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Curry cambodgien et oignons caramélisés – L’irrévérencieuse entrevue bouffe avec Visrei

Curry cambodgien et oignons caramélisés – L’irrévérencieuse entrevue bouffe avec Visrei

Le projet Visrei de Donovan Nguon rejoint les rangs de l’étiquette Lisbon Lux Records. L’association est toute naturelle quand on entend la pop nuancée et les compositions électroniques du musicien d’origine cambodgienne. L’extrait Visible du EP de quatre titres Kin est le premier à être sorti sous le label le 28 juin dernier. 

Donovan Nguon a appris les rudiments de la musique par ordinateur par lui-même. Visible se construit sur ces notions qu’il a apprises et la chanson pop rock des années 80. Le musicien dit y fouiller la volonté de s’affirmer, la crise de l’identité les racines de l’authenticité. La pièce déterre également les aveux enfouis sous les raisons de convenance et la peur du rejet.

Visrei se nourrit d’influences diverses comme Sky Ferreira, My Bloody Valentine et Yasutaka Nakata desquelles émerge une pop peuplée de synthétiseurs singuliers.

Qui es-tu et quel est ton parcours?

Mon nom est Donavan Nguon et je fais de la pop qui est au croisement de la dream-pop, de l’électro et de l’ambiant. J’essaie de faire des chansons personnelles et mélodiques et de mélanger toutes mes influences dans un gros melting pot. J’ai commencé Visrei en 2013 pour le simple plaisir d’avoir un outlet créatif. Puis, j’ai rencontré le label Lisbon Lux l’année passée. Ils m’aident depuis à amener le projet plus loin. J’ai aussi récemment sorti un EP qui s’appelle Kin.

Comment a démarré votre aventure dans la musique?

J’ai commencé à gribouiller des chansons dès que j’ai appris mes premiers accords de guitare en secondaire 2. Puis, j’ai découvert les pédales de guitare avec lesquelles j’ai longtemps expérimenté. Finalement, j’ai fait le saut vers la musique électronique et les synthétiseurs lorsque c’était rendu trop compliqué de jouer avec un groupe!

Quelle est ta relation avec la nourriture?

Mes parents cuisinent très bien. Je suis chanceux et reconnaissant d’avoir grandi dans une famille cambodgienne qui donnait beaucoup d’importance à ce qu’on mangeait. On a aussi toujours eu un grand potager, donc on mangeait frais l’été. J’ai gardé cette envie de bien manger et d’explorer la nourriture. J’adore aussi faire l’épicerie. C’est une activité toute simple, mais très gratifiante. Par contre, je deviens facilement accroc aux chips et tout ce qui est gras-salé, donc, bref, j’ai aussi une relation quelquefois bizarre avec la bouffe.

Préfères-tu élaborer des recettes ou préfères-tu découvrir des restaurants?

J’aime les deux, mais je cuisine beaucoup plus souvent que je mange au restaurant ou que je commande pour emporter.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique lorsque tu cuisines?

Ces temps-ci, c’est surtout Haruomi Hosono, Ichiko Aoba et Kate NV qui jouent chez moi. Sinon, j’écoute souvent en cuisinant ma liste de chansons pour la course à pied qui est pas mal juste composée de grosse pop.

Crédit photo: Matteo Gueli

Quelle est la première recette que tu aies appris à faire?

Sûrement des omelettes!

Quels sont les aliments dont tu ne pourrais jamais te passer et pourquoi?

Le riz. Je ne peux pas passer deux jours de suite sans manger de riz. Et il faut que ce soit du riz au jasmin. L’automne dernier, j’ai rencontré des Malaysiennes dans un restaurant indonésien à Amsterdam. On a eu une longue discussion sur les subtilités de la cuisson du riz, comment ça faisait trop longtemps qu’on n’en avait pas mangé et le fait que les asiatiques en ont besoin pour vivre! C’est un phénomène international.

Quel est le pire repas que l’on t’ait servi?

Pas certain que ce soit le pire repas à vie, mais je suis physiquement incapable de manger un steak saignant.

Et le pire repas que tu aies servi?

Sûrement un sauté de poulet qui était vraiment, vraiment trop épicé.

Crédit photo: Matteo Gueli

Si je t’invite à souper, qu’est-ce que je devrais cuisiner et passer comme musique pour t’impressionner?

N’importe quoi avec des oignons caramélisés fait maison! Pour la musique, Rosalia pour commencer la soirée et Marjo pour la finir (un signe que c’était une bonne soirée).

Ton dernier repas et la dernière musique que tu écouterais… Si tu devais mourir demain?!

Un bol de curry cambodgien de ma mère avec une bonne baguette de pain. Sometimes de My Bloody Valentine et Puppy Love de Perfume.

Quelles sont tes places préférées pour manger à Montréal?

Jiep Jiep et Marusan.

Quels sont tes projets futurs?

Écrire de la nouvelle musique dans le but d’éventuellement faire un album complet et enregistrer plus de field recordings.

🍳Visrei

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