille, autour de ces collations. On voulait créer quelque chose de simple et doux.

Comment créez-vous vos recettes?

Tout part de nos propres goûts. Nos enfants sont d’ailleurs les premiers testeurs. Si les enfants n’aiment pas ça, on n’en fait pas. S’ils ne sont pas capables de réaliser les collations simplement, on n’en fait pas.

Nous sommes aussi très à l’écoute de notre clientèle, de ce qu’ils demandent et de leurs commentaires sur nos collations.

Courtoisie La Pause Magique.

Utilisez-vous des produits locaux?

Pas à 100 %, mais toute la base de nos produits, ce sont des farines, des grains et des flocons du Québec. On va utiliser l’épeautre, le camus, l’orge, l’avoine, on va chercher les grains entiers parce qu’on voulait démocratiser les produits locaux. On va utiliser des canneberges du Québec, des bleuets sauvages, etc. On met aussi des épices que les gens ne connaissent pas, ici et là pour faire découvrir d’autres goûts.

Dès qu’on peut, on priorise le Québec, malgré le coût. Avec certains produits on ne fait pas de profit, mais les gens trippent dessus donc je ne peux pas les retirer. Même si en tant qu’entrepreneure, ces produits ne font pas de sens.

«Je ne suis pas en conflit d’intérêts dans mon travail, c’est un prolongement de ma vie personnelle.»

En parlant d’entrepreneuriat, avez-vous une formation en affaires?

Ma première entreprise, j’avais 7 ans, je vendais de l’eau de rose parce que j’avais décidé que c’était bon pour la peau!

Je n’ai pas de formation, mais un principe, depuis toujours, de vouloir faire mes choses moi-même, puis ce n’est pas une question d’argent, c’est vraiment une question de rythme de vie, mon horaire, ma liberté, ma créativité, pousser tout ce que je suis au maximum. Je suis quelqu’un qui aime s’émanciper dans le travail.

Pour La Pause Magique, j’ai appris à travailler sur des logiciels, je me forme en réseaux sociaux, j’ai fait mon site web, je crée mes propres recettes, je me suis formée dans absolument tout. J’ai besoin de nourrir mon cerveau de nouvelles connaissances, tout le temps, les autres autour de moi sont un peu épuisés! [Rires]

Comment résumeriez-vous les débuts de votre compagnie?

Il faut de la patience et de la persévérance, et surtout avoir du plaisir.

Avez-vous des employés?

J’en ai plusieurs, mais tous à temps partiel. J’ai la chance de travailler avec ma mère, infirmière à la retraite, qui s’occupe des commandes. J’ai aussi Maude, mon amie, qui a déjà un autre métier, mais qui vient m’aider périodiquement quand j’ai besoin pour la production de produits. Mon mari est là quand il peut, mon beau-frère m’aide avec l’infographie, mon amie Sophie, et mon amie Jacinthe qui vient tous les lundis pour la recherche et le développement et qui m’aide à me concentrer parce que je suis un esprit vagabond. Je me distrais très facilement! J’ai aussi une employée ayant une déficience intellectuelle légère, Joanne, qui, assise à sa table, colle les étiquettes à la main. Elle fait partie de notre famille. Je suis vraiment chanceuse de travailler avec mon équipe.

Est-ce votre première fois en tant que gestionnaires d’employés?

C’est ma première vraie expérience d’entrepreneure. Ce sont mes employés que je chouchoute, que je choisis, avec qui je m’entends bien et que j’aime profondément.

J’ai eu des expériences dans le passé, en tant que leader de marketing de réseau, puis j’avais aussi été membre fondateur d’un centre de loisirs adapté pour enfants handicapés. J’avais déjà un peu d’expérience, c’est moi qui coordonnais tous les dossiers RH et j’avais presque 25 ans.

«Les erreurs et les embûches, pour moi, c’est ça aussi l’entreprise. Quand je vis quelque chose, j’apprends, puis je le transforme, puis je continue, mais je ne reste pas dessus.»

Qu’est-ce qui vous inspire à aller travailler chaque jour?

J’aime travailler, ce n’est pas une corvée pour moi. Et puis j’ai créé un environnement de travail où mes enfants sont avec moi dans mon bureau, où j’ai apporté mes valeurs personnelles dans mon entreprise professionnelle. Je ne suis pas en conflit d’intérêts dans mon travail, c’est un prolongement de ma vie personnelle.

Quelle est la chose la plus importante que vous ayez apprise?

De faire confiance à mon intelligence. Avec du travail, je peux tout apprendre pour essayer de comprendre. J’ai trouvé ça extraordinaire comme chemin, mais parfois, c’est aussi difficile, quand on a l’impression qu’on en a déjà trop dans la tête.

Quel a été votre plus grand défi?

Apprendre et accepter les cycles de vente. Les gens ne commandent pas dans le temps des fêtes, ils ne commandent pas l’été, ils s’en servent beaucoup pour des collations à l’école. Au début, avec l’inexpérience, ça fait peur, c’est vertigineux. Puis là, c’est notre deuxième été, je l’ai planifié autrement et on travaille mieux.

Ce que moi je trouve le plus difficile dans mon entreprise, c’est le marketing. Parce que je ne suis pas formée en marketing puis je n’ai pas des budgets financiers pour aller chercher une équipe en marketing. Mais je me trouve vraiment chanceuse parce que je suis très bien entourée.

Quelle a été votre principale erreur en lançant la Pause Magique?

Je suis de nature optimiste, je revire toujours tout en leçon, donc je ne peux pas donner un exemple d’erreur qui m’a coulé, disons. Les erreurs et les embûches, pour moi, c’est ça aussi l’entreprise. Quand je vis quelque chose, j’apprends, puis je le transforme, puis je continue, mais je ne reste pas dessus.

Quels conseils auriez-vous aimé recevoir avant de lancer la Pause Magique?

Trouve-toi une équipe de feu en marketing et réseaute. C’est ma bête noire à moi, ça, le réseautage. Je suis gênée donc ça me rend un peu gauche donc je n’aime pas ça!

Courtoisie La Pause Magique.

Quels conseils donneriez-vous à un.e jeune entrepreneur.e?

Aie du plaisir! Trouve un produit qui ne va pas juste être payant, mais qui va aussi te faire tripper pour que t’aie envie d’aller travailler tous les jours, que ce ne soit jamais une corvée.

Dans un, deux, trois ans, l’ennui s’en vient puis tu vas laisser tomber quelque chose dans lequel t’as mis tout ton cœur. Il faut aimer et avoir les mêmes valeurs que son produit. C’est un avantage, parce que ça devient un prolongement de ce que t’as dans la tête.

Quelles évolutions va connaitre La Pause Magique?

On va se concentrer à élargir nos points de vente physiques au Québec. À la base, mon produit était fait pour les parents, et finalement, c’est aussi une clientèle entre 50 et 70 ans qui semble avoir un gros intérêt pour la compagnie. Ils veulent mieux manger, ils lisent plus, ils sont cultivés sur l’alimentation bio, donc il faut que je pense aussi à cette clientèle-là qui n’achète pas en ligne.

On continue également de développer de nouveaux produits: muffins, galettes, soupes véganes dont on a créé nous-mêmes les bouillons. On vient de sortir une nouvelle saveur de galettes aux fraises du Québec qu’on a déshydraté nous-mêmes et qui est sans agents de conservation. On planche aussi sur des repas tout préparés et déshydratés.

🍮🍪La Pause Magique

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