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Steel magazine: pour cyclistes urbains

Steel magazine: pour cyclistes urbains

Le magazine français Steel magazine traite du vélo et du lifestyle urbain depuis 2011, en proposant des articles sur l’influence de la bicyclette dans le quotidien. Entrevue avec le directeur de la publication, Marc Schmitt « Sich ».

Baron: Quelle est l’histoire derrière Steel magazine?
Marc Sich: Steel magazine a fait ses premier pas en 2011, lorsque j’ai lancé ce magazine avec mon acolyte de l’époque, aussi talentueux photographe, Cédric Viollet. Le nom Steel m’est apparu lors d’une conversation et m’a paru comme une évidence. Steel est un nom à deux sens; la notion de d’acier symbolisant le vélo et la manière dont le nom, prononcé en français, fait référence à la mode. Mon idée première, en tant que directeur artistique et passionné de vélo, était de réaliser des images originales sur le vélo, le sortant de son contexte et l’intégrant dans tous les types de thèmes. Le vélo est notre influence générale, notre source d’inspiration et notre support d’expression. Le vélo est une passion avant tout, et nous la partageons auprès des acteurs que nous approchons. Une vérité se dégage de nos échanges et nous motive d’autant plus pour mettre en avant une culture unique pour cultiver notre lectorat et tenter de les influencer dans leur style de vie.

Quand on connait sa diversité, son usage illimité et le nombre de cyclistes, le vélo et ses pratiquants se devaient d’avoir une revue digne de ce nom. De fil en aiguille, le magazine a évolué avec ses fidèles intervenants rencontrés à travers le vélo et il s’est forgé une place dans la presse indépendante et la presse cycliste autant nationale qu’internationale. Aujourd’hui Steel est devenu le seul magazine lifestyle français portant exclusivement sur le vélo.

Baron: Comment décririez-vous votre ligne éditoriale?
M. S.: Steel est un magazine lifestyle sur le thème du vélo. Lifestyle, car il est correspond et met en avant un style de vie propre à de multiple lecteurs, voir tous. Nous faisons le lien entre le vélo et n’importe quel autre sujet, cela nous permettant d’intégrer des sujets originaux et intéressants avec ce petit plus cycliste. On nous considère comme magazine de mode, car nous sommes aujourd’hui les seuls, dans le cycle, à proposer des séries mode haute de gamme, casual wear et technique, sans oublier les séries natures mortes montres et accessoires, le tout sur un papier brillant (les articles étant sur papier offset). Le contenu est plus masculin que féminin, toutefois notre numéro de juillet est dédié aux femmes et nous intégrons de plus en plus de sujets féminins.

Baron: Pourquoi avoir choisi le média imprimé?
M. S.: J’ai choisi le support papier pour le simple fait que c’est un support noble et éternel. Il est important à mes yeux de pouvoir toucher, tourner des pages et échanger avec son voisin ou avec ses amis. De nos jours, il est important d’utiliser les réseaux sociaux et l’internet, mais il est d’autant plus important de perpétuer l’utilisation du papier. Je ne suis pas non plus très fan des liseuses et version des magazines online.

Baron: Quelle est la réaction du public?
M. S.: Le public apprécie le magazine, son contenu et son impact. Depuis l’ouverture de notre lieu, le Steel Cyclewear & Coffeeshop, nous partageons directement avec notre lectorat. Je serais tenté de dire que notre lectorat nous influence, bien qu’il est de notre devoir de proposer de l’inattendu, de l’exclusif et ce que ne trouve pas sur le net.

Baron: Quelle est votre stratégie de vente et de croissance? Publicité ou co-branding?
M. S.: Ma stratégie est d’élargir la portée du magazine avec les moyens que nous avons. Il faut être patient 🙂

Je me suis entouré de professionnels dont les conseils me sont précieux. J’entretiens de très bons rapports avec mon diffuseur KD Presse qui, d’après ses grandes connaissances du marché, me guide sur les améliorations à entreprendre. L’équipe du magazine se construit et nous sommes de plus en sollicités, nous permettant de créer un contenu sérieux, esthétique et riche.

Ma régie publicitaire joue un rôle clé dans notre évolution et nous comptons parmi nos annonceurs captifs et hors-captifs. Cet entre-deux lifestyle-vélo nous permet d’avoir des annonceurs haut de gamme et des marques du cycle, c’est très atypique et ça fonctionne.

Baron: Pouvez-vous nous donner un état des lieux de la scène médiatique de niche en France?
M. S.: La scène médiatique de niche, que ce soit en France ou ailleurs, est riche. Malgré leur faible tirage, les magazines de niche possèdent la force et la légitimité, car leur cible est précise, pointue et influente. De là, pourquoi réduire en qualité, tirer plus (trop) et déprécier le travail fourni par nos intervenants? Je crois énormément en la niche, elle représente ce que le magazine généraliste ne fait pas et ne sait pas faire. Les concept stores, les librairies d’art et librairies de musée proposent ce type de presse. La niche a de longues heures devant elle.

steelmagazine.fr

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