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Le financement participatif : faire appel à sa communauté

Illustration : Benoit Tardif

Adieu souper spaghetti, vente de pâtisseries et de biscuits au porte-à-porte. Issu des concepts du mécénat, du travail collectif et de la coopérative, le financement participatif ou « crowdfunding »  est le système de levée de fonds qui gagne en popularité actuellement.

L’approche permet le financement de projets en faisant appel à un grand nombre de personnes (réseaux de contacts, amis, internautes, etc.) pour faire de petits ou moyens investissements.

Les campagnes de financement se déroulent presque exclusivement sur le Web. Celles qui réussissent le mieux savent mettre à profit la viralité des contenus Web et la portée des réseaux sociaux. La formule est simple en théorie  : on inscrit son projet sur une ou plusieurs plateformes de « crowdfunding », on fixe un seuil et une date avant laquelle le seuil devra être atteint pour que le projet soit viable (le jour J) et on en fait la promotion pour créer une communauté de membres qui participeront financièrement au projet avec contrepartie.

La contrepartie est fixée dès le départ par le porteur de projet. Elle doit être attrayante et susciter le désir, l’intérêt. Les promesses de reconnaissance éternelles ne sont pas les bienvenues, mieux vaut rester dans le tangible (lié au projet) ou le service (lié aux compétences ou connaissances). Si un projet n’atteint pas son objectif financier avant le jour J, les dons ne sont pas prélevés. C’est vraiment du tout ou rien.

Il existe de plus en plus de plates-formes de « crowdfunding ».  Du cinéaste cherchant à produire son court métrage au technicien avec une idée d’application révolutionnaire, il y en a pour tous les goûts.

Initialement qu’accessible aux projets des États-Unis ou d’Europe, les Canadiens s’y retrouvent depuis peu. Les plates-formes de l’heure comptent parmi elles Kickstarter (lancée en avril 2009 par Perry Chen, Yancey Strickler et Charles Adler), Indigogo (lancée en 2008 par Danae Ringelmann, Slava Rubin et Eric Schell) et Touscoprod (lancée en 2009 par Nicolas Bailly et Matthias Lavaux). Nombre d’artistes et entrepreneurs locaux y ont eu recours, notamment Xavier Dolan, pour la production de Laurence anyways, la chanteuse folk Katie Moore (que l’on connait pour ses collaborations avec Patrick Watson, Socalled et Plants and Animals) pour son album Montebello et le magazine culture et société Nouveau projet pour le lancement de son premier numéro, au printemps 2012.

www.kickstarter.com

www.indiegogo.com

www.touscoprod.com

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  • Denis J. Bertrand | 3 janvier 2013 - 12 h 10 min

    Merci pour ce billet. Il tombe pile pour les organismes artistiques aux prises avec des compressions budgétaires gouvernementales. Je l’ai donc rediffusé par l’entremise des mes médias sociaux.

    • Nelson Roberge | 6 janvier 2013 - 17 h 29 min

      Merci beaucoup!

  • Eric Bisson | 10 janvier 2013 - 15 h 17 min

    Beau billet mais il ne faudrait pas oublier aussi les plateforme d’ici tel que laplebe.ca :)