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Juliette Huneau, visage de la relève en ébénisterie

Juliette Huneau, visage de la relève en ébénisterie

Juliette Huneau a terminé son parcours à l’École d’ébénisterie d’art de Montréal (ÉÉAM) en beauté en remportant le prix de la Relève ainsi que le prix coup de cœur Baron Mag. Ses créations se distinguent par leur aspect ludique et minimaliste.

Programme B

Les prétendants à la bourse de la relève devaient produire une série d’objets déclinés à partir d’une pièce qu’ils avaient déjà conçu auparavant. Après mûre réflexion, Juliette Huneau a eu l’envie de développer un jouet inspiré de l’origami et composé d’un petit mécanisme. Ses pièces aux allures de chauve-souris, intitulées Ferae, lui ont ainsi valu la reconnaissance du jury, ainsi qu’une bourse de 750 $ et une séance photo professionnelle.

La jeune artisane s’est également mérité le prix coup de coeur Baron Mag qui décerne une bourse de marketing égale à 500$.

«Cet objet de série limitée se démarque par un intéressant potentiel de développement d’une collection, par son aspect environnemental via l’utilisation de retailles, ainsi que par son caractère ludique», a commenté le jury.

Crédit photo: Nicola Bonnetto

La jeune Française âgée de 27 ans est reconnaissante d’avoir obtenu le prix. «Quand je travaille le bois, tout me paraît simple et naturel. Je sais ce que je dois faire, c’est comme marcher ou faire du vélo, raconte-t-elle. C’est un matériau qui a ses propres réactions, toujours un peu imprévisibles, et qu’il faut traiter avec respect et gentillesse.»

Cette amoureuse des copeaux définit son style comme léger, voire minimaliste, avec quelques courbes, mais surtout beaucoup de lignes droites, d’angles et de formes géométriques. «J’aime créer un mouvement par le jeu de la construction et de la déconstruction», souligne-t-elle.

«Quand je travaille le bois, tout me paraît simple et naturel. Je sais ce que je dois faire. C’est comme marcher ou faire du vélo

Son envie de créer et de façonner est toujours spontanée. «J’ai le cerveau qui tourne en boucle continuellement, au bout d’un moment il y a un déclic qui se fait, une image qui vient, et je commence à crayonner ou à modéliser», indique-t-elle.

De Paris à Montréal

Native de la Ville Lumière, Juliette Huneau a toujours cultivé un intérêt pour le bois. Enfant, elle bricolait déjà avec des planches et des clous dénichés dans le jardin de ses grands-parents. Après le secondaire, si elle s’est d’abord orientée vers un baccalauréat en musique, elle a vite ressenti le besoin d’aller vers une discipline plus concrète.

Crédit photo: Nicola Bonetto

«J’ai dû revenir au niveau secondaire pour étudier en ébénisterie, ça a été un peu rude et ça n’avançait pas beaucoup, les moyens n’étaient pas là», confie-t-elle. À la suite d’une conférence sur les possibilités d’étudier l’ébénisterie au Canada, la jeune femme a sauté le pas et s’est inscrite à l’ÉÉAM pour compléter sa formation.

Un choix qu’elle ne regrette absolument pas, puisqu’il l’a amenée à participer à divers projets, tels que la conception d’un banc pour la salle d’attente de la mairie de Rosemont.

«Il y a une belle dynamique entre les étudiants et avec l’équipe enseignante. La formation est excellente», souligne-t-elle. Le seul aspect qui manquait à son cheminement était la réalisation d’un stage, qu’elle va bientôt concrétiser avec son collectif Avoyage formé de six étudiants de l’ÉÉAM. Depuis plusieurs mois, ils récoltent des fonds pour suivre une formation de tournage en Irlande.

Ils se sont ainsi mérité la bourse d’implication scolaire de leur école qui récompense l’assiduité d’étudiants ayant contribué de manière exemplaire au développement de leur milieu. «Quand je travaille le bois, tout me paraît simple et naturel. Je sais ce que je dois faire. C’est comme marcher ou faire du véloC’est un matériau qui a ses propres réactions, toujours un peu imprévisibles, et qu’il faut traiter avec respect et gentillesse.»

L’Irlande dans la mire

Aujourd’hui, la jeune femme se dit fière d’avoir osé choisir l’ébénisterie et d’avoir traversé un océan pour concrétiser ses rêves.

Après son stage, Juliette Huneau espère peut-être trouver une place auprès d’un ébéniste avec qui elle a déjà travaillé en Irlande et auquel elle rendra visite avec Avoyage. Si cela ne porte pas ses fruits, elle revient à Montréal où elle a d’ores et déjà rejoint l’atelier Madero constitué d’anciens de l’ÉÉAM.

Musicienne dans l’âme, la finissante participe aussi à des installations sonores interactives dans son temps libre. Elle s’adonne à la programmation pour produire de la musique assistée par ordinateur en collaboration avec un ami.

Crédit photo: Nicola Bonetto

📐🌳 École d’ébénisterie d’art de Montréal

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