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Budget du Québec 2025-2026 Des leviers incomplets pour affronter la guerre commerciale

Budget du Québec 2025-2026 Des leviers incomplets pour affronter la guerre commerciale

Budget du Québec 2025-2026
Des leviers incomplets pour affronter la guerre commerciale

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a déposé aujourd’hui le Budget du Québec 2025-2026, intitulé Pour un Québec fort. Le gouvernement concentre ses efforts en cette période de guerre commerciale sur l’innovation et les infrastructures. Le budget repose sur une prémisse optimiste de tarifs douaniers de 10 % en place pour une période transitoire d’environ deux ans, soit sur le fait que les États-Unis ne poursuivront pas une guerre commerciale généralisée en maintenant des droits de douane de 25 % sur une longue période, car ces tarifs douaniers se répercuteraient négativement sur leur économie.

Dans ce contexte, le gouvernement prévoit un déficit de 13,6 G$ cette année, et un retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Il estime en outre que l’instauration des droits de douane américains entraînera un recul de 0,7 point de pourcentage de la croissance en 2025 et en 2026 et réduira les gains attendus sur le marché du travail d’environ 25 000 emplois.

Principales mesures pour les détaillants :

1. Faire face à la guerre commerciale avec les États-Unis en investissant 5,4 G$ pour stimuler la création de richesse. Principales mesures à cet égard :

  • Aide transitoire aux entreprises touchées par les tarifs douaniers américains : 400 M$ sur
    2 ans en crédits pour financer des aides sous forme de prêts représentant un apport de liquidités de 1,6 G$.
  • 900 M$ sur 3 ans pour la réalisation de projets d’entreprises – par le biais du Fonds du développement économique – afin de favoriser l’automatisation, la robotisation, la transformation numérique et l’intégration de l’intelligence artificielle.
  • 195 M$ sur 5 ans pour favoriser la diversification des marchés, dont 150 M$ consacrés à la stratégie maritime, 15,8 M$ sur 2 ans pour favoriser des projets d’exportation et 30 M$ pour les délégations du Québec à l’étranger.
  • 4,5 M$ sur 2 ans pour faciliter le repérage de produits québécois par l’entremise de l’organisme Les Produits du Québec.
  • 604,1 M$ pour accroître notre capacité à innover, notamment grâce à la mise en place d’un nouveau crédit d’impôt bonifié et amélioré, soit le Crédit d’impôt pour la recherche, l’innovation et la commercialisation (CRIC), qui remplacera huit mesures fiscales.
  • 759 M$ pour favoriser l’apport des régions à la création de richesse, dont 60,3 M$ additionnels sur 5 ans pour mettre en œuvre la Politique bioalimentaire 2025-2035.

 2.  6,8 G$ sur six ans pour soutenir les Québécois.

  • 141 M$ de plus sur 5 ans pour la francisation.
  • 119,6 M$ sur 5 ans pour mettre en place la Stratégie québécoise de lutte contre la criminalité.
  • 15 M$ sur 3 ans pour reconduire les initiatives de gestion des matières résiduelles, notamment pour le soutien à l’arrimage des matières recyclées avec les besoins du marché, la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’optimisation du réseau d’écocentres québécois.
  • 24 M$ sur 2 ans pour bonifier le financement de l’organisme Les Banques alimentaires du Québec afin de lui permettre d’acheter des denrées, et 3 M$ sur 3 ans pour améliorer les infrastructures et l’approvisionnement du réseau de l’organisme.

3. Le gouvernement prévoit mettre fin à l’indexation du seuil de la masse salariale donnant droit aux taux réduits de la cotisation de l’employeur au Fonds des services de santé, qui sera maintenu à 7,8 M$ (ce qui représente une dépense supplémentaire de près de 260 M$ sur 5 ans).

Ressources supplémentaires :

Photo x AS Photography 

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