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Laura Howard, cofondatrice et directrice du développement d’affaires de Récolte

Laura Howard, cofondatrice et directrice du développement d’affaires de Récolte

Récolte est un OBNL de soutien pour les innovateurs sociaux qui souhaitent changer les systèmes alimentaires locaux. Voici l’histoire de bureau de sa cofondatrice.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours? 

Passionnée par les enjeux sociaux, environnementaux et communautaires, je cumule plus de 15 ans d’expérience dans des organismes à but non lucratif et des entreprises sociales. L’histoire officielle de Récolte commence en 2015, quand j’ai lancé une série d’événements, d’ateliers et de soirées de réseautage sous le nom Parler la bouche pleine. Le besoin manifeste de soutenir davantage les acteurs et les entrepreneurs sociaux alimentaires a mené à la création de Récolte. 

Je suis également cofondatrice de l’organisation EnRacine, un organisme innovateur qui influence l’industrie forestière dans la compensation des émissions de carbone, en supportant le développement économique chez les petits exploitants agricoles en Amérique Centrale. J’ai été directrice des communications et de l’engagement communautaire chez Provender, un marché de la technologie alimentaire. Dans un contexte de gestion de projet à l’international, j’ai géré 3 programmes consécutifs dans les domaines de la sécurité alimentaire et l’agriculture locale avec Jeunesse Canada Monde (JCM), en collaboration avec des communautés agricoles au Canada, en Afrique de l’Ouest et en Amérique centrale. J’ai également occupé le poste de coordonnatrice nationale des communications pendant 3 ans, dont une année charnière pour l’organisation, incluant la supervision des célébrations du 40e anniversaire et d’autres activités connexes à travers le Canada et à l’international. J’ai travaillé en tant que coordonnatrice de l’éducation pour l’organisation Ghana Health and Education Initiative,(GHEI). 

Je crois fermement en l’importance de l’appropriation des programmes et des solutions par les communautés elles-mêmes. 

J’ai travaillé avec le centre alimentaire communautaire Santropol Roulant en tant que coordonnatrice de développement économique communautaire, à travers le Le Réseau canadien de développement économique communautaire (RCDÉC) et j’ai été membre de l’équipe de leur ferme périurbaine à Senneville. Je suis actuellement dans mon deuxième mandat en tant que membre du conseil d’administration, dirigeant le processus de planification stratégique de l’organisation. 

Un mot pour définir quel type de travailleuse vous êtes…

Passionnée par le «Big Picture».

Qu’est-ce qui rend Récole unique? 

Ce qui nous rend uniques, c’est notre rôle comme appui à d’autres, pour réaliser leur potentiel d’impact et créer des changements nécessaires dans nos communautés et nos systèmes alimentaires locaux. 

Comment est-ce que des projets innovants, axés sur l’impact, peuvent-ils survivre et prospérer dans l’écosystème socio-économique dans lequel ils émergent? Nous comparons cela à une semence. Plantez une semence saine dans un sol mort; il y a fort à parier qu’elle ne poussera pas, ou du moins pas à son plein potentiel. Ce sera tout le contraire si vous plantez une semence saine dans un écosystème fertile, diversifié, qui soutient sa croissance et augmente sa force et sa contribution à un écosystème plus large. Il en va de même pour les projets axés sur l’impact dans nos systèmes alimentaires, qui émergent dans un environnement social et économique qui crée plus de défis, de barrières que d’éléments ‘nourrissants’ pour leur plein développement et leur pérennité. 

Pour cette raison, nous nous concentrons à travailler, d’une manière collaborative, sur les chaînons manquants qui freinent cet impact potentiel, individuel et collectif. Nous mettons l’accent sur l’écosystème dans lequel opèrent ces acteurs du changement. Nous nous concentrons sur l’identification des opportunités, barrières et lacunes des réglementations, le financement, les infrastructures existantes et manquantes, l’accès à l’information, l’accès au financement approprié, et autres nuisance ou facteur contribuant au succès des entreprises d’impact. 

«Ce qui nous rend uniques, c’est notre rôle comme appui à d’autres, pour réaliser leur potentiel d’impact et créer des changements nécessaires dans nos communautés et nos systèmes alimentaires locaux.»

Courtoisie Récolte.

Quelle est la taille de votre compagnie? 

Nous sommes présentement une équipe de 6 personnes à temps plein, et travaillons avec un réseau de consultant.e.s et partenaires sur des mandats et projets collaboratifs. 

Quels outils sont essentiels à votre vie?

Google Drive/Calendar, Toggl Asana et nous commençons à utiliser Trello. 

Je suis très visuelle, alors j’apprécie les outils qui vont au-delà des listes de tâches et vous donnent une image de haut niveau, ainsi qu’un point de vue par projet plus détaillé de ce qui avance bien, ce qui bloque, pourquoi, et qui travaille sur quoi. Avant tout, la communication et la planification collaborative et continuelle avec mes super collègues sont les clés du succès. 

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À quoi ressemble votre espace de bureau? 

Je divise mon temps entre Montréal et Sutton.

