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Pour l’amour du Québec et de ses mets – L’entrevue bouffe non conventionnelle avec Le Vent du Nord

Pour l’amour du Québec et de ses mets – L’entrevue bouffe non conventionnelle avec Le Vent du Nord

De la sobriété du chant a capella, aux arrangements sophistiqués, le voyage dans l’univers musical du Vent du Nord est riche et nous amène au coeur des sons d’autrefois. Avec Territoires, le groupe nous propose de visiter les lieux des légendes, mais aussi ceux de la création et de l’appartenance commune. C’est également l’occasion pour ses membres de mettre en avant leur amour de la province et leurs valeurs environnementalistes, puisque le groupe parrainera, en parallèle à la sortie de l’album, deux projets de reboisement social en partenariat avec l’organisation Évolution Arbre.

Un lancement sur scène aura lieu en formule 6 à 8 au Fairmont le 12 février prochain.

C’est Nicolas Boulerice (vielle à roue, piano et voix) qui s’est prêté au jeu de notre questionnaire musico-culinaire pas banal. Avec poésie et passion, il nous parle de ses «fails» et de ce qu’il aime.

Qui êtes-vous, quel est votre parcours? 

Je suis un musicien de jazz de formation et un musicien de Trad autodidacte!
Le piano est mon premier instrument, mais j’ai rapidement expérimenté le chant et la vielle à roue pour me prendre au jeu et développer de front tous ces aspects de ma personnalité musicale. Je suis amoureux du Québec, de son histoire et des mots que nos anciens ont façonnés. J’ai grandi dans la région du Haut-Richelieu dans une famille où la poésie, la politique, la musique et la curiosité étaient à l’avant-plan du quotidien. C’est ainsi que j’ai embrassé la musique de mon pays, en la cherchant, la découvrant, particulièrement avec les gars du Vent du Nord.

Comment décririez-vous votre univers musical?

La chanson, le prog, le jazz, le folk, toutes ces musiques ont laissé sur moi des traces, autant de Territoires… La force du groupe est justement l’addition de toutes nos expériences. Elles sont à la fois diverses et complémentaires. L’univers du Vent est large, comme son élément fétiche.

Quelle est votre relation avec la nourriture?

J’ai bien l’impression qu’elle m’est essentielle… Hahaha! À plusieurs niveaux d’ailleurs. J’aime la bouffe et j’ai la chance d’avoir autour de moi des gens de grands talents. Je suis un goûteur et je peux presque me croire quand je vous dis que j’ai un bon palais. Par contre, je suis franchement néophyte dans la préparation de ces merveilles. J’apprends tranquillement.

Parmi vous, qui est le plus doué aux fourneaux?

Dans le groupe, il me semble que Réjean est le plus enclin à se mettre au fourneau. J’ai d’excellents amis cuisiniers, mais la Palme d’or va aux femmes de ma vie; ma mère, ma belle-mère et ma blonde… Difficile de faire mieux.

Quelle musique écoutez-vous lorsque vous cuisinez?

Chez nous, le spectre est large! La musique est toujours là. Elle est scandinave, celtique, romantique, décapante… Mais j’y pense là, on cuisine aussi souvent le dimanche avec la radio!

Si Le Vent du Nord était un plat, quel serait-il?

Un six-pâtes! Une pléiade de saveurs qui, même si elle est trop riche parfois, nous fait voyager dans les territoires les plus reculés, hostiles ou familiers, de notre coin du monde.

Si Territoires était une recette, quels en seraient les ingrédients?

Les ingrédients les plus simples. Ceux qui sont là, juste à nos côtés. Ceux que la vie nous a apportés, ceux que les rencontres nous ont fait découvrir et ceux qui poussent, sur la terre que nous foulons ensemble, tous les jours.

Votre dernier repas et la dernière musique que vous écouteriez… Si vous deviez mourir demain?!

Le requiem de Mozart … avec de la crème glacée.

Avez-vous des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque vous êtes en tournée?

Nous souhaitons toujours avoir de la nourriture fraîche et légère, surtout avant un concert. Comme nous travaillons beaucoup aux États-Unis et en Angleterre, cette simple requête n’est pas si évidente, en tout respect pour nos amis anglo-saxons. Au Royaume-Uni, par exemple, il faut juste aimer manger de l’indien, alors tout ira bien.

Quel est votre plus gros «fail» culinaire?

Il y a une quinzaine d’années, j’avais reçu ma nouvelle blonde et ses amis pour un pique-nique au bord du Fleuve, dans le village de Verchères. Une belle journée pour jouer dehors et manger un bon repas devant la beauté des lieux. J’avais pris le temps de cuisiner des côtelettes de porc avec une sauce bien goûteuse (je suis le seul à pouvoir en témoigner). J’avais tout installé dans le parc et je n’avais plus qu’à descendre le plat principal. En haut des marches de mon appartement, un simple geste, une petite inattention et voilà que se sont évadées une bonne douzaine de côtelettes et un plat de verre, pas tout à fait synchro d’ailleurs. L’hécatombe. Le tout s’était fracassé dans le bas des escaliers. Éclats de vitres et morceaux de viande, dans un désordre total. Enfin, j’ai tout laissé sur place et me suis rendu, piteux, devant mes convives et là, j’ai commandé des pizzas.

…Et votre plus gros «fail» musical?

Nous avons beaucoup de bons et de moins bons moments. Il est tout de même resté dans notre imaginaire collectif, un moment particulièrement étrange. Nous avions joué à Puvirnituq, dans le Grand Nord québécois, mais nous ne savions pas que le public allait se mettre en cercle fermé, entre eux, pendant que nous chantions… Ambiance ambiance.

Le Vent du Nord

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