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Myriam Bizier et Iseult Séguin Aubé, directrices de La Classe verte

Myriam Bizier et Iseult Séguin Aubé, directrices de La Classe verte

La Classe verte est un lieu rempli de plantes, pensé pour attirer les travailleurs autonomes, les étudiants, les esprits vagabonds et bien évidemment les amoureux des végétaux! Cet espace de coworking pas tout à fait comme les autres abrite aussi une boutique de plantes d’intérieur, des opportunités de formations et un concept de café à volonté. L’objectif? Travailler, se réunir, et favoriser son bien-être en même temps.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Myriam Bizier: J’ai commencé par faire un baccalauréat en arts visuels avec une spécialisation en arts technologiques, puis je me suis tournée vers l’informatique. Je travaille en développement Web depuis 12 ans. J’ai une passion pour les plantes en général, et pour les plantes d’intérieur en particulier, et j’ai voulu partager cette passion avec d’autres travailleurs autonomes par le biais de La Classe verte.

Iseult Séguin Aubé: J’ai un parcours très multidisciplinaire. Avant je travaillais dans le développement social. Je suis architecte paysagiste depuis quelques années et j’enseigne comme chargée de cours à l’Université de Montréal en connaissance des végétaux. À La Classe verte, j’utilise mes compétences pour créer un espace de bien-être avec les plantes.

Votre emploi et titre actuel?

Iseult: En ce moment mon rôle de codirectrice de La Classe verte me prend pas mal tout mon temps [rires]. Je m’occupe de l’événementiel, de la formation, de l’horticulture, des communications et de la publicité, sur les réseaux sociaux, entre autres.

Myriam: Je suis aussi codirectrice de La Classe verte et comme Iseult, je porte plusieurs chapeaux: je m’occupe de la caisse, des ventes, de l’administration, des opérations et des ressources humaines. On a des tâches en commun et des tâches séparées. 

«Les plantes sont au cœur du projet, elles servent à aménager l’espace, à favoriser le bien-être des travailleurs autonomes et à créer une expérience. Les végétaux produisent un effet calmant et suscitent l’émerveillement.»

Où se situe La Classe verte?

À Montréal, dans le quartier Rosemont, au 3801 rue Masson.

Un mot pour définir les travailleuses que vous êtes…

Myriam: Abeille.

Iseult: Moi aussi je voudrais dire abeille, mais un autre genre d’abeille parce qu’on est différentes [rires]!

Qu’est-ce qui rend La Classe verte unique?

Il y a beaucoup, beaucoup de plantes dans l’espace. Les plantes sont au cœur du projet, elles servent à aménager l’espace, à favoriser le bien-être des travailleurs autonomes et à créer une expérience. Les végétaux produisent un effet calmant et suscitent l’émerveillement. C’est une jungle urbaine qui ressemble à une serre. Il y a de la terre, ça sent bon. C’est un espace accueillant, chaleureux et apaisant…

On fait aussi beaucoup d’efforts pour réduire notre impact sur l’environnement: on a du compost, pas de plastique, des serviettes à main en tissu, des ententes avec le resto d’à côté pour que nos clients puissent faire mettre leur commande pour emporter dans des bols et revenir les manger ici, etc.

Quels outils sont essentiels à votre vie? 

Iseult: Au quotidien, on utilise l’application de gestion collaborative Asana. J’utilise aussi la matrice d’Eisenhower. On l’a aussi en version papier, c’est un concept qui permet de déterminer les priorités. Il y a quatre cadrans et au lieu d’avoir une liste de choses à faire, tu dois décider pour chaque tâche que tu veux inscrire si elle entre dans «Urgent», «Important mais pas urgent», «Pas important ni urgent», «Si jamais» (Eisenhower appelait cette section À jeter/Ne sera jamais traité). On peut modifier les titres pour chaque cadran. En tant qu’entrepreneur-e, on est bombardé de plein de tâches qui ont toutes l’air importantes et il faut savoir prioriser!

Myriam: Les yeux sont mon outil essentiel… Pour observer les plantes. On a développé avec Iseult toute une gamme d’outils visuels pour détecter les besoins des plantes. Mon autre outil technologique, c’est la méditation. Le mot technologie ne veut pas nécessairement dire «électronique», il réfère à une façon d’intervenir dans l’environnement. La méditation ou la pleine conscience permet de s’ancrer dans l’environnement.

Avez-vous une façon d’organiser vos journées afin d’optimiser votre travail? 

Myriam: La flexibilité horaire, le fait de pouvoir s’appuyer l’une sur l’autre et de pouvoir modifier notre horaire nous aide. Nos tâches incluent le travail à l’écran, le service à la clientèle et prendre soin des plantes. Ça peut devenir chaotique. Il faut trouver le moyen de rassembler des tâches dans un bloc de tâche et alterner les blocs de tâches pour favoriser le ressourcement du mental. 

Iseult: Avec la matrice d’Eisenhower, on peut combiner la priorisation des tâches et l’alternance des blocs de tâches.

Quelles astuces conseilleriez-vous pour améliorer la productivité? 

Myriam: Prendre des mini-pauses pour regarder le paysage au loin ou se plonger dans les détails d’une plante, surtout quand le travail demande de la concentration mentale. Ces «pauses de regard» peuvent être de quelques secondes et ont un effet apaisant.

Iseult: Il y a deux formes de concentration. On peut vouloir se concentrer pour remplir un objectif précis, c’est la première forme. La deuxième forme, qui permet de réduire la fatigue mentale liée à la première forme, c’est l’observation, l’immersion, le vagabondage de l’esprit. Le cerveau est au repos et on observe avec intensité, les nervures d’une plante, par exemple. L’alternance entre ces deux formes de concentration permet d’être plus efficace. 

