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Boire local, un beau défi pour la jeune entreprise La Boîte à Vins

Boire local, un beau défi pour la jeune entreprise La Boîte à Vins

Monde viticole encore jeune, monopole de la SAQ, permis de vente: monter son entreprise dans le milieu de vin québécois ressemble parfois à un véritable parcours du combattant. Pour nous éclairer sur ces problématiques, nous avons discuté avec Louis-Philippe Mercier, sommelier-propriétaire de l’entreprise La Boîte à Vins.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je suis Louis-Philippe Mercier, sommelier-propriétaire de La Boîte à Vins. J’ai œuvré pendant une dizaine d’années dans le domaine de la restauration. J’ai effectué tous les postes. J’ai obtenu mon diplôme de sommelier en 2016 à l’École des Métiers de la Restauration. C’est à ce moment-là qu’est né le projet de la Boîte à Vins.

Pouvez-vous nous parler plus en détail de votre projet?

L’idée a germé, il y a un an et demi. Depuis tout ce temps, je travaille là-dessus quasiment à temps plein. Officiellement, on est ouvert depuis le 1er septembre 2018. Je m’occupe de tout ce qui est vente, conseil, logistique, etc. Et mon associée Amélie Morency s’occupe du volet marketing et communications web.

Est-ce que c’est difficile de mettre en place une entreprise qui vend du vin?

En effet, il faut savoir qu’au Québec, la vente d’alcool n’est pas simple. Mais en gros, on a dû faire face à deux problèmes majeurs: le zonage et l’obtention du permis d’alcool.

Pour le zonage, il faut que la municipalité accepte que le bâtiment où l’entreprise est établie puisse vendre de l’alcool. C’est pour ça que le projet initialement prévu à La Prairie, s’est retrouvé à Beloeil. Beloeil a tellement embarqué sur le projet qu’elle a fait changer le zonage pour nous permettre de nous installer. Ensuite, le permis d’épicier auprès de la Régie des Alcools des Courses et des Jeux (RACJ) est difficile à obtenir, certes il ne coûte pas cher, mais il n’est pas délivré à n’importe qui. Il faut savoir que pour ouvrir un dossier, il faut une adresse, c’est-à-dire un bail signé et donc des loyers qui sont dus durant la période d’étude du dossier. Au départ, j’ai essuyé plusieurs refus parce que je n’avais pas un inventaire assez varié pour la RACJ. Puis j’ai fini par obtenir ce permis d’alcool au bout de trois mois et on a pu commencer à vendre nos produits.

Vous proposez des produits québécois exclusivement?

Je me suis vraiment développé une passion pour les producteurs d’ici. Je vais chercher le vin directement chez le producteur. Ça fait des années qu’on nous encourage à manger local et je pense que c’est important de boire local également! D’autant que le Québec propose de bons produits.

Comment décririez-vous le monde vinicole québécois?

C’est un monde qui est vraiment jeune. On peut facilement faire le comparatif avec les différents courants alcooliques qu’il y a eu au Québec. Il y a 10 ans c’était la bière de microbrasseries, il y a cinq ans les alcools forts comme les gins, les vodkas et puis maintenant c’est au tour du vin québécois d’émerger. D’ici deux ans ça va exploser, je pense.

Quel votre point de vue sur la SAQ?

La SAQ reste le plus gros acheteur au monde de vin français, c’est-à-dire que les Québécois boivent plus de vin que les Français. C’est très bien pour les vins français, mais ça démontre qu’il y a quand même un souci au niveau de la distribution de vins québécois. Il y a une espèce de blocage au niveau de la politique d’achat qui ne joue pas en faveur du vin québécois et canadien plus généralement. C’est vrai qu’il existe une section «Origine Québec» dans les rayons, mais les conditions sont sévères, et la plupart des vignerons ne sont pas capables de fournir les quotas de production demandés.

Et donc les producteurs sont heureux de voir arriver des entreprises comme la vôtre?

Tout à fait, dans le sens où on est une alternative de distribution. On s’en occupe de A à Z et ça enlève vraiment un poids sur les épaules du vigneron. Puis on développe aussi la vente en ligne ce qui permet d’élargir la clientèle et les possibilités de distribution. On ne vend pas juste du vin, on fait le lien entre le producteur et le client et ça, ça nous rend fiers.

👉🍷 La Boîte à Vins

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