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«L’amour du « fait local » est aussi présent au Québec qu’en Ontario» – Karine Demers, fondatrice de Metamorphose

«L’amour du « fait local » est aussi présent au Québec qu’en Ontario» – Karine Demers, fondatrice de Metamorphose

Qui es-tu et quel est ton parcours?

Je m’appelle Karine Demers, j’ai 38 ans et je suis la designer de Metamorphose, une ligne de prêt-à-porter pour femmes entièrement confectionné dans mon atelier-boutique de la rue Parthenais à Montréal. Finissante en design de mode du cégep Marie-Victorin en 2000, j’ai d’abord travaillé pendant 5 ans pour la designer new-yorkaise Carole Garber avant de lancer ma propre ligne: Metamorphose.

Peux-tu nous parler un peu de Metamorphose? 

Mon entreprise existe depuis 2000, mais j’y travaille à temps plein depuis 2005 environ. Au début, toutes mes créations étaient uniques, je les confectionnais une à une dans mon atelier et je créais mes propres tissus (c’est pourquoi le nom Metamorphose: la métamorphose de la matière première). Ne réussissant pas à pouvoir vivre de mon concept de créations uniques (beaucoup trop de travail, pas assez de $), j’ai ensuite décidé de créer deux petites collections par année, toujours en gardant mon concept de «fait à la main» et de produire tout localement. Metamorphose mise tout d’abord sur la qualité et non la quantité, c’est pourquoi je m’entête à tout produire sur place, dans mon atelier-boutique.

L’art fait partie de ma vie et occupe une grande place dans mon processus de création. Depuis quelques années, je fais des collaborations avec des artistes en arts visuels pour mes collections et je crois vraiment que deux talents réunis donnent une force unique à un produit tel que mon plus récent projet OS X META: collection d’art-à-porter en collaboration avec l’artiste Os Canes.

Tu es également présente sur le marché ontarien grâce au salon One Of A Kind de Toronto…

Oui, 2018 marque ma quatrième participation au show de Noël et ma deuxième participation au show du printemps.

Pour quelles raisons y retournes-tu?

Il y a quatre ans, j’ai restructuré ma compagnie pour miser davantage sur la vente directe et la vente en ligne. Je vends quand même bien au Québec et j’ai la chance d’avoir une clientèle fidèle qui me suit d’année en année, mais je ne vendais pas encore en Ontario… J’ai décidé d’aller faire une étude de Marché à Toronto en m’inscrivant au One of a Kind, et j’y retourne d’année en année dans le but de me monter une clientèle là-bas aussi. 

À travers tes différentes expériences dans les foires à Toronto ou encore le Smirnoff Fashion Award auquel tu as participé en 2000, quelles sont les différences entre Montréal et Toronto que tu as pu percevoir concernant l’artisanat et notamment la vente de prêt-à-porter local? 

Avant toute chose, l’amour du «fait local» est aussi présent au Québec qu’en Ontario. Je crois que les gens en général sont de plus en plus consciencieux dans leurs achats et essaient, le plus possible, d’acheter des produits fabriqués de manière éthique. Je dirais que la différence qui m’a le plus marqué lorsque j’ai participé à mes premiers shows à Toronto, c’est le budget alloué par les Torontois pour venir acheter du «Made in Canada» et la valorisation de notre travail. Là-bas, j’entends presque à tous les jours que mes produits ne sont pas dispendieux considérant leur qualité… C’est peut-être l’une des raisons pourquoi nous sommes si nombreux à venir du Québec lors du One Of A Kind!

Présentement, tu ne vends pas à Toronto ailleurs qu’au One Of A Kind. Pourquoi?

Comme je l’expliquais, je vais à Toronto pour développer un contact direct et personnalisé avec les clientes, et ainsi me monter une clientèle qui revient me voir et achète sur ma boutique en ligne durant l’année. Cela a porté fruit, car depuis que j’ai commencé à y aller il y a quatre ans, je commence à avoir une clientèle fidèle qui revient me voir show après show et qui me commande régulièrement en ligne. Je ne ferme pas la porte à l’idée d’être représentée par une boutique de la Ville-Reine, mais ce n’est pas ce que je priorise pour le moment.

Dois-tu t’adapter au public torontois d’une quelconque manière? 

Je n’ai rien eu à adapter pour le marché torontois, les gens aiment l’authenticité et la créativité des designers québécois. Je finirais en vous disant qu’il n’est pas rare d’entendre: «Oh, you are from Montréal? I was sure, all the most beautiful things in the show are from Québec!» On les aime les Torontois!

Metamorphose

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