« On a besoin de plus de conférences techniques comme celles-ci pour nous rappeler l’importance de comprendre les faux goûts en bière et de mettre en place un programme sensoriel », m’a confié un brasseur en sortant de l’atelier animé par Jan-Philippe Barbeau.
La deuxième édition de l’atelier « Comprendre les faux goûts et leurs liens avec les paramètres de la fermentation » a permis aux brasseurs de plonger au cœur des saveurs indésirables et de leurs origines. L’atelier proposait une dégustation pratique de composés comme le méthanol (purée de pommes de terre), l’acétaldéhyde (pomme verte) ou le sulfure d’hydrogène (œufs pourris), suivie d’analyses sur les conditions de fermentation qui les favorisent et les solutions pour les éviter.
Pour les microbrasseries, maîtriser ces défauts est essentiel pour garantir constance et qualité, tout en perfectionnant la culture sensorielle des équipes. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le brassage québécois, Barbeau a combiné rigueur technique et pédagogie pour offrir un atelier concret et stimulant.
Comprendre les faux goûts, c’est autant prévenir que valoriser l’art du brassage. Pourquoi est-ce crucial ?
- Pour les brasseurs : comprendre les faux goûts permet de corriger les erreurs techniques, d’optimiser les levures et les conditions de fermentation, et de garantir une production constante et de haute qualité.
- Pour l’entreprise : des bières fiables et sans défauts réduisent les pertes et renforcent la réputation, tout en facilitant l’expansion vers de nouveaux marchés. La mise en place d’un programme sensoriel devient un outil de formation pour les équipes et un gage d’efficacité.
- Pour les clients : des bières cohérentes et savoureuses offrent une expérience gustative agréable, renforcent la confiance envers la marque et valorisent l’artisanat derrière chaque produit.

En somme, comprendre et prévenir les faux goûts, c’est allier science et art : garantir la qualité, perfectionner la production et valoriser l’expertise brassicole auprès des consommateurs. Des initiatives comme cet atelier Fermentis montrent que l’apprentissage sensoriel reste un pilier incontournable pour toutes les microbrasseries qui veulent se distinguer sur un marché exigeant.
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