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Guide de survie : 48h à La Commission B (et nos accords musique-fûts)

Guide de survie : 48h à La Commission B (et nos accords musique-fûts)

Oubliez les marathons épuisants sur l’asphalte brûlant des grands centres. Le vrai festivalier sait que les meilleures expériences se cachent souvent en région, là où le temps ralentit un peu. Du 19 au 21 juin prochain, le village de Saint-Casimir redevient l’épicentre de la scène musicale et brassicole du Québec pour la 11e édition de La Commission B.

On le sait, c’est un événement qu’on aime beaucoup chez Baron Mag. Pourquoi ? Parce que ça se passe à échelle humaine, avec une sélection de produits de soif qui tient la route et une programmation qui n’a rien à envier aux métropoles. Mais comment fait-on pour tirer le maximum de ce week-end-là sans s’épuiser ? On vous a préparé un petit guide de survie, avec des accords pensés sur mesure entre ce qui se passe sur scène et ce qui coule des fûts invités.

L’arrivée et le setup (Vendredi, 16h)

Le plan de match, c’est d’arriver tôt dans Portneuf. Le gros secret bien gardé de La Commission B, c’est le camping gratuit. On arrive, on plante la tente sans se presser, à distance de marche de l’action. Pas de navettes interminables, pas de stress.

L’accord de bienvenue : on commence ça avec une Pilsner bien vive de chez Mellön ou une soif de soif de Isle de Garde. C’est parfait pour se rincer le palais après avoir monté son campement et pour s’installer tranquillement dans l’ambiance de la zone Promutuel au son du Lizotte Fuzz.

L’ouverture en groove (Vendredi soir, Scène principale)

Sur la grande scène, ça commence tout en groove. On a le duo Rau_Ze qui vient réchauffer la place avec son R&B néo-soul, pour ensuite laisser la place à Les Louanges. Avec son troisième album paru le 10 avril dernier, on sait que ça va bouger et que la foule va suivre.

L’accord parfait : c’est le temps d’aller chercher un cidre nature bien funky du Chemin des Sept. Les notes complexes et le petit côté effervescent de la pomme fermentée s’agencent naturellement avec les lignes de basse rondes de la soirée.

Le Nightshift dans le boisé (Vendredi, fin de nuit)

C’est là que la vibe change. Le site des Grands Bois devient plus intense, plus brut. On se laisse porter par l’énergie de Malaimé Soleil et l’univers post-punk complètement éclaté d’Alix Fernz à travers les arbres.

L’accord parfait : pour accoter ça, ça prend quelque chose qui a de la gueule. C’est le moment de commander une IPA sursaturée de houblon de chez Noctem ou de plonger du côté obscur avec une Stout impériale de Dieu du Ciel!. Ça prend une bière qui a assez de caractère pour rivaliser avec la distorsion.

Le marathon éclectique (Samedi)

C’est la grosse journée. Ça commence en douceur avec l’Ensemble Afrovibes et le folk alternatif de Pied Léger. Ensuite, on navigue entre les scènes pour attraper le rock de Corridor, le son d’Atsuko Chiba, et l’incontournable Klô Pelgag. En fin de nuit, le collectif art punk La Sécurité va faire danser ceux qui ont encore de l’énergie.

Conseil de pro : passez par les kiosques de bouffe ! Faut manger local pour tenir le coup.

L’accord parfait : en après-midi, on garde le palais frais avec une bière sure fruitée de Nano Cinco ou une saison rustique brassée sur feu de bois par Tête d’Allumette. Quand la folie théâtrale de Klô Pelgag embarque en soirée, on passe aux choses sérieuses avec un cocktail conçu avec les spiritueux pointus de Menaud ou de la Distillerie du Quai.

La rédemption dominicale (Dimanche)

C’est le contraste qui fait tout le charme de La Commission B. Le dimanche, on ramasse ses affaires et on se dirige vers l’église de Saint-Casimir. Philippe B s’y installe en solo, entre guitare et piano. C’est intime, c’est rassembleur et c’est un moment de grâce qu’on voit rarement dans les autres festivals.

L’accord parfait : un grand verre d’eau et un bon café de spécialité pour soigner la fatigue du festivalier. Mais juste avant de prendre la route, on lève un dernier verre avec une classique des hôtes, Les Grands Bois, question de saluer l’équipe et de les remercier de l’accueil.

En passant, le festival garde son approche accessible : l’entrée est gratuite pour les 12 ans et moins, avec un espace jeunesse pensé pour les familles.

Les passeports 3 jours et les billets journaliers partent vite. Allez chercher ça directement sur lacommission.ca avant de le regretter. On se voit dans Portneuf.

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