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TRIBUTE: Le premier festival québécois dédié aux spiritueux

TRIBUTE: Le premier festival québécois dédié aux spiritueux

Programme B

Saviez-vous que le parfum du gin peut se déguster aussi bien que le cépage d’un vin? C’est ce que les organisateurs de TRIBUTE, le premier festival entièrement consacré aux spiritueux du Québec, confirmeront en septembre prochain. 

Avec seulement 12 ans d’histoire derrière lui, l’art de la distillation bourgeonne au Québec. Sur les 29 distilleries éparpillées sur le territoire, 9 sont actuellement dirigées par des femmes. En Europe et ailleurs, la pratique est vieille de plus de plusieurs siècles. En Écosse par exemple, la maître distillatrice de l’un des gins les plus populaires est une femme, Lesley Gracie, une nouvelle qui a fait les manchettes à maintes reprises.

Crédit photo: Made With Love

«Il y a un aspect identitaire relié au terroir. On retrouve les aromates d’une région à l’intérieur d’une bouteille.»

L’apparition de TRIBUTE annonce la fin des temps difficiles pour la distillation québécoise. «Les lois étaient désuètes et contradictoires de part et d’autre. Pour ne nommer qu’un exemple: il faut se munir d’alambics afin d’obtenir un permis de distillation, mais c’est impossible d’avoir un permis sans alambic! Cette législation complexe remonte au temps de la prohibition et du régime britannique où les Anglais se sont assuré que les Français achètent leur alcool, et ne puissent pas le produire eux-mêmes», explique Emmanuelle Ricard, alias Madame Gin et ambassadrice du festival TRIBUTE.

À la défaite des patriotes en 1838, l’Église monte en puissance et diabolise l’alcool au point que celle-ci se voit interdite dans plusieurs villes québécoises dans les années 1920. 

La fierté dans une bouteille 

Depuis, le gouvernement a heureusement assoupli la législation et TRIBUTE marque un jalon important dans l’histoire de la distillerie. «Il y a un aspect identitaire relié au terroir. On retrouve les aromates d’une région à l’intérieur d’une bouteille. De la Gaspésie à la Côte-Nord, en passant par le Bas-du-Fleuve, une panoplie de régions seront représentées au festival, ce qui constitue une rare occasion de goûter aux saveurs de coins de pays éloignées de Montréal sans avoir à se déplacer. Les restaurateurs et distilleurs sont tous emballés par cette fierté du territoire. Les spiritueux ont toutefois un avantage, car on peut facilement transporter tous ces produits dans une bouteille, contrairement à un repas plus dispendieux», indique Emmanuelle Ricard. 

De plus, cette première édition représente une précieuse opportunité de rencontrer en personne les fondateurs qui seront bientôt trop occupés pour courir les salons, lorsque leurs entreprises auront pris de l’expansion. 

Crédit photo: Made with Love

Du grain à la concoction

La journée du 6 septembre sera dédiée au réseautage. Restaurateurs, médias et tous les professionnels impliqués de près ou de loin dans le monde des spiritueux pourront échanger dans un chapiteau érigé au sommet du Palais des congrès. Le grand public est quant à lui convié le lendemain pour goûter à une centaine de concoctions accordées avec une station gastronomique chapeautée par Stéphane Moda, le chef des restaurants du Château Frontenac. Une série de conférences et ateliers pimenteront aussi ces deux jours de rassemblement. 

Depuis ses débuts dans l’industrie du luxe, de la mode et de la joaillerie, Emmanuelle Ricard nourrit une passion débordante pour les spiritueux. Dans tous ces domaines, elle a décelé la valeur commune du savoir-faire et de la mise en valeur du terroir. «J’ai été attirée par la finesse que demande ce travail, et c’est ce qui nous distingue comme être humains, de réaliser des produits avec grande peine pour son prochain», dit-elle.

C’est en gérant sa propre entreprise de bijoux fantaisie que la plateforme de vente qu’elle utilise l’approche pour créer un blogue. Son enthousiasme est contagieux: ses textes connaissent une popularité fulgurante et elle renomme le magazine par son sobriquet que les distillateurs lui ont donné: Madame Gin. 

«Le goût global québécois n’est pas encore tout à fait marqué, mais nous pouvons quand même déceler une attention portée à la forêt».

La blogueuse Emmanuelle Ricard alias Madame Gin est l’ambassadrice du festival TRIBUTE. Crédit photo: Emmanuelle Ricard.

Lorsqu’interrogée sur son gin favori, Emmanuelle n’a pas de parti pris: «Le gin est une question de moment, d’humeur. Je ne vais jamais boire le même, sinon je m’ennuierais trop. Ceci dit, je vais habituellement préférer les gins nature pour boire avec du tonique et accompagner ceux plus parfumés, surtout les saveurs aux agrumes, avec le dessert». 

Côté tendances, elle voit certains fabricants comme Cirka, Oshlag et St. Laurent qui se lancent également dans le whiskey. Pendant que celui-ci est obligatoirement vieilli pendant 3 ans, le même équipement utilisé pour fabriquer le gin et la vodka qui coûtent moins cher et demandent moins de temps de production. Lorsqu’elles seront prêtes, ces boissons en dormance vont fort probablement prendre d’assaut le marché et profiter de l’engouement que les marques suscitent déjà avec d’autres types d’alcools. 

La mode boréale a également marqué la blogueuse.«Nous pouvons bien qualifier les gins internationaux. Ceux de la France sont traditionnellement floraux, tandis que la baie de genièvre prédomine dans la production anglaise. Le goût global québécois n’est pas encore tout à fait marqué, mais nous pouvons quand même déceler une attention portée à la forêt».

Sur le site de la SAQ, les distillateurs stratégiques observent les chiffres de vente de la concurrence pour savoir quelles saveurs ont capté l’attention du public. «La distillerie Mariana a notamment développé la liqueur au sucre à la crème Saint-Crème après avoir vu que le Bailey’s avait une bonne clientèle. Les fabricants vont donc chercher les parts de marché des géants imiter le goût populaire, avec un ingrédient distinctif d’ici», prédit Emmanuelle Ricard. 

🍸🍹🥃 Festival TRIBUTE

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Au Palais des Congrès les 6 et 7 septembre 2019

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