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Isabelle Grenier du Festival d’été de Québec: marathonienne de la gestion des réseaux sociaux

Isabelle Grenier du Festival d’été de Québec: marathonienne de la gestion des réseaux sociaux

Depuis cinq ans, Isabelle Grenier travaille à la fois comme édimestre et comme gestionnaire de communauté pour le Festival d’été de Québec (FEQ). Ce poste, créé à son arrivée, avait pour but d’augmenter la présence du festival sur les réseaux sociaux et de créer une communauté autour du festival. Avec plus de 135 000 personnes qui suivent la page Facebook et près de 30 000 sur Twitter à ce jour, force est de constater que la longue course d’Isabelle Grenier a porté ses fruits.

La plus grande fierté de Grenier? « C’est vraiment le sentiment d’avoir établi une communauté » autour du FEQ. L’écoute est selon elle l’ingrédient principal de cette réussite. « Les gens savent, quand ils ont une question, que c’est un canal sur lequel il va y avoir une réponse. » La gestionnaire lit tout ce qui passe sur ses pages, et répond dès que c’est nécessaire. « C’est le fun de regarder les échanges qui sont des fois constructifs » entre les festivaliers, certains allant parfois jusqu’à la devancer dans ses réponses, ou copier-coller une réponse pour une question qui se répète.

Grenier a déjà confié dans une entrevue précédente qu’une bonne gestionnaire de communauté combine à parts égales la zénitude et la passion. Elle le pense toujours, ajoutant que pour elle, la zénitude consiste principalement à ne « pas toujours prendre personnel ce qui se dit sur les médias sociaux ».

La passion réside dans la volonté de se renouveler: « C’est tellement un milieu qui bouge tout le temps! » Si Isabelle Grenier considère ce mouvement perpétuel comme un avantage, elle admet qu’il incarne en même temps le principal désavantage de sa profession. « C’est super stimulant, parce qu’il y a toujours des nouvelles affaires à apprendre, il y a des nouvelles plateformes, des nouvelles procédures », notamment avec des outils comme Facebook, dont les fonctionnalités changent régulièrement.

Alors que son mandat a débuté avec quatre plateformes actives – un groupe Facebook converti en page, Twitter, YouTube et Flickr, alors utilisé surtout à l’interne -, elle en opère maintenant huit avec Instagram, Google+, Pinterest et le dernier en liste, Snapchat.

« Je suis toujours assez prudente avant d’ouvrir une nouvelle plateforme », note Grenier. « C’est du temps qu’on doit associer à cette présence-là, donc c’est certain que je préfère dire: ok, si je m’en vais à telle place, c’est parce que j’ai vraiment quelque chose à dire, quelque chose à apporter aux festivaliers là-dessus. »

Mais si la présence est importante, la stratégie pour optimiser l’utilisation de ces plateformes l’est tout autant. « Pour être capable de créer ta communauté et d’ajouter des adeptes, il faut que tu sois en mesure d’entretenir ça et de publier des choses pertinentes. » Il faut donc prendre le temps de cultiver son contenu: « souvent, c’est plus comme un marathon que comme un sprint », résume-t-elle.

« L’objectif et le défi de mon travail, c’est de rester active sur ces plateformes-là à l’année, alors que l’événement finalement dure seulement 11 jours », admet Grenier. Lors de la période post-festival, elle doit parfois faire preuve d’inventivité pour nourrir ses plateformes: « Je suis l’actualité musicale et j’essaie justement de rester dans l’entourage du festival. Des fois, les liens sont plus ténus que d’autres. »

Dès le moment où la programmation est annoncée, son « terrain de jeu » s’élargit. Elle se crée notamment des listes Twitter avec les artistes de la programmation pour l’aider à défricher du contenu pertinent. Elle travaille également de concert avec la programmation pour sélectionner un « artiste du jour », une publication visant à faire découvrir une formation musicale intéressante sans nécessairement être une tête d’affiche.

« Ce qui est génial aussi, c’est pendant l’événement. » Les fils instagram débordent de photos du FEQ et de la ville de Québec, les festivaliers commentent et posent des questions sur Facebook et un partage Twitter n’attend pas l’autre. « Les artistes sont super actifs, et les équipes qui les entourent aussi. »

Une nouveauté cette année, les Pop-Up FEQ: des spectacles spontanés qui prennent place dans des endroits inusités, un peu avant et pendant le festival (notamment avec celui avec Claude Bégin sur le traversier entre Québec et Lévis, à voir dans la vidéo ci-bas). Des indices sur le lieu et l’identité des artistes sont publiés sur les médias sociaux, ce qui a demandé un travail concerté avec l’équipe des communications et du marketing.

Difficile de se prononcer sur l’avenir de son métier, si ce n’est que les gestionnaires de communauté prendront de plus en plus de place. Son métier a énormément évolué en cinq ans, ce qui l’empêche de prédire l’avenir: « Le plaisir, c’est de ne pas savoir comment ça va évoluer. »

Isabelle Grenier fait partie d’un groupe de praticiens et de chercheurs qui se penchent sur les médias sociaux comme outil de travail, l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques du département d’information et de communication de l’Université Laval. Cet espace lui « permet de côtoyer des gens qui ont le même intérêt qu[‘elle]pour les médias sociaux, mais dans des milieux complètement différents du [s]ien ». Pour Grenier, ces réflexions sont précieuses parce que « ça amène vraiment un regard différent sur mon travail. »

Le marathon se poursuit.

Festival d’été de Québec
du 9 au 19 juillet 2015
site officiel | Facebook | Twitter | YouTube | Flickr | Instagram | Google+ | Pinterest | Snapchat

Crédit photo en-tête: Renaud Philippe
Crédit photo Isabelle Grenier: tirée du site web de l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques (OMSRP)

* Cet article a été modifié le 1er juillet 2015 à 13h45. *

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