Myriam: Il y a aussi la méthode Pomodoro, qui fonctionne aussi avec des blocs de temps de travail et des mini-pauses.

Vous êtes meilleures que vos collègues de travail pour…

Iseult: Nous on fait de la «coopétition»! On le sait qu’on est complémentaires et qu’on n’est pas pareil! [rires] On mise sur nos différences. 

Myriam: Ma force, c’est l’informatique. J’ai mis en place et optimisé les systèmes de fonctionnement, comme la carte de points virtuels, le système de caisse et la mise en réseau des différents systèmes. Iseult est meilleure en horticulture. Elle est responsable de l’aménagement, des rénovations, etc.

Iseult: Myriam est plus cohérente, de type ABC, elle traverse des étapes ordonnées pour se rendre à son objectif. Mon mode de pensée est plus sinueux et désordonné, propice à la créativité.

«Le mot technologie ne veut pas nécessairement dire « électronique », il réfère à une façon d’intervenir dans l’environnement. La méditation ou la pleine conscience permet de s’ancrer dans l’environnement.»

À propos du design, qu’est-ce que votre marque représente?

Le bien-être et les végétaux. Tout – le graphisme, le logo, le design, l’espace – a été pensé en fonction du végétal, qui est au cœur de notre image de marque. Le logo est une maison végétale et représente le sentiment de bien-être lié au confort de sa maison.

Pour le design de l’espace, le végétal sert à créer des subdivisions des aires ouvertes, des genres de micro-espaces ou bulles individuelles qui permettent une certaine intimité tout en gardant le contact avec les autres.

Qu’est-ce qui vous motive à aller au travail chaque jour? 

Iseult: On est en démarrage, alors on a beaucoup de choses à faire, on a du pain sur la planche! 

Myriam: Les conversations avec la clientèle, elles sont très nourrissantes.

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné? 

Myriam: M’entourer d’experts, dont Iseult, qui a été la première experte que j’ai consultée pour le projet.

Iseult: Tu veux dire déléguer? [rires] Après la priorisation des tâches, il faut transformer en rendez-vous, en blocs fermés dans ton horaire, les idées précises à accomplir. Le conseil, ce serait de «te» mettre dans ton horaire pour accomplir un bloc important. De cette manière, si une personne veut te solliciter pour une tâche qui est moins importante, tu peux lui dire non, car tu as déjà bloqué ton agenda pour ta tâche. Depuis que je suis ce conseil et que j’ai des indicatifs visuels des blocs dans mon agenda, mon niveau de stress a diminué.

Quelle est votre stratégie en ligne?

Iseult: On est très actives sur les réseaux sociaux. On publie régulièrement. On est sur Instagram, LinkedIn, Google Entreprise, Google Maps, Yelp, Th3rdwave, on a une page Facebook, une page Facebook pour la communauté de la Classe verte, le site Web transactionnel, l’infolettre, etc.

Myriam: On est omnicanal! Les gens reçoivent environ 20 000 messages informationnels par jour. Pour se démarquer en tant qu’entreprise, il faut être partout et répéter le message. Il ne faut pas utiliser un seul canal de diffusion du message.

 

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Hier avait lieu le premier 5 à 7 pour entrepreneurs écoresponsables organisé par La Classe verte et Histoire de s’inspirer. Nous avons découvert des gens passionnés avec des idées plein la tête pour améliorer la façon de consommer et de développer le monde des affaires. Merci à tous d’être venu partager votre créativité! Vous étiez présents hier? Présentez votre entreprise en commentaires! — 🌿Vous souhaitez organiser un 5 à 7 ou un événement à La Classe verte? Le local est disponible en location. Faites-nous part de votre projet! — #laclasseverte #montreal #mtlmoments #changerlemonde #ecologique #coworkingmtl #rosemont #RosePatrie #rpp #somontreal #montrealjetaime #cinqcentquatorze #rosemontlove #coworkingmontreal #coworkingmtl #plantsmakepeoplehappy #coworkingspace #ruemasson #viedequartier #startup

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Quels ont été vos plus grands défis en tant qu’entrepreneures?

Iseult: C’est le défi de la première année, le défi du flux de trésorerie. Comment fait-on pour avoir de la liquidité pour acheter des plantes alors qu’on en a encore en stock, comment fait-on pour avoir un fonds de roulement pour accomplir toutes les idées qu’on a? Il faut trouver des moyens de répondre à ces questions.

Myriam: Payer un loyer et les frais fixes liés à l’entreprise entraîne beaucoup de pression financière. Il faut rentabiliser le pied carré!

Quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui souhaite démarrer son entreprise?

Myriam: Attache ta tuque! [rires]

Iseult: Prends le temps d’apprendre à connaître ta personnalité, de quelle manière tu fonctionnes (face à la pression des demandes) pour savoir quels outils utiliser ou quelles attitudes adopter pour composer avec la situation. 

Myriam: Sois prêt-e à te rencontrer toi-même et à travailler sur toi…

Iseult: Tu dois être capable de relever des défis d’ordre personnel pour résoudre les problèmes de ton entreprise. Si tu n’es pas prêt à te transformer pour faire progresser ton entreprise, l’entrepreneuriat n’est peut-être pas pour toi.  

Mis à part votre ordinateur et votre téléphone, de quel gadget ne pouvez-vous pas vous passer? 

Iseult: Ma caméra photo/vidéo.

Myriam: Le système d’alarme. Je le vérifie de manière assez compulsive.

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