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L’imparfaite: revue pluridisciplinaire et plurisexuelle

L’imparfaite: revue pluridisciplinaire et plurisexuelle

« Derrière chaque histoire érotique, il y a une histoire humaine qui embrasse un discours social, politique et esthétique. C’est précisément cette histoire que nous voulons raconter. » La revue pluridisciplinaire et plurisexuelle L’imparfaite a depuis 2009 démontre d’une façon élégante et design la beauté de la sexualité. Avec un tirage de 2000 exemplaires, elle est rapidement devenue une revue coquine à collectionner. Entrevue avec Quentin, un de ceux derrière la revue L’imparfaite.

Quelle est l’histoire derrière votre magazine?
Au départ, nous étions à Sciences Po, à Paris, en dernière année, nous voulions nous amuser. Faire une revue érotique nous paraissait plus intéressant qu’un énième magazine sur la politique ou l’internationale. Ça a débuté comme ça, en faisant poser à poil des étudiants de l’école. Puis après on a terminé nos études et on s’est ouvert à tout le monde.

Comment décririez-vous votre ligne éditoriale ?
On est une revue pluridisciplinaire et plurisexuelle. La plupart des [revues] qui parlent de sexe sont monocentrées (pour les gays, pour les lesbiennes, pour les hétéros). Nous on voulait parler à tous, en considérant que le cul est une porte d’entrée de compréhension du monde et que le récit d’une partouze gay, par exemple, peut intéresser des gens qui ont une autre sexualité.

Et après on mélange: textes, photos, dessins, avec un gros souci sur la maquette, la typo, le design, pour que ça soit un bel objet.

Pourquoi avoir choisi le média imprimé?
Parce que je pense que nous sommes un peu fétichistes de l’objet imprimé. On aime le voir, le toucher, le sentir. Il y a un sentiment de gestation puis d’accouchement qui est vraiment fort (et parfois douloureux) à chaque numéro, un sentiment que tu ne ressens pas avec un site web, qui est en mise à jour permanente.

Quelle est la réaction du public?
Il faudrait leur demander, mais la plupart du temps l’accueil est très positif. On a un public très varié. On vend pas mal sur Internet, souvent à l’étranger: on a déjà envoyé des mags à Oulan-Bator!

Quelle est votre stratégie de vente et de croissance? Publicité ou co-branding?
On n’a aucune stratégie de vente et de croissance! L’imparfaite est une association, ne gagne pas d’argent et n’en gagnera jamais, il n’y a aucune pub dans le mag par exemple. On a tous des jobs à côté, la revue c’est notre plaisir. Le seul but c’est de vendre suffisamment pour rembourser l’impression.

Quels sont vos projets à venir?
Le dernier numéro est bilingue, intégralement en français et en anglais, c’est une vraie nouveauté. Pour le reste, on verra. On n’a pas prévu d’en faire un prochain, mais, qui sait? La vie sexuelle est longue.

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