À Montréal – nous avons longtemps travaillé à l’Esplanade; un super espace de travail collaboratif pour entrepreneurs sociaux. Commençant avec un poste dans l’espace commun, nous avons éventuellement emménagé dans un bureau semi-fermé dans la deuxième phase de l’espace. Esplanade a été très important dans notre croissance en tant qu’entreprise, avec des options flexibles et une communauté d’entrepreneur.e.s sociaux.ales, mentors et coachs avec qui nous avons pu échanger et partager des apprentissages et défis au quotidien. En 2020, nous allons faire le saut vers nos propres bureaux, mais toujours avec un espace ouvert, que nous souhaitons partager avec d’autres entreprises locales. 

Notre bureau est rempli d’images de producteurs locaux, de fruits et légumes saisonniers, de livres sur le système alimentaire, l’entrepreneuriat, l’innovation, le financement et les changements sociaux. Nous avons aussi des tableaux blancs et grandes affiches sur les murs, avec des notes de planification par projet, et des brainstorms d’idéation et planification à l’interne. Nous essayons aussi de garder un belle diversité de plantes pour le verdissement de notre bureau, avec l’objectif de toujours avoir quelques espèces comestibles! 

Je travaille aussi au moins un jour par semaine de Sutton, dans ma maison de campagne, avec une grande cour arrière boisée, mon jardin maraîcher, mes poules, mes chiens et, quand il n’est pas au travail pour sa propre entreprise, mon mari. Je travaille aussi souvent d’une des nombreuses supers entreprises locales de Brome-Missisquoi mettant en valeur des produits locaux.

L’avantage de diviser le travail entre Montréal et la campagne, c’est la balance que ça crée, l’opportunité d’avoir des rencontres avec des partenaires dans deux régions, ainsi que l’opportunité de me concentrer pour au moins une journée complète dans une aire tranquille, avec des moments rafraîchissants en promenant mes chiens dans le bois. En tant qu’entrepreneure, l’équilibre et la sérénité des espaces de travail sont essentiels. 

Courtoisie Récolte.

«Nous avons choisi le nom Récolte par respect. Respect pour les innovateurs qui bousculent le système alimentaire, et respect pour le travail de tous ceux qui chaque jour nous nourrissent.»

Quels «trucs» conseilleriez-vous pour améliorer la productivité?

Fixer des objectifs personnels pour une semaine, mais également accepter que vous ne puissiez pas tout faire en même temps. L’épuisement professionnel est très commun de nos jours. Je suis très chanceuse d’avoir une bonne équipe avec laquelle je peux rire au cours de la journée. Nous respectons les besoins de chacun.e et essayons d’éviter les distractions, et nous nous permettons de prendre du temps pour soi quand la vie personnelle prend plus de place. 

Avoir un peu de flexibilité dans notre horaire et notre structure d’une semaine de travail soutient la capacité de concentration sur les tâches liées au travail. L’équilibre est essentiel à la productivité, selon moi. Les longues heures sont acceptables si nous pouvons aussi compenser avec des moments bénéfiques pour notre bien-être personnel. 

Le fait de définir des jours et des heures fixes en une semaine pour les rencontres d’équipe, ainsi que de définir des jours de travail sans interruption pour des mandats spécifiques hors du bureau, sans fixer des rencontres à travers, me permet d’être plus efficace lorsque j’ai besoin de me concentrer sur des travaux en cours et faire avancer de plus grands objectifs, à l’interne ou à l’externe. 

Et une machine à café, des petites gâteries au bureau, et des moments pour aller se promener dehors au cours de la journée peuvent aussi appuyer la productivité. 

Vous êtes meilleure que vos collègues de travail pour? 

Rien! Mais, pour l’entreprise, je joue le rôle de la «tête qui parle», celle qui souvent présente notre travail et impact souhaité aux partenaires, collaborateur.trices, et au grand public. 

Je ne dirais pas que je suis meilleure que mes collègues à présenter notre travail. Peut-être plutôt plus à l’aise, parce qu’en tant que fondatrice, je suis en meilleure position de partager ce en quoi nous croyons en tant qu’organisation, comment notre travail soutient les acteurs d’impact qui portent des changements importants pour nos systèmes alimentaires locaux.  

À propos du design, qu’est-ce que votre marque reflète?

Pour le moment, notre logo est assez simple. Les racines du nom: Nous avons choisi le nom Récolte par respect. Respect pour les innovateurs qui bousculent le système alimentaire, et respect pour le travail de tous ceux qui chaque jour nous nourrissent. Le nom Récolte est émerger en tant qu’un représentation de nos objectifs en tant qu’organisation: unir, Collaborer, Territorialiser. 

En ce moment, un de nos plus grands projets à l’interne est la mise à jour de notre image et notre positionnement, incluant une réimagination de notre logo. 

Courtoisie Récolte.

Qu’est-ce qui vous inspire et vous motive à aller au travail chaque jour? 

Pour moi, et je peux le dire avec confiance pour mes collègues aussi, notre travail est motivé par le travail acharné et le dévouement d’une diversité d’acteurs sur le terrain. Les agriculteur.trice.s, les entrepreneur.e.s et les travailleur.euse.s communautaires, les citoyen.e.s qui tentent d’apporter des changements à notre système alimentaire sont nos «coups de cœur». Nous voyons à quel point ils travaillent dur pour bâtir leur entreprise, changer les modèles pour le mieux de leurs communautés et de la planète, trouver des moyens de naviguer et, dans de nombreux cas, contourner un système en place qui ne favorise pas actuellement leur niveau d’innovation. Ce sont eux qui nous mènent vers un avenir alimentaire durable, éthique, juste, viable et local. Nous sommes à leurs côtés et tentons de comprendre leur impact souhaité et les défis auxquels ils sont confrontés, tout en essayant parfois de garder une longueur d’avance sur ces types de projets à travers les leçons apprises, et de travailler avec d’autres pour mettre en place des opportunités afin de mieux garantir le succès des projets et entreprises émergents. 

Nous sommes motivés par leur travail inlassable. S’il y a des matins où je ne suis pas sûre de vouloir me lever et d’aller au bureau, où je me verrais tranquillement prendre un café et lire un livre… J’imagine un fermier qui est debout et au travail depuis au moins 3 heures avant mon réveil, et qui est également susceptible de se rendre à un deuxième emploi pendant la journée pour garder la ferme à flot. Cela me motive – soutenir ceux qui croient de façon désintéressée en fournissant un meilleur accès à une nourriture goûteuse et nutritive, un meilleur traitement des animaux, qui se consacrent à l’apprentissage et aux essais et erreurs nécessaires pour faire les choses « pas comme d’habitude », et qui, en fin de compte, dirigent l’avenir de la façon dont nous allons nous nourrir. Je suis peut-être aussi égoïstement motivée, car c’est un avenir que je veux pour moi-même, pour les générations futures et pour la contribution pleine d’espoir d’atténuer une crise climatique très réelle à laquelle nous sommes tous confrontés. 

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Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

Durant mon premier programme d’accompagnement, un de mes coachs m’a fait la réflexion sur la réalité de notre travail en 2016, comme quoi l’aspect d’éducation au sujet des enjeux réels de notre système alimentaire, auprès de nos partenaires et clients potentiels, serait essentiel à notre réussite. 

Les défis étant complexes, les solutions nécessaires ont tendance à atteindre le même niveau de complexité. Cela dit, l’intelligence collective existe et l’objectif est de pouvoir travailler avec nos clients et partenaires dans le respect de leurs connaissances et de leur expertise, tout en mettant notre connaissance et notre expertise au service de la réussite de leurs projets, organisations et entreprises. 

Courtoisie Récolte.

«S’il y a des matins où je ne suis pas sûre de vouloir me lever et d’aller au bureau… J’imagine un fermier qui est debout et au travail depuis au moins 3 heures avant mon réveil.»

Quel est votre meilleur truc pour sauver du temps?

Admettre quand et où on a besoin d’aide. Être honnête avec soi-même et les autres. Ravaler sa fierté!

Quels ont été vos plus grands défis en tant qu’entrepreneure?

Trouver du temps pour ne pas être mon travail!

J’adore notre travail et je me compte très chanceuse que cela coïncide avec une passion que j’ai pu découvrir à travers des emplois qui ont comblé plus ou moins mes passions. Récolte est né de mes passions. Mais ça rend également cela difficile d’abandonner la réflexion et la planification pour le travail, ou la conception de nouveaux projets; parler aux gens de nouvelles opportunités. 

J’ai de la chance, car mon mari et plusieurs de mes bons amis sont aussi des entrepreneurs, mais nous avons des réalités et des entreprises différentes, avec des défis qui se ressemblent, mais nos propres enjeux spécifiques. Nous connectons sur des enjeux liés à l’entrepreneuriat, mais nous discutons également d’autres réalités de la vie. 

Quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui souhaite démarrer son entreprise?

Quand j’ai travaillé au Mali, j’ai appris une expression locale que j’aime beaucoup et qui m’a beaucoup servie: «peu importe tes connaissances, tu apprends toujours».

Trouvez le besoin qui doit être comblé en lien avec quelque chose qui vous passionne. Créez une entreprise autour de ce besoin. Croyez en ce que vous faites parce que tout le monde ne sera pas toujours de votre côté, mais si vous êtes clair sur le besoin, vous ferez votre chemin. Soyez honnête avec vous-même à propos de vos limites personnelles, mais ne soyez pas votre propre obstacle à la prise de risques et opportunités d’apprentissage. 

Soyez humble pour pouvoir identifier vos propres opportunités d’apprendre quelque chose de nouveau. Respectez le fait que tout le monde a quelque chose à apporter à la table. Sachez que vous n’êtes pas la personne la plus intelligente dans la pièce, mais que c’est possible que vous ayez quelque chose à apporter à la conversation. Ayez confiance que peu importe ce que vous apprenez en cours de route, le parcours vous rendra meilleur. 

Mis à part votre ordinateur et votre téléphone, de quel gadget ne pouvez-vous pas vous passer? 

La radio!

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