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La Maison du bonheur : des produits artisanaux gourmands inspirés de la forêt

La Maison du bonheur : des produits artisanaux gourmands inspirés de la forêt

Une limonade parfumée au thé des bois et aux queues de fraises, des biscuits aromatisés au chocolat et au sapin baumier, un glaçage à l’érable et au cèdre… Ce sont quelques-unes des idées développées par Annie St-Jacques à partir de ses produits artisanaux gourmands inspirés de la forêt. Son entreprise La Maison du bonheur ne cesse de grandir depuis 2017 à Sainte-Julienne.

Enfant, Annie St-Jacques était habituée à se promener dans le bois avec son grand-père qui avait des origines amérindiennes. Elle a ensuite suivi des études en horticulture qui lui ont permis de développer son intérêt pour les plantes. Quant à son côté entrepreneurial, il provient en partie de sa mère qui travaillait dans la vente au détail.

«La Maison du bonheur est d’abord et avant tout la maison où j’habite, raconte Mme St-Jacques qui précise que c’est son conjoint qui a trouvé le nom. Je suis entourée de plusieurs amis herboristes et naturopathes qui me font découvrir des produits qui sont bons au goût. Ça m’a rappelé quand mon grand-papa me faisait goûter au thé des bois, à l’ail des bois, à la résine de pin… Je me suis dit que des gens utilisaient le côté curatif des plantes et que je pourrais m’occuper du côté gourmand. J’ai créé mon entreprise avant qu’on commence à avoir une mode pour les produits forestiers non ligneux, il y a 3 ans officiellement et 5 ans pour les premières expérimentations.»

Courtoisie: La maison du bonheur

Le premier produit qu’elle a développé est la poudre de sapin baumier, son plant préféré. Pour tester l’intérêt du public, elle l’a présentée lors de marchés de Noël auxquels elle participait pour vendre ses décorations à partir de bois récupéré.

«Le sapin baumier, une fois transformé, à un goût plus doux, caramélisé et moins fort, résineux. Une fois en poudre, il est délicieux autant pour du sucré que du salé. J’ai fait des tests pour montrer aux gens qu’on peut en faire un super glaçage pour un gâteau ou une mayonnaise pour accompagner un poisson», explique l’entrepreneure.

L’engouement du public l’a amenée à élargir sa gamme.

«J’essaye de rendre ça simple et de présenter ces saveurs graduellement, soutient Annie St-Jacques. Mon mélange poivré forestier est fait à base de plusieurs plantes boréales. Si elles étaient vendues séparément, peut-être que les gens seraient réticents à les essayer, mais là, il est vraiment accessible. Je l’ai présenté avec un sucre à la crème et il y en a qui l’utilise pour fumer du saumon, des viandes… J’y vais avec des saveurs qui sont familières et j’essaye d’introduire des petites essences qui font que les gens n’ont pas peur de les essayer et aiment ça.»

Elle propose des dégustations lors d’événements, elle publie des photos sur son site internet pour donner de l’inspiration, ou encore elle partage quelques recettes sur les réseaux sociaux.

«Le marché commence à être assez féroce. J’ai malheureusement eu une mauvaise expérience avec une recette qui a été copiée. J’essaye donc de sortir de ma zone de confort pour faire des choses encore plus différentes pour que les gens puissent savoir que c’est La Maison du bonheur qui le fait», atteste la Juliennoise.

Courtoisie: La maison du bonheur

Développement de l’entreprise

Elle cueille, sèche, apprête, réduit en poudre et met en sachet ses produits. Son entreprise grandissant, elle a des responsabilités qui se sont ajoutées, notamment en comptabilité et en représentation, donc elle collabore maintenant avec des cueilleurs.

«J’ai étendu le territoire, donc j’ai accès à des plants sans avoir à me déplacer, s’enthousiasme l’entrepreneure. J’aime les algues et les plantes du littoral gaspésien et j’avais fait des tests pour faire un assaisonnement et là, j’ai trouvé un cueilleur. J’ai aussi une belle collaboration avec deux dames du Saguenay pour mon mélange poivré forestier qui est fait à base de nards des pinèdes et de poivre des dunes. J’ai une autre dame qui cueille des pétales de roses sauvages de Kamouraska qui ont un petit côté salin. Ça me permet de prendre tous mes coups de cœur à travers la province et de les avoir chez moi.»

Elle les transforme auprès d’une compagnie qui lui permet de respecter les règles MAPAQ et elle en fait aussi chez elle, avec une philosophie de vie qui vise l’autosuffisance. Le répertoire d’entreprises écoresponsables Les pages vertes lui a d’ailleurs octroyé une cote d’excellence. Sa démarche est tant personnelle que professionnelle.

«Mon conjoint travaille dans les véhicules récréatifs et il a été en mesure de me récupérer des réfrigérateurs qu’on a transformés en séchoirs. On fait au meilleur de nos connaissances et de ce qui nous est accessible. On veut avoir une empreinte écologique la plus petite possible, que ce soit dans les emballages réutilisables, en papier kraft, donc biodégradables, provenant d’un fournisseur local ou que ce soit dans les déplacements qui sont planifiés pour les limiter», donne en exemple la Juliennoise.

Courtoisie: La maison du bonheur

Elle déménagera en décembre dans une nouvelle ferme à Saint-Côme où elle aura alors sa propre cuisine MAPAQ et un bois qui lui donnera accès à plus de plantes.

«J’avais quelque chose qui me trottait dans la tête depuis pas mal d’années, annonce Annie St-Jacques. Si c’était à refaire, c’est sûr que j’aurais fait mon cours à l’ITHQ pour étudier en cuisine et avoir des techniques, même si je suis autodidacte et que j’ai de bonnes habilités. J’ai un projet de cantine saisonnière qui devrait probablement voir le jour à l’été 2021, avec beaucoup de saveurs boréales et locales. Je vais aussi mélanger des petits fruits comme la camerise et l’argousier.»

Mme St-Jacques est présente tout le mois de décembre au marché de Noël de Joliette.

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