Close
Close

Votre panier est vide.

Code Vert: Santé, saveurs et conscience dans l’assiette

Code Vert: Santé, saveurs et conscience dans l’assiette

Avec l’essor de la cuisine végane et la prise de conscience globale des nombreux effets néfastes de l’industrie agroalimentaire, fonder un restaurant rapide responsable semblait être la voie tout indiquée pour la fondatrice de Code Vert

Notaire pendant une vingtaine d’années, Charlotte Lavoie a toujours été attirée par le monde entrepreneurial. C’est toutefois depuis quelques mois que la diplômée en administration des affaires a pris la décision de donner vie à son projet, portée par la valeur d’offrir de la nourriture saine aux citadins soucieux de l’environnement et de la provenance des aliments qu’ils consomment. «On dit qu’on ne fait pas le même métier dans toute une vie et c’est vrai, car après plusieurs années de pratique, j’avais l’impression d’avoir fait le tour du jardin et je manquais d’inspiration pour continuer», indique-t-elle d’emblée. Elle nous en dit un peu plus.

Bonjour Charlotte! Pouvez-vous nous parler un peu de l’histoire derrière l’ouverture de Code Vert?

Au fil des ans, j’ai côtoyé plusieurs personnes végétariennes qui m’ont sensibilisé à cette nouvelle façon de se nourrir. Certaines avaient fait le choix de modifier leurs habitudes pour des questions éthiques, d’autres pour leur santé. Après avoir reçu en cadeau un livre de recettes véganes, je me suis mise à concocter de nouveaux repas avec de nouveaux ingrédients qu’on ne connaissait pas et qui pouvaient se substituer facilement à ce qu’on utilisait traditionnellement. On arrivait alors à des résultats épatants et beaucoup plus santé. En prenant conscience de l’impact des aliments transformés sur notre environnement, et conséquemment sur notre planète et notre santé, on ne peut que vouloir changer les choses et faire connaitre à notre tour ces nouveaux changements bénéfiques autour de nous.

Il n’est pas facile de changer nos habitudes alimentaires, surtout lorsqu’elles sont bien ancrées dans notre quotidien, ça se fait graduellement. Pour certaines personnes, cette prise de conscience est radicale et elles décident de tout changer du jour au lendemain.

«Il est important de mentionner que le bio est aussi important que le végane. On peut être végane et ne pas bien se nourrir.»

Je me cherchais ainsi un nouveau défi au niveau professionnel et après avoir effectué quelques voyages, et vu ce qui se faisait ailleurs, j’ai décidé de me mettre à plein temps sur ce nouveau projet: ouvrir un restaurant végane et bio. Il est important de mentionner que le bio est aussi important que le végane. On peut être végane et ne pas bien se nourrir. Le but étant de démontrer que le végane seulement n’est pas suffisant, il faut éliminer les pesticides et remettre à la terre ces lettres de noblesse. Nous avons appauvri nos terres avec les pesticides, ce qui a un impact majeur sur l’environnement. Les fermes ayant la certification bio doivent avoir démontré qu’il n’y a eu aucun pesticide pendant au moins trois ans d’affilée. Ils utilisent par la suite des fertilisants naturels, ce qui fait que le bio était un peu plus cher que le traditionnel, mais maintenant avec une plus grande demande et des producteurs de plus en plus nombreux, on réussit à obtenir des prix plus compétitifs, ce qui devient intéressant.

Qu’est-ce qui différencie votre restaurant des autres enseignes végétaliennes et bios?

L’aspect bio pour tous mes ingrédients certifiés et plusieurs options sans gluten également bio. Nous offrons la meilleure qualité sur le marché pour nos plats. Nos marges de profit sont moins élevées, mais je suis fière d’offrir une vaste gamme de plats rassasiants, véganes et de qualité. De plus, nous servons des plats exclusifs à Code Vert tels que les œufs véganes pochés lors des brunchs du week-end et le tofu pop-corn dont les convives raffolent pour ne nommer que ceux-là.

À ce sujet, comment a été élaboré votre menu?

Plusieurs chefs ont travaillé sur le menu, chacun y a mis sa touche personnelle (et la mienne aussi). Nous avons des recettes de notre cru et d’autres provenant du répertoire de chefs pâtissiers. Nous avons sélectionné les meilleurs produits correspondant aux critères véganes avec la certification bio (nous avons tous les documents attestant ces certifications avec nos fournisseurs), ce qui éliminait plusieurs produits existants pour se limiter à ceux répondant à notre engagement rigoureux.

Présentement, notre chef en cuisine, Mickael Berthelier, est un passionné de nourriture végétalienne et met en valeur nos plats par ses techniques et connaissances. Nous prenons en considération tous les commentaires constructifs des clients pour tenter de s’améliorer constamment.

Malgré tous nos critères, il faut retrouver le bon goût dans les plats sans quoi touts nos efforts ne serviront à rien. Nous relevons ce défi très bien, mais c’est un travail constant.

Quelles sont vos stratégies afin de faire connaître Code Vert et de contrôler la croissance de cette jeune enseigne?

Pour nous faire connaitre, nous sommes présents évidemment sur tous les réseaux sociaux et nous faisons de la publicité au sein d’organisations végétariennes et végétaliennes. Nous participons aussi à des événements comme le Tofu D’Or. Notre chef entrera en compétition avec quatre autres chefs du milieu végane dont les bénéfices iront à des refuges. Nous avons l’intention de participer à d’autres événements pour être visibles davantage.

Nous développons actuellement de la publicité pour toucher les entreprises et les inciter à mieux manger et à être plus productifs. Il ne faut pas oublier que nous sommes ouverts que depuis un mois et que les choses prennent déjà beaucoup d’ampleur!

Quel conseil donneriez-vous à un.e entrepreneur.e qui souhaite ouvrir son restaurant?

Pour ouvrir un restaurant, il faut être bien préparé et avoir les bonnes ressources autour de soi, car seul.e, c’est impossible. Il faut être partout à la fois, autant pour s’occuper de l’aspect légal que des opérations ainsi que du menu et des systèmes d’exploitation en s’assurant de la rentabilité du restaurant. Ça ne s’improvise pas et malgré toute l’expérience qu’on peut avoir, il faut prendre les bonnes décisions pour ne pas se tromper et se raviser rapidement, car c’est un domaine très compétitif. Il faut être passionné, car les défis sont grands.

À propos du design, qu’est-ce que votre image de marque représente?

Nous avons fait affaire avec une entreprise de marketing web pour le logo et la création du site web. Je voulais quelque chose d’épuré et simple. Les trois fruits et légumes de couleurs singulières représentent le «manger autrement», toujours les mêmes fruits et légumes, mais on leur donne une valeur et un traitement différent, c’est-à-dire, on goûte plus quand c’est bio.

Courtoisie Code Vert.[/caption]

Parlez-nous un peu du design intérieur… Comment avez-vous pensé et choisi cet aménagement et qu’est-ce qu’il souhaite refléter?

Lorsqu’est venu le temps de faire le design, le mandat donné à Chagall Design était de demeurer dans la restauration rapide tout en étant de qualité. Nous pouvons aussi le soir prendre notre temps en présentant un décor plus cosy avec lumières tamisées, tout en offrant de l’alcool bio pour relaxer et jaser entre amis.

Le midi, c’est plus rapide. D’ailleurs, nos plats sont préparés dans ce sens-là. Par contre le soir, nous ajoutons des plats plus raffinés pour changer du menu quotidien afin d’apporter un petit plus dans le choix des plats. Le menu du soir va changer selon les saisons.

Nous allons installer une superbe terrasse à l’avant pour l’été, ce qui va agrémenter davantage le resto, ce sera très intéressant.

Vos plus gros défi(s) en tant que fondatrice d’un établissement de restauration rapide? L’éducation du public, peut-être, à une alimentation certes rapide mais saine?

Le plus grand défi est de sensibiliser les gens à reconnaître la qualité des plats. Notre grand défi est de donner cette qualité à un prix raisonnable. Il faut miser sur un certain volume et négocier nos prix le plus avantageusement possible. Les statistiques nous démontrent qu’il y a une augmentation de l’intérêt pour le végétalisme, mais aussi pour le bio, mais les prix demeurent le nerf de la guerre. Nous nous efforçons d’offrir le meilleur à un prix compétitif, ce n’est pas facile, mais c’est notre mission et ça fait parti de nos valeurs.

Souvent, lorsqu’on veut manger rapidement, nous n’avons pas beaucoup de choix santé, on se retrouve donc à manger le vrai fast-food. Chez Code Vert, on peut manger rapidement et manger une nourriture énergisante. Nous aimerions transmettre ces valeurs en multipliant notre offre, mais nous savons qu’il faut y aller étape par étape pour avoir une belle croissance équilibrée, car il ne faut pas oublier que ça prend des ressources humaines pour croître et cet aspect est un autre défi.

Il faut éduquer le public, mais aussi nos employés afin qu’ils puissent répondre le mieux possible aux différentes questions des clients. Ça prend des personnes aussi passionnées pour nous suivre!

 

Une recette facile à communiquer en quelques lignes à notre lectorat?

Une astuce cuisine? Eh bien, la première chose que j’adore faire est mon lait d’amande maison autant pour boire que pour mon latte. C’est tellement bon et en plus c’est santé. Lorsqu’on sait qu’on n’est pas fait pour boire du lait de vache (c’est pour le veau) et qu’on peut avoir notre propre lait végétal, c’est merveilleux. D’ailleurs, chez Code Vert, nous servons nos lattés et cappuccinos avec du lait d’amande maison avec un café équitable et bio.

Recette: 2/3 tasse d’amandes (de la Californie et non d’Europe, car elles sont crues et ne donneront pas le goût escompté)

4 tasses d’eau froide

6 dattes dénoyautées

1/8 c. à thé de vanille

2 pincées de sel de mer

Broyer dans un mélangeur de style Vitamix à haute vitesse pendant quelques minutes et passer le lait à travers un linge coton (il se vend des linges spécialement pour ce procédé dans les magasins naturels). Le tout donne plus ou moins un litre et se conserve entre quatre et cinq jours au frigo.

Le résidu qui restera dans le linge est de la pâte d’amande que vous pouvez congeler pour utiliser plus tard dans des biscuits ou desserts. Chez Code Vert, nous utilisons celle-ci dans notre burger fiesta BBQ, très nutritive et remplie de protéines.

Code Vert

site web | facebook | instagram

1216, rue Bishop, Montréal 

Close
↓ CECI EST UNE PUBLICITÉ ↓
↓ CECI EST UNE PUBLICITÉ ↓