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«Un mélange sucré-salé de noix du randonneur» – L’entrevue bouffe non conventionnelle avec Laurence Castera

«Un mélange sucré-salé de noix du randonneur» – L’entrevue bouffe non conventionnelle avec Laurence Castera

«Les hauts lieux», second opus de Laurence Castera, voit le jour aujourd’hui. Ce chapitre composé sur la route se révèle plus rythmé que le précédent, à l’orée des sonorités rock organiques que le chanteur affectionne.

C’est un désir de proximité qui ont poussé Laurence Castera et ses musiciens à produire cette nouvelle offrande entièrement enregistrée live en studio. Entouré du réalisateur Simon Pedneault et guitariste (Louis-Jean Cormier, Gabrielle Shonk), P-E Beaudoin à la batterie et Cédric Martel à la basse (Hubert Lenoir ), Castera livre les aléas de ses deux dernières années de vie.

Il fait le point sur ses remises en question, témoigne des défis qui jalonnent l’amour nomade et s’ouvre sur son besoin de se poser pour mieux respirer. Les hauts lieux regroupe onze pièces aux arrangements sobres et efficaces qui laissent place aux émotions à l’état brut.

Qui êtes-vous, quel est votre parcours?

Je suis Beauceron, fils d’agriculteurs biologiques, qui a grandi dans l’amour et le grand air et le bois en famille. J’ai su assez tôt que je voulais faire de la musique en débutant la guitare à 8 ou 9 ans, puis plus tard, avec mes mots en écoutant des chanteurs rock chanter leur mal de vivre. J’ai exploré cela pendant l’école secondaire. Je voulais jouer de tout, partout et tout le temps, ce qui m’a mené à une formation en musique classique et jazz au Cégep. J’ai quitté le programme à peine après deux mois. S’en est suivi un premier projet professionnel comme guitariste dans un groupe avec qui j’ai tout appris, tourné beaucoup, fait des vidéoclips et mangé des pâtes au beurre pour économiser et acheter des guitares. J’ai quitté après quelques années pour me concentrer sur ma propre écriture et me plonger dans cette quête incessante de sens et de sons!

Comment décririez-vous votre univers musical?

Je pense que c’est du genre de folk rock planant à saveur pop. Je ne me suis jamais vraiment demandé ce que je faisais avant qu’on me demande d’y apposer des étiquettes fait que ça ressemble à ça. L’album Les hauts lieux a été enregistré entièrement live avec mes musiciens. On jouait tous en même temps et on n’a pas fait de corrections alors ça a donné quelque chose de très brut. C’est plus près de ce que je suis et de ce qu’on présente en spectacle.

Quelle est votre relation avec la nourriture?

J’ai grandi dans une famille végétarienne et même végétalienne à certains moments, alors je mange relativement bien. J’ai l’impression que je me promène un peu aux extrêmes par contre. Je peux déguster un bon souper végétalien et bio, puis une pizza et un sac de chips le lendemain! La nourriture sur la route représente aussi tout un défi pour quelqu’un qui veut bien manger.

Êtes-vous aussi doué derrière les fourneaux que sur une scène?

Je dirais que je suis soit très bon, soit très mauvais! Si je me mets trop de pression, j’oublie de m’amuser et d’apprécier le moment et ça donne rarement un bon plat ou un bon spectacle. Si, à l’inverse, j’y vais de manière plus décontractée, je devrais pouvoir faire un bon petit repas avec ce qu’il reste dans le frigo!

Quelle musique écoutez-vous en cuisinant?

Je n’écoute pas souvent de musique en cuisinant. J’ose croire que je peux être assez concentré sur deux choses en même temps en écoutant un épisode de Tout le monde en parle que j’aurais raté. Un épisode de That ’70s show en bruit de fond. Sinon je laisse mes invités mettre leur musique.

Si Laurence Castera était une saveur, qu’est-ce que ça gouterait?

Ça goûterait sûrement salé comme un mélange de noix du randonneur: très peu d’artifices, mais bien efficace. On arrive à mettre le doigt sur chacune des saveurs, mais chaque bouchée demeure surprenante et satisfaisante. On saupoudre de la noix de coco là-dedans des fois, ou des papayes séchées. Ça donne un beau petit mélange sucré-salé, passe-partout, pas trop lourd, mais qui soutient bien! C’est simple, nuancé et près de la nature. Je goûterais ça, je crois.

Si Les hauts lieux était une recette, quels en seraient les ingrédients?

Un genre de touski avec les légumes du jardin et ce qui traîne dans le frigo. De l’ail, des oignons et du beurre (suis-je le seul qui adore l’odeur de ce trio d’ingrédients?) et un maimum de légumes ensuite.

Votre dernier repas et la dernière musique que vous écouteriez… Si vous deviez mourir demain?!

Je dévorerais une pizza Domino’s, des pogos et des ailes de poulet en écoutant du Noah Gundersen. Rendu là, aussi bien mourir bien gras.

Avez-vous des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque vous êtes en tournée?

J’ai demandé de ne plus avoir de bouteilles d’eau en plastique à mes spectacles. Je ne sais pas encore si ce sera mis en oeuvre lors de la prochaine tournée, mais on insiste beaucoup là-dessus. Sinon je remplacerais bien la bouteille de whisky par un bon gin québécois. Et des fruits et légumes. Toujours plus de légumes.

Quel est votre plus gros fail culinaire?

À 17 ans en appartement, la première fois que j’ai voulu me cuisiner de la viande – on se souvient que c’était végétarien chez mes parents alors je n’avais pas d’expérience -, j’ai acheté une livre de viande hachée, je l’ai fait cuire dans une poêle avec du sel et j’ai déposé le tout dans mon assiette avec du ketchup. Pas pire fail.

…Et votre plus gros fail musical?

Je joue des chansons de Noël à mes colocs en juillet. Je m’excuse.

Laurence Castera, lancera Les hauts lieu au Ministère le 24 avril.